Alors que la folie liée à la sortie du nouvel opus de Star Wars bat son plein, avec son épisode VIII intitulé Les Derniers Jedi, je vous propose aujourd’hui de revenir quelque peu sur la trilogie originale.

Nous avons parlé il y a quelques semaines de l’UCS 75095 – TIE Fighter, sur le point d’être retiré du commerce par LEGO (voir ma review à cette adresse). Le set qui nous intéresse est un autre set estampillé « Ultimate Collector’s Series » (UCS) : le vaisseau de Boba Fett, le Slave I (réf. 75060). Sorti début 2015, il est même légèrement plus ancien que le TIE Fighter. Il est donc assez probable qu’il soit également retiré du commerce sous peu.

Comme d’habitude maintenant, vous pouvez retrouver les photos de cette review en haute définition sur Flickr.

Informations principales :

La boîte et son contenu

Comme d’habitude pour les sets de cette gamme, on retrouve une belle mise en scène sur l’avant de la boîte, nettement plus épaisse que celle du TIE Fighter. On y retrouve Boba Fett aux commandes de son vaisseau, visiblement en train de combatte un ennemi puisque des lasers s’échappent des canons. On aperçoit la Cité des Nuages en arrière-plan. En bas à droite, on retrouve le vaisseau sur son support. Sur l’arrière, le Slave I est posée sur une piste d’atterrissage, entouré des différentes minifigs composant le set (sauf Han Solo, ici dans la Carbonite). Petit récapitulatif des différentes fonctionnalités également, depuis le siège orientable jusqu’aux ailes rotatives en passant par les canons planqués sur les côtés du vaisseau.

A l’intérieur, on retrouve 16 sachets de pièces, numérotés de 1 à 13. En vrac dans la boîte, on trouve la tile qui recevra les caractéristiques du vaisseau, et la grande verrière du vaisseau. On retrouve évidemment la notice d’instruction, plutôt conséquente (300 pages) et, malheureusement, la planche de stickers qu’on a pris l’habitude de retrouver dans ces sets censés être la quintessence de la gamme Star Wars (au nombre de 23, dont la grande plaque signalétique). Dans la notice d’instructions, les premières pages sont dédiées au modèle « réel » et au design LEGO, on retrouve notamment les caractéristiques du vaisseau, et une interview du designer.

Les minifigs

Au fil de la construction, on retrouve de temps en temps au début d’une série de sachets une des minifigs à assembler. Elles sont au nombre de 5.

Bespin Guard

Nous avions eu droit dans une première version du Slave I, en 2006, à une première version de ce personnage. Ici, il est nettement plus travaillé que son prédécesseur. Il poste un veste bleue avec des motifs dorés, et l’arrière est également tampographié. Il est exclusif à ce set.

Boba Fett

Lui aussi est exclusif à ce set. S’agissant du chasseur de primes emblématique de la saga Star Wars, et du pilote du vaisseau faisant l’objet du set, il bénéficie d’un traitement qu’on pourra qualifier d’exceptionnel. Il est intégralement tampographié, hormis sur le côté des jambes : casque, torse, bras, ceinture, jambes et pieds sont décorés. Même la cape présente un motif.

Stormtrooper

Les fans de Star Wars ne me contrediront pas : on n’a jamais assez de Stormtroopers pour composer son armée. Lui n’est pas exclusif au set, apparaissant dans 8 boîtes différentes depuis 2015. Il n’empêche qu’il est très joliment réalisé, difficile de caser plus de détails.

Han Solo

Cette version de Han Solo, bien que relativement simple, est exclusive à ce set. Les jambes sont monochromes, et il porte une chemise blanche ouverte qui laisse en partie apparaître son torse. Une deuxième expression du visage, version « congelé dans la carbonite » est présente. Deux points regrettables : on aperçoit une partie du visage alternatif une fois les cheveux en place, et le dos n’est absolument pas décoré.

Han Solo dans la carbonite

Bon, ce n’est pas une minifig à proprement parler, mais d’une pièce couleur pearl dark grey. Han solo, chemise ouverte et visage grimaçant, apparaît sur le dessus. Sur le dessous, deux poignées permette d’y placer la « vraie » minifig de Han Solo sans qu’elle ne tombe. On retrouve cet élément dans 4 sets depuis 2010 et la première version du Slave I.

La construction

Chose pratique, la construction se décompose en 13 séries de sachets, pour un total de 1996 pièces. Toute étape de tri préalable des pièces est donc superflue. La construction commence par la partie basse du vaisseau, et plus exactement par le « coeur » composé de pièces Technic afin d’assurer une certaine rigidité à l’ensemble.

On ajoute ensuite à ce premier ensemble des pièces permettant de reconstituer la forme arrondie caractéristique du vaisseau, grâce à différentes briques SNOT (Studs Not On Top). Si vous aimez le dark red, vous allez être servi. On ajoute ici les premières slopes de cette couleur.

La suite consiste à habiller le dessus de ce premier ensemble. On ajoute, par strates, de nombreuses pièces en dark red. C’est également lors de cette étape qu’on colle les premiers stickers. On trouve dans cette étape bon nombre d’éléments peu courants, comme ces 6×6 round corner slopes, uniques à ce set dans cette couleur.

Après avoir terminé l’arrière du vaisseau lors de l’étape précédente, on s’attaque logiquement à l’avant de celui-ci. Là encore, un certain nombre de stickers à appliquer, rien que 6 dans la même étape. Ils ne sont d’ailleurs pas faciles à appliquer, se trouvant sur des pièces incurvées… De belles pièces encore ici, et notamment ces dark red brick, round corner 6x6x2, également uniques à ce set.

