Depuis le set 76042 – The SHIELD Helicarrier, LEGO s’est cantonné à proposer des « playsets » dans la gamme LEGO Marvel Super Heroes. Il était donc temps que l’on nous offre à nouveau la possibilité de construire un set qui, dans sa finition, rivalise avec les plus grosses (et plus chères) boîtes de la firme danoise. Je vous propose dans cet article de découvrir ce nouveau venu, le set 76105 – Hulkbuster: Ultron Edition (Le Super Hulkbuster par chez nous).

Informations principales :

Les photos de cet article sont à retrouver en haute définition sur Flickr.

La boîte et son contenu

Notre Hulkbuster est mis en scène dans ce qu’on imagine être le laboratoire de Tony Stark, on distingue quelques appareils dans l’arrière plan. Les bras robotiques sont manifestement occupés à réparer la bête, quelques étincelles s’en échappent. Le Hulkbuster est présenté debout, les jambes légèrement écartées, le poing gauche ouvert laissant apparaître ce qu’on pourrait croire être une lumière, mais qui s’avérera en fait être une round tile phosphorescente. En revanche, la lumière qu’on aperçoit sur son torse (son réacteur ARK) est bien réelle puisqu’une brique lumineuse fait partie de l’inventaire. Le modèle est sur son socle noir, avec la tile signalétique habituelle des modèles type « UCS ». Quelques accessoires décorent le tout : un bureau avec une voiture miniature, un satellite Veronica, et un extincteur. Enfin, on aperçoit dans le coin inférieur droit la minifig exclusive fournie dans la boîte, Iron Man MK43, sur son socle.

On retrouve tous ces éléments sur l’arrière de la boîte, où le Hulkbuster est présenté avec son bras gauche alternatif (« un bras marteau-piqueur avec fonction coup de poing » comme nous dit le descriptif officiel LEGO), l’autre étant porté par un des bras robotiques. On découvre dans la partie basse la taille du modèle (26,5cm de haut tout de même), et un récapitulatif des quelques fonctionnalités présentes : le casque qui se soulève pour dévoiler un cockpit, la brique lumineuse activée par une pression dans le dos, le bras interchangeable, et les tiles phosphorescentes présentes un peu partout sur le modèle.

A l’intérieur, on trouve 9 sachets de pièces numérotés de 1 à 9 et un sachet non numéroté contenant les plus grandes pièces du socle, le tout contenant les 1363 pièces du set : là encore, tout tri des pièces préalable est superflu, un bon point. Nous avons également une notice d’instructions de 184 pages, dont les 136 premières sont dédiées à la construction du Hulkbuster pour un total de 380 étapes, les suivantes concernant le socle et les divers accessoires.

L’inventaire

L’inventaire « officiel » n’ayant pas encore été publié par LEGO à l’heure où j’écris ces lignes, je ne peux malheureusement pas entrer dans le détail comme j’ai pu le faire dans d’autres articles. Néanmoins, on notera la présence de bon nombre de pièces intéressantes, et notamment :

  • une collection de pièces en dark red assez impressionnante
  • la même chose pour les pièces en pearl gold, même si ces pièces sont tout de même moins rares que celles en dark red
  • la tête tampographiée du Hulkbuster, absolument magnifique
  • la fameuse « light brick » qui permet d’illuminer le torse (à noter que la pile est incluse, et est également remplaçable si besoin grâce aux instructions fournies dans le manuel de construction)

Je mettrai à jour ce paragraphe dès lors que j’aurai les informations sur la « rareté » des différentes pièces.

La minifig

Une seule minifig au programme ici, qui n’en est pas tout à fait une, je m’explique : vous ne trouverez pas Tony Stark dans l’armure de cet Iron Man MK43, puisque seule une pièce transparente ayant la forme d’une tête de minifig prend place sous le casque. Personnellement, je trouve cela dommage, d’autant plus qu’il est possible de placer cette minifig dans le poste de pilotage du Hulkbuster.

