L’opération promotionnelle annuelle May the 4th est l’occasion pour LEGO de sortir chaque année un nouvel ensemble estampillé UCS, pour Ultimate Collector Series. L’année dernière, c’est une version “remastérisée” d’un set sorti en 2003 sous la référence 10129 – Rebel Snowspeeder qui nous a été proposée par LEGO : le set 75144 – Snowspeeder. Je vous propose de découvrir dans cet article ce que vaut cette nouvelle version d’un des véhicules emblématiques (également connu sous le nom de T-47 Airspeeder) de la bataille de Hoth.

Informations principales :

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EUR 219,99 EUR 189,90 EUR 167,99 EUR 209,00 EUR 178,46 £179.99

Comme d’habitude, je vous invite à retrouver les photos de cet article (et même quelques autres) en haute définition sur Flickr.

La boîte et son contenu

Sur l’avant de la boîte, nous trouvons notre modèle en vol, avec trois AT-AT à ses trousses. La bataille prenant place sur la planète Hoth, on retrouve quelques gerbes de neige, mais également des explosions à proximité immédiate du Snowspeeder. On trouve bien évidemment, dans le coin inférieur droit, le petit macaron doré nous confirmant que nous sommes en possession d’un set Ultimate Collector Series.

Sur l’arrière, de nombreuses petites images nous présentent les quelques fonctionnalités et le grand soin apporté aux détails du modèle. Au milieu, nous trouvons le Snowspeeder sur son support. La caverne de Hoth est présente en arrière-plan.

A l’intérieur, nous trouvons 13 sachets de pièces, numérotés de 1 à 13, contenant les 1703 pièces du modèle. Autant dire que tout tri préalable des pièces est superflu, c’est agréable. Une grande tile noire (destinée à recevoir la plaque siganlétique) et une plate en light bluish gray sont mises en vrac dans la boîte. Nous trouvons également la notice d’instructions (300 pages tout juste) contenant entre autres un bref descriptif du vaisseau du film, et une interview des designers LEGO ayant intervenu dans la conception du modèle. Enfin, une planche de stickers bien trop fournie pour un set vendu à ce prix (35 stickers, pour une boîte de 1700 pièces vendue 219,99 €…) est également présente.

Pas de rubrique inventaire dans cet article, qui contient très peu de pièces rares. Je reviendrai sur celles-ci au fil de la description de la construction.

Les minifigures

Avant toute chose, il est bon de noter que le vaisseau est nettement plus grand que l’échelle minifig. Celles fournies avec le set ne serviront donc qu’à être exposées au pied de ce dernier.

Les deux minifigures sont rigoureusement identiques, exception faite de leur casque. Pour la photo, j’en profite pour vous montrer les deux faces du visage. Néanmoins, la réalisation est particulièrement soignée : absolument toutes les parties du corps sont tampographiées, à l’exception des mains : les jambes,la ceinture, le torse, les casques et même les bras sont droit à un niveau de détails jamais atteint jusqu’ici pour un pilote rebelle.

Difficile par contre d’identifier le (les) pilote représenté dans le film. On croira sur parole le manuel d’instructions qui nous dit qu’il s’agit de Will Scotian, un pilote ayant participé à la bataille de Hoth. Chacune des minifigs dispose de son propre accessoire, la première d’une paire de jumelles, et la seconde d’un pistolet blaster.

La construction

Le coeur du vaisseau

Comme d’habitude avec les vaisseaux Star Wars de taille respectable, l’assemblage démarre par la structure interne du vaisseau. Celle-ci est réalisée à l’aide notamment de nombreuses pièces Technic, assurant une certaine rigidité à l’ensemble, et évitant que le modèle, particulièrement imposant une fois terminé, ne se brise sous son propre poids.

Le cockpit

Une fois la structure assemblée, il est temps de s’attaquer au cockpit du Snowspeeder. On commence par la base de ce dernier, couleur light bluish gray comme une grande partie du dessous du vaisseau. On ajoute ensuite le système qui permettra au canonnier d’orienter le grappin situé sur l’arrière : un assemblage de pièces Technic permet de transmettre le mouvement depuis le manche situé dans le cockpit.