A la fin de l’étape précédente, nous disposons de deux morceaux de vaisseau. La cinquième étape consiste tout d’abord à assembler un cadre Technic visant à assembler les deux parties, avant d’habiller le dessous du vaisseau, en y ajoutant notamment ses réacteurs caractéristiques et quelques greebles. Des round tiles transparentes sont également ajoutées, donnant au vaisseau l’impression de « flotter » lorsqu’on le pose.

L’étape 6 est peut-être la plus courte de la construction. Elle consiste à ajouter la porte de la zone de chargement, ainsi que la minifig de Han Solo dans la carbonite clipsée à l’intérieur. On ajoute également des pièces Technic qui cette fois vont servir à construire la future partie supérieure du vaisseau.

Lors de l’étape 7, on construit les ailes du vaisseau, encore une fois bardées de stickers, qui ne sont pas forcément faciles à appliquer. Ces ailes sont attachées l’une à l’autre grâce à un axe Technic traversant le vaisseau, et leur permet de bien se positionner automatiquement, suivant l’orientation choisie pour l’exposition du modèle.

On continue avec l’assemblage des côtés et de l’intérieur du cockpit. L’extérieur de ce dernier est composé principalement de briques SNOT, qu’on habillera par la suite. A l’intérieur, on retrouve un certain nombre de panneaux de commande tampographiés, des clips pour tenir les blasters de Boba Fett, et un siège orientable sur un axe horizontal afin de le positionner correctement suivant la position du vaisseau.

Lors de l’étape suivante, on commence par assembler l’avant du cockpit, avant d’ajouter les pièces en dark green sur les côtés. Là encore, de belles pièces sont de la partie : 4 Brick, Round Corner 6 x 6 with Slope 33 Edge, Facet Cutout, et 4 Brick, Round Corner 6 x 6 x 2, n’apparaissant toutes deux que dans deux sets dans cette couleur.

Il est temps de commencer l’étape 10. Lors de celle-ci, on assemble le corps du vaisseau, principalement composé d’une ossature en pièces Technic. On habille cette structure de nombreuses slopes en sand green et en dark green, sur la partie supérieure. On ajoute également la verrière, qu’on doit préalablement habiller avec deux stickers sur la partie arrière, deux grands stickers gris sur une surface transparente et incurvée…

Vous l’aurez compris, les étapes 11 et 12 vont nous amener à habiller les côtés du vaisseau. Ces deux côtés sont quasiment identiques, à l’exception de quelques greebles et de l’armement dont ils disposent. Cette fonctionnalité est vraiment sympathique, les canons venant se loger dans le vaisseau et étant parfaitement invisibles une fois rétractés. On termine l’assemblage du Slave I en ajoutant les canons sur la partie arrière, eux aussi orientables car fixés sur un même axe.

Enfin, la treizième et dernière étape : on assemble le support du vaisseau, et on y ajoute sa plaque signalétique. Sans oublier l’étape tant redoutée : l’application du sticker sur cette grande tile noire. Deux réservations dans l’arrière du vaisseau permettent de le maintenir en position verticale sur ce support.

Petite astuce au passage (je ferai peut-être un article sur ce sujet le moment venu) : après quelques recherches sur internet, j’ai trouvé une technique permettant d’appliquer parfaitement le sticker. J’ai préparé de l’eau savonnée dans un récipient, et j’ai plongé la tile dans cette eau. J’ai ensuite appliqué le sticker sur cette surface encore mouillée, ce qui m’a permis de pouvoir le positionner correctement. J’ai ensuite chassé l’eau restante en maintenant le sticker en place, et en « poussant » l’eau vers l’extérieur. J’ai séché le tout avec du papier absorbant, et l’ai laissé reposer le tout jusqu’au lendemain avant de l’assembler.

Verdict

Pour être tout à fait sincère avec vous, je ne m’attendais pas à me retrouver avec un modèle de cette taille (et je vais être bien embêté maintenant pour l’exposer). Sans support, la bête mesure tout de même 45cm de long pour 19cm de haut. L’avantage, c’est qu’on a le choix de l’exposer sur son support, ou à plat, je pense personnellement retenir cette seconde solution 😉

Le set est fidèle à ce que l’on attend lors de l’achat d’un modèle estampillé « UCS » : une expérience de construction enrichissante, un inventaire de pièces extrêmement riche, des minifigs soignées (petit bémol pour Han Solo), et un niveau de détails des plus hauts. Sur ce point particulier, on aurait aimé un travail plus abouti de la partie basse, quelques greebles complémentaires auraient été bienvenus.

Les quelques fonctionnalités présentes permettent aisément de pouvoir jouer avec, et son étonnante rigidité permet de le manipuler sans appréhension. On notera la présence de Han Solo dans la carbonite avec la porte qui s’ouvre sur l’arrière du vaisseau, les ailes, les canons et le siège orientables ou encore les compartiments contenant les armes escamotables. Même si la jouabilité n’est pas le critère de choix prépondérant des acquéreurs de ce set, on peut souligner l’effort.

On regrettera comme d’habitude la présence beaucoup trop importante de stickers qui ne devraient pas avoir place au chapitre dans des sets haut-de-gamme comme celui-ci, en plus pas toujours faciles à appliquer.

Ceci dit, vous l’aurez compris : si vous êtes adepte de la gamme, et plus largement de l’univers Star Wars (et si votre porte-monnaie vous le permet), il n’y a pas d’hésitation à avoir : ce set mérite amplement son estampille « Ultimate Collector’s Series »

Pour le retrouver sur le [email protected], c’est à cette adresse !

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