LEGO nous sort de belles choses en cette fin d’année. Cela faisait bien longtemps que les fans réclamaient une version Ultimate Collector Series (UCS) du quadripode impérial de la saga Star Wars, l’AT-AT (All Terrain Armored Transport – TB-TT en français pour Transport Blindé Tout Terrain). Et bien leur rêve sera exaucé d’ici peu, avec la sortie prochaine de la référence 75313 AT-AT le 26 novembre prochain à l’occasion du Black Friday. Un rêve qui a un prix : 799,99 €. Est-ce que ce gros set de 6 785 pièces en vaut la chandelle ? C’est ce que je vous propose de découvrir dans ce test !

AT-AT Walker (All Terrain Armored Transport) – Source : starwars.com

Informations principales :

  • numéro de set : 75313
  • année de sortie : 2021
  • nombre de pièces : 6 785
  • prix sur le [email protected] : 799,99 €
  • nombre d’étapes de construction : 1280
  • temps de construction : environ 16 heures
  • difficulté : difficile

Étant donnée la forme de la machine, j’utiliserai dans ce test des termes du vocabulaire animal : « pattes » « corps » ou « tête » – ce sera plus parlant pour tout le monde.

Après mon test du Titanic au début du mois dernier, voilà encore un gros test qui mérite quelques raccourcis, permettant de naviguer vers les principales sections de l’article 😉

Boîte et inventaire

Encore une fois et comme on pouvait s’y attendre, la boîte est plutôt imposante. Elle est aussi lourde : 10,8 kg sur la balance – soit 2 kg de moins que le Titanic tout de même.

Sur la face avant, le modèle nous est présenté légèrement de profil sur le fond noir habituel des sets LEGO destinés aux adultes. Le nom du set est surmonté du symbole de l’Empire Galactique – avec une petite mention Star Wars en dessous, sait-on jamais.

Au dos, le modèle nous est présenté en coupe de côté avec la plaque signalétique habituelle des sets portant le label UCS. On aperçoit donc l’intérieur de l’engin et ses différents compartiments : la cabine de pilotage, mais également le transport de troupes, ou encore le garage des Speeder Bikes. On voit Luke Skywalker juste en dessous, pendu à son grappin et prêt à commettre son forfait.

Quelques vignettes nous montrent les possibilités de mouvement de l’engin : un petit « tournevis » sera ainsi nécessaire pour mettre les jambes dans la position désirée (à l’aide d’une vis sans fin, j’y reviendrai). La tête et les canons principaux sont également mobiles. Quatre vignettes nous montrent l’engin tel qu’on le voit dans la saga, et deux autres quelques détails de notre modèle. Une dernière nous précise les dimensions de la bête : 69cm de long, pour 62cm de haut.

Sur la face supérieure, la tête de la machine dépasse dans un coin – on y trouve surtout un récapitulatif des 9 minifigs présentes : 4 snowtroopers, un snowtrooper commander, deux pilotes d’AT-AT, le général Veers et Luke Skywalker. Les autres faces de la boîte sont sympathiques également : on y voit l’engin depuis l’avant, l’arrière… et le dessous !

La boîte du Titanic s’ouvrait par le dessus – ici c’est sur le côté que nous découpons quelques scotchs avant d’accéder à l’intérieur. Les deux rabats intérieurs nous montrent les AT-AT vus au travers d’électrojumelles. On trouve 4 « sous-boîtes » numérotées qui, assemblées, forment une image de l’assaut de la base Echo du système Hoth dans L’Empire Contre-Attaque. Seul petit souci : avec la boîte « debout » dans le bon sens, l’image était à l’envers en ouvrant les rabats (j’ai retourné la boîte pour la photo ci-dessous). Je reviendrai sur chacune de ces boîtes et leur contenu dans le chapitre dédié à la construction.

L’inventaire est relativement conséquent, avec 6 785 pièces au compteur réparties en 679 références et 29 couleurs (et oui, il y a beaucoup de gris !). Difficile de vous faire un inventaire exhaustif des pièces spécifiques ou rares, on notera néanmoins la présence d’éléments intéressants comme des crémaillères en quart de cercle (pour les pattes), quelques éléments tampographiés – ou encore des plates de 5 tenons de long 😉

Les minifigs

Elles sont au nombre de 9 : 4 snowtroopers, un snowtrooper commander, 2 pilotes d’AT-AT, le général Veers et Luke Skywalker.

La minifig de Luke Skywalker n’est pas inédite, mais on ne la trouvait jusqu’ici que dans un seul set, la référence 75301 Luke Skywalker’s X-wing Fighter (du moins les jambes et le torse, le casque et la tête étant plus courants). La réalisation est superbe, et les détails à la hauteur de ce qu’on attend d’une minifig fournie dans un set de cet acabit. Sous son casque joliment décoré, un double visage dont la mentonnière dépasse malheureusement un peu lorsqu’on regarde le personnage de dos.