Vient ensuite l’aménagement intérieur à proprement parler. On commence par ajouter les divers pupitres et commandes intérieurs. Quelques uns sont tampographiées, d’autre sont des stickers à apposer sur différentes tiles. On notera que l’écran du tireur représente le pied d’un AT-AT, la référence à la bataille de Hoth est plutôt sympathique.

On termine l’aménagement intérieur par l’ajout des deux sièges, l’un dos à l’autre, posés sur des hinges et séparés l’un de l’autre par une pièce bombée. C’est très bien réalisé. D’une manière générale, on se demande comment le designer a réussi à intégrer autant de détails dans le cockpit, c’est bluffant.

On profite également de cette étape pour construire la partie vitrée arrière par laquelle le canonnier pourra viser sa cible. Le reste du cockpit ne sera assemblé qu’en toute fin de construction.

L’avant

On ajoute ensuite la partie avant du vaisseau, dont les différents éléments sont liaisonnés entre eux par des ball joints de la gamme Mixels, qui permettent de trouver les angles adéquats. Un sticker imitant des traces d’usures est positionné sur l’avant.

Le support

Une fois n’est pas coutume, le support d’exposition est assemblé en plein milieu de la construction. Composé comme d’habitude d’une armature Technic, habillée de différentes tiles et slopes noires, il est possible de positionner le vaisseau dans deux positions différentes : à l’horizontale, ou légèrement incliné vers l’observateur. On ajoute sur ce support les deux minifigs fournies. C’est également à ce moment qu’intervient l’étape tant redoutée des amateurs d’UCS : l’application de l’énorme sticker sur la tile signalétique… C’est donc pour ça que je vous ai concocté ce petit guide d’application des autocollants 😉

On se rendra compte plus tard de l’utilité d’assembler le support dès maintenant : cela va faciliter l’adjonction des différents éléments au corps du vaisseau pour la suite de la construction.

Les flancs

Deux ensembles symétriques vont être assemblés dans cette étape. Composés d’un mélange orange / light bluish gray / dark bluish gray, ils prennent place sur les côtés du vaisseau, sous les futures ailes. Ils sont maintenus en place grâce à un élastique, qui permet d’obtenir l’angle d’inclinaison désiré.

Les ailes

Là encore, deux ensembles (presque) symétriques vont être assemblés. Pour vous donner une idée du niveau de détail, alors que la construction des deux flancs ne nécessitait qu’un seul sachet de pièces, chacune des ailes nécessitera l’utilisation de trois d’entre eux.

L’assemblage des deux ailes est similaire. On commence par construire une grande base blanche (light bluish gray sur le dessous). Vient ensuite la construction du système Technic qui permettra l’ouverture des volets en tournant les réacteurs. Puis on ajoute les énormes canons, dont l’angle est trouvé grâce à une petite turntable placée en bout d’aile. Quelques tiles, slopes (et quelques stickers…) viennent habiller le tout. Les ailes sont ensuite fixées sur des charnières laissées en attente sur le corps du vaisseau. Une fois les deux ailes assemblées, la magie opère : l’avant du vaisseau, qu’on ne savait trop comment orienter, trouve naturellement sa place entre ces deux ailes.

La verrière / les finitions

Les ailettes de refroidissement situées à l’arrière sont joliment reproduites par une superposition de pièces couleur dark bluish gray. Le designer est même allé jusqu’à recréer les détails entre ces ailettes. Deux sous-ensembles composent ces ailettes, que l’on vient ensuite rattacher à l’ensemble grâce à des pins Technic.

On ajoute ensuite le grappin du canonnier, qui vient se fixer sur l’axe Technic laissé en attente lors des étapes précédentes.

Enfin, vient la construction de la verrière. On notera que LEGO a fait l’effort de créer une pièce spécialement pour celle-ci, reproduisant fidèlement la partie avant. Là où le bât blesse, c’est qu’il n’y a pas moins de cinq stickers (dont 4 intégralement blancs) pour décorer cette dernière. Alors qu’on arrive à avoir des pare-brise tampographiés dans la gamme LEGO Speed Champions… c’est à n’y rien comprendre. Des stickers sont également apposés en plein milieu des vitres latérales, il faudra viser juste. On termine donc la construction en ajoutant cette verrière sur les charnières précédemment assemblées.