L’armure reste cependant très soignée, avec une tampographie des différents éléments mélangeant le blanc, le gris et l’or, et ce de manière très détaillée. Petit point d’amélioration à mon goût : on aurait aimé que les bras soient également tampographiés. Le casque est en deux parties, et vient se refermer sur l’avant du visage comme on peut le voir dans les différents films de la saga. La minifig repose sur un socle (en fait un simple bracket noir) décoré d’une slope noire avec un sticker. Etant donné le soin apporté au socle du Hulkbuster, on aurait pu attendre un peu plus d’égard de LEGO envers cette minifig, qui plus est exclusive comme le mentionne fièrement la boîte du set.

La construction

Neuf sachets de pièces, comme autant de grandes étapes de construction, constituent le modèle. En résumant très rapidement, les sept premiers servent à la construction du Hulkbuster, et les deux derniers à celle du socle et de ses accessoires.

Comme souvent pour les modèles de grande taille, LEGO les dote d’une armature interne en pièces Technic, et ce Hulkbuster ne fait pas exception à la règle. On commence ainsi par assembler l’intérieur du torse, composé pour l’essentiel de pièces Technic habillées de divers brackets qui permettront la « décoration » de celui-ci. Une brique en trans blue prend place au milieu du torse pour faire office de réacteur ARK, elle sera illuminée par la suite à l’aide de la light brick. Un ensemble également constitué de pièces Technic et représentant les épaules de la bête prend ensuite place au dessus du torse. On construit ensuite l’arrière, puis l’avant des épaules, décoré de deux stickers.

Le deuxième sachet commence par l’habillage des deux côtés du torse, puis de l’avant de celui-ci, toujours grâce à un subtil mélange de pièces en dark bluish gray, dark red et pearl gold. Mention spéciale à la ceinture, ces pièces clipsées autour de la taille sont du plus bel effet. On termine la construction du torse avec l’ajout de l’arrière de ce dernier, articulé sur une charnière, qui permet de se servir de l’interrupteur de la light brick. On termine cette deuxième série de sachets avec l’ajout de la taille, articulée sur une turntable, qui permet donc d’orienter le torse du Hulkbuster comme on le souhaite.

Vient ensuite l’assemble des deux cuisses, construites symétriquement l’une de l’autre. Elles sont articulées au niveau de la taille, mais il n’est possible d’incliner les cuisses que sur les côtés, impossible donc de faire « marcher » le Hulkbuster. Des axes Technic sont laissés en attente des jambes et des pieds.

Les quatrième et cinquième sachets vont nous permettre de construire chacun un des ensembles jambes – pieds du modèle. La quatrième commence par la construction d’un extincteur, relativement basique dans sa conception. Vient ensuite l’assemblage du pied, puis de la jambe articulée avec ce dernier à l’aide d’un ball joint. Deux boules plus petites au niveau de la jonction jambe – pied viennent servir de butée et limiter l’angle atteignable. Une petite tile phosphorescente est présente au niveau du genou. On ajout ensuite la jambe sur l’axe Technic laissé en attente au niveau de la cuisse. On assemble ainsi la jambe gauche, puis la jambe droite du Hulkbuster.

Le sixième sachet voit l’assemblage du bras droit. On commence par le bras, articulé à la manière des cuisses sur le torse. On ajoute ensuite l’avant-bras, articulé sur le bras à l’aide d’un ball joint. Une main constituée de trois doigts et un pouce, articulés sur des clips, prennent place au bout, tandis qu’une tile phosphorescente décore l’intérieur de la main.

Le deuxième bras est légèrement différent : alors que le bras est identique, l’avant-bras est constitué d’un petit système d’aller-retour mû par un élastique, constituant la fonction « bras marteau-piqueur avec fonction coup de poing » décrite par LEGO dans son descriptif officiel. Cet avant-bras est également relié au bras à l’aide d’un ball joint. On termine le Hulkbuster en lui ajoutant sa tête, reliée au torse avec une double charnière, faisant qu’il est assez pénible de trouver le bon angle pour fermer le cockpit. La septième série de sachets se termine avec la construction du satellite Veronica, décoré de 4 stickers (un par face).

Si vous avez bien suivi, il ne reste plus qu’à assembler le socle et ses divers accessoires. On commence par assembler un mini-roadster, composé de 9 pièces. On continue avec la construction du socle proprement dit, construit sur une armature de pièces Technic couverte de tiles noires, dont 3 grandes. C’est à ce moment qu’intervient l’étape redoutée des amateurs de ces modèles type « UCS » : l’ajout de l’autocollant avec les caractéristiques de l’engin sur la tile qui lui est dédiée. N’hésitez pas à consulter le petit guide d’application des autocollants LEGO que je vous ai concocté à cet effet. A noter que la tile « signalétique » est articulée par rapport au socle, et peut donc aussi bien être mise à plat qu’inclinée, si le modèle est exposé en hauteur. Autre bonne idée de ce socle : il est posé sur 6 supports en gomme, qui lui évitent de glisser sur votre étagère.

Viennent enfin les différents accessoires à adjoindre au socle. On ajoute ainsi deux écrans d’ordinateur en trans-blue décorés chacun d’un sticker, avant de construire les deux bras robotiques articulés chacun à l’aide de deux ball joints, qui permettent de leur donner la position que l’on souhaite. Il est possible de fixer ces différents accessoires en 8 points différents, 4 de chaque côté du socle. On termine le modèle par la construction d’un bras gauche standard, identique au bras droit préalablement assemblé, et donc interchangeable avec le bras « marteau-piqueur ».

Verdict

Encore des autocollants…

On ne le dira jamais assez, on ne peut que regretter la présence d’autocollants dans des modèles « premium » comme ce Hulkbuster. Le fait que la plupart soient transparents est également regrettable, ces derniers étant naturellement plus sujets aux traces de doigts malencontreuses. Pour un modèle proposé à 139,99 €, c’est tout de même dommage, alors qu’on trouve dans la gamme LEGO BrickHeadz (par exemple) des pièces tampographiées dans des sets proposés pour moins de 10 €…

Des techniques de construction intéressantes

Ce Hulkbuster n’est pas en reste concernant les diverses techniques de construction employées, l’expérience de construction n’en étant que plus intéressante. La monotonie ne s’installe jamais, et on a constamment hâte d’ajouter au modèle ses différents appendices. Sur ce point, c’est un sans faute.

Un design général de haute volée

L’utilisation très intelligente par les designers d’une grande variété de pièces permettent littéralement de donner « vie » à notre Hulkbuster. L’utilisation des diverses pièces permettent l’obtention des formes caractéristiques de l’engin, reconnaissable au premier coup d’oeil. Le mélange des couleurs est très bien dosé, et les contrastes obtenus entre ces dernières sont réellement intéressants et bien trouvés.

Une jouabilité au rendez-vous

Etonnamment, le Hulkbuster est particulièrement robuste contrairement à ce que pourraient laisser penser les visuels au premier coup d’oeil. Aucun risque à le manipuler et à l’articuler comme on le souhaite, tout tient très bien en place. Il est également possible de mettre Iron Man dans le cockpit et de refermer celui-ci. Les bras robotiques du socles sont également un super ajout dans cette optique, on regrettera simplement qu’ils soient peut-être un peu courts, atteignant au mieux la ceinture du modèle, difficile donc de lui remplacer son bras. Le bras de rechange fourni est également sympa, et permet notamment d’exposer le Hulkbuster dans la configuration qui nous intéresse. Les autres ajouts (la petite voiture, l’extincteur et le satellite Veronica) sont plus anecdotiques, mais serviront de décor.