Verdict

La justesse dans les formes

Le nouveau panel de pièces a permis aux designers de cette version “remastérisée” une bien meilleure modélisation des formes caractéristiques de l’engin, reconnaissable au premier coup d’oeil. Le design global du modèle est très abouti, on regrettera quelques concessions comme des vides parfois trop apparents, ou la charnière du cockpit qu’il aurait été aisé de mieux dissimuler. On notera l’effort de LEGO de nous proposer une toute nouvelle verrière, vraiment fidèle au modèle original. Dommage qu’il faille y appliquer des stickers.

Les couleurs : un choix discutable

Alors que LEGO s’obstine à nous livrer des Snowspeeders blancs comme neige (à l’exception du set 7130 de 1999), on pourra regretter de ne pas le voir gris comme à l’écran. Chose plus gênante à mon goût : les stickers blancs sont “encore plus blancs” que les pièces blanches. L’aspect général en prend un coup. On notera tout de même qu’on retrouve cette couleur grise sous le vaisseau. Les petites touches oranges sont bien senties, et apportent un peu de couleur dans un ensemble plutôt neutre.

Une expérience de construction

Le designer a su mettre tout son talent au service de ce modèle, utilisant les pièces disponibles de manière intelligente et innovante. Par ailleurs, ce qui ne gâche rien, l’expérience de construction n’est absolument pas répétitive (même si les ailes sont (presque) identiques, elles ne sont que deux !). On passe ainsi de l’armature du vaisseau à son aménagement intérieur bourré de petits détails, avant de s’attarder sur les flancs du vaisseau puis les ailes et leurs armements… enfin bref on ne s’ennuie pas. Seul regret, toujours le même : les stickers, pas forcément faciles à appliquer, viennent gâcher cette belle expérience de construction.

Une dose de jouabilité

Même si ce n’est assurément pas la finalité du modèle, on notera que LEGO a fait l’effort d’introduire quelques éléments de jouabilité. Tout d’abord, nous avons ici un design robuste, qui résistera aisément à quelques manipulations. Le cockpit s’ouvre, et il est possible de faire tourner le canon à l’arrière grâce à une manette à l’intérieur de celui-ci. Enfin, les volets situés sur l’arrière des ailes s’ouvrent en tournant les réacteurs. Ces diverses fonctionnalités permettront également à chacun d’exposer le modèle comme bon lui semble. Qui plus est, elles n’influencent en rien l’aspect extérieur de la bête. Cerise sur le gâteau : le support fourni pour l’exposer permet également de l’incliner légèrement, afin de pouvoir encore mieux en admirer les formes.

Pour résumer : une appellation UCS bien méritée

En effet, ce Snowspeeder version 2017 trouvera sa place aux côtés des autres modèles de cette gamme, tant le niveau de détail et l’aspect général du modèle sont au rendez-vous. Même si le prix pourra en rebuter plus d’un, ce modèle est assurément un objet de collection, et doit être considéré comme tel. Vous pouvez le retrouver sur le [email protected], à cette adresse.

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce modèle. N’hésitez pas à donner votre point de vue dans les commentaires !

Afin de pouvoir continuer à vous proposer ce genre de reviews, n’hésitez pas lors de votre prochain achat sur le [email protected], sur Amazon ou à la Fnac (même pour autre chose que des LEGO) à passer par les liens proposés sur le site. Ca ne coûte pas plus cher, et ça permet de soutenir mon « travail ». Merci à vous !

1 COMMENTAIRE

  1. Encore une belle review 🙂 En tant que fan d’aviation j’apprécie le travail sur l’intérieur du cockpit (mais dommage s’il y a des stickers versus tampographie) ainsi que la verrière (mais dommage les autocollants blancs pas très esthétiques). Les minifig aussi sont bien réussies. Le comparateur de prix Amazon : bien.

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