Quelques points d’amélioration possibles

Reste néanmoins un certain nombre de points perfectibles dans cette boîte. Au niveau des articulations notamment : comme je vous l’expliquais dans la description de la construction, les genoux ne sont absolument pas mobiles, et les cuisses ne sont orientables que vers l’extérieur, il sera donc impossible de le faire marcher. A noter que des MOCeurs se sont d’ores et déjà penchés sur la question, vous n’aurez aucun mal à trouver leurs solutions.
L’articulation sur un ball joint au niveau des pieds est également discutable, le modèle ayant tendance à pencher sous son propre poids. Heureusement, LEGO a prévu des butées, ce qui évitera au modèle de s’affaler lamentablement sur votre étagère. Je trouve (mais ce n’est que mon avis) également regrettable que Tony Stark ne soit pas présent dans son armure.

Pour résumer

Malgré quelques points perfectibles (les stickers, et le système d’articulations) LEGO offre enfin aux collectionneurs une raison de s’offrir un Hulkbuster digne de figurer dans leur vitrine, et proposant malgré cela une bonne dose de jouabilité. Vous le retrouverez sur le [email protected], à cette adresse !

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce modèle. N’hésitez pas à donner votre point de vue dans les commentaires !

Afin de pouvoir continuer à vous proposer ce genre de reviews, n’hésitez pas lors de votre prochain achat sur le [email protected], sur Amazon ou à la Fnac (même pour autre chose que des LEGO) à passer par les liens proposés sur le site. Ca ne coûte pas plus cher, et ça permet de soutenir mon « travail ». Merci à vous !

3 Commentaires

  1. Bravo Mephisto pour cette review complète du Hulkbuster, une des premières sinon la première dans la francophonie ! Le personnage qui tient la brique brickonaute sur la photo à la Une : très bien ! Un fond clair (cf. review Snowpeeder) voire blanc ferait davantage ressortir le robot.

    Tu indiques le nombre d’étapes : info très intéressante. À mettre dans “Informations principales” dans les prochaines reviews. Combiné avec le nombre de pièces, le temps de construction, et le niveau requis, ce sera juste parfait pour l’information du lecteur !

    Je connais un peu les Marvel du Golden Age et je n’avais entendu parler du Hulkbuster jusqu’ici. Si je comprends bien, on a Tony Stark qui endosse son armure Iron Man, puis monte à l’intérieur du Hulbuster pour partir à la chasse au Hulk ? Ca fait un peu armure ou robot gigogne 😉

    C’est tout bête mais j’aime bien les bras articulés jaune et gris, ainsi que la light brick.

    • Hormis au format vidéo, où il y en a déjà plusieurs, je pense qu’il s’agit de la première au format “texte” 😉
      Pour la couleur de fond j’ai eu envie de changer, je trouvais qu’une couleur trop claire ne collait pas au personnage.
      Bien noté pour les infos à rajouter dans les prochaines reviews, merci pour le feedback 😉

      Robot-gigone, c’est un peu le principe 😀 Iron Man dans sa version MK43 monte dans le Hulkbuster, sa version MK44, créée par Tony Stark et Bruce Banner dans le cas où Hulk deviendrait incontrôlable. On le trouve dans le film Avengers: Age of Ultron.

      • Merci pour la référence au film, je vais le louer. Sinon pour les autocollants, c’est simple : j’ai horreur de ça. Il faudrait que tout ce qui le nécessite soit tampographié LOL quitte à payer un peu plus. Ou alors moins de décorations mais tout tampographié ça me va aussi LOL. Mais après j’imagine les contraintes de séries industrielles et de coûts. J’imagine qu’il y a plus de marge sur le Hulkbuster mais moins de ventes comparé aux BrickHeadz qui doit se vendre en grande quantité avec de plus petites marges. Une grande quantité ça devrait justifier davantage le recours à la tampographie. Et puis je crois qu’il y a plus de pièces à tampographier sur le Hulkbuster que sur le BrickHeadz.

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