Le général Maximilian Veers est présent, à l’identique à l’exception des jambes, dans la précédente mouture de l’engin avec la référence 75288 AT-AT. Il y avait cependant des jambes totalement grises, et elle sont ici doublement moulées de noir pour les bottes. Les lunettes sont directement tampographiées sur le casque, c’est à mon avis un peu dommage mais c’est comme ça. Le torse est superbe même si le sand blue tampographié peut paraître un peu terne. Et comme Luke, il dispose d’un double visage, avec une oreillette et un micro pour transmettre ses ordres.

Des ordres qu’il donne aux deux pilotes de l’engin, identiques au visage près. Là encore, la tenue est très sympathique avec une jolie tampographie se prolongeant sur les jambes. Et le casque est une petite merveille également. Cette tenue est rigoureusement identique à celle retrouvée, là encore dans le set 75288 AT-AT, mais également le petit 75298 AT-AT vs Tauntaun Microfighters. Pas de double visage pour ces deux personnages, mais celui de la femme est, pour le moment, exclusif à ce set.

Le dernier UCS sorti chez LEGO sous la référence 75309 Republic Gunship représentait également un transport de troupes… mais n’en contenait aucune sous la forme de minifigs. LEGO se rattrape avec ce set avec pas moins de 5 snowtroopers. Ils ne sont pas tous identiques, puisqu’on retrouve parmi eux un commandant (au milieu sur la photo ci-dessus) reconnaissable aux galons sur son torse, et à une décoration légèrement différente. Ce torse est d’ailleurs pour le moment exclusif à ce set. On retrouve les snowtroopers « normaux » dans 4 autres références : quelques sets Action Battle et, vous l’aurez deviné, la référence 75288 AT-AT. Les visages sont tous relativement rares, le plus « courant » n’étant présent que dans 6 références, contre 1 ou 2 pour les autres. L’un des visages est même exclusif à ce set.

Le bilan de ces minifigs, c’est que pour un set à ce prix il n’y a quand même pas grand chose d’exclusif – tant mieux pour certains qui apprécieront de ne pas dépenser une fortune pour les obtenir, tant pis pour les autres qui se disent qu’à ce prix, ç’aurait été la moindre des choses. Il n’en reste pas moins qu’elles sont plutôt nombreuses, et globalement très bien réalisées.

La construction

Boîte n°1 – bas du corps et partie haute des pattes

Chacune des « sous-boîtes » représente l’engin dans son ensemble, et met en surbrillance la partie que l’on va construire. Et avec la boîte numéro 1, ce sera le bas du corps et la partie haute des pattes. Au dos, on trouve 4 traces que notre modèle LEGO aurait pu laisser dans la neige de Hoth – et ce sera la même chose pour les 3 autres boîtes.

Cette première boîte contient 10 sachets numérotés de 1 à 4. Un onzième sachet, non numéroté, contient 4 jantes grises. La notice est présentée dans un étui en carton – et j’aime beaucoup cette solution qui semble se démocratiser chez LEGO : pas de pliures intempestives. Elle compte 144 pages, pour un total de 222 étapes de construction. Quelques pages au début nous présentent la genèse du modèle et ses contraintes, ainsi que la bonne manière de le déplacer une fois construit et les bonnes positions à lui faire adopter.

Sachets n°1 – 65 étapes / 45 min

Cette première étape commence logiquement par la structure interne de la machine. Et comme d’habitude, afin d’assurer une certaine rigidité, celle-ci est réalisée à grands renforts d’éléments Technic. Des beams, fixés verticalement à l’intérieur de la structure, solidarisent les différentes « couches » de briques. Des éléments SNOT (Studs Not On Top – se dit des pièces disposant de tenons ailleurs que sur le haut) ou des petits pins recevront par la suite le blindage de la machine. On termine cette étape avec quelques éléments d’habillage gris.

Sachets n°2 – 58 étapes / 40 min

On commence par quelques éléments d’habillage, côté « intérieur » au niveau de la jonction entre le corps et les pattes. Puis on construit un grand sous-ensemble. Il est composé en partie centrale d’un premier assemblage, sur lequel viennent se clipser deux autres aux formes arrondies.  On fixe ce sous-ensemble sous la structure du corps, puis on le prolonge avec deux sous-assemblages cylindriques – composés pour l’essentiel de grosses jantes Technic.

Sachets n°3 – 59 étapes / 50 min

Nous nous occupons dans cette étape des deux premières « cuisses ». Au niveau de la jonction avec le corps, un cadre Technic surmonté d’une turntable assurera la possibilité de mouvement. Remarquez ici le premier sous-assemblage dans le cadre Technic : il est impossible à démonter ! L’axe gris est en effet affleurant une fois la construction terminée. Heureusement, le « jeu » existant dans les pièces LEGO permet de faire (très) légèrement ressortir la tête de cet axe, pour pouvoir ensuite l’attraper avec une pince. Mais personnellement, ce genre de conception me dérange un peu.

Cette turntable, reliée d’un côté au corps, est liée de l’autre côté à une vis sans fin, elle-même fixée sur un axe Technic. La structure interne des pattes est essentiellement constituée d’éléments Technic, qu’on vient recouvrir à la fin avec des pièces d’habillage grises. L’axe relié à la vis sans fin est celui sur lequel il faudra agir pour modifier l’orientation des pattes. On fixe les pattes au corps, puis on construit le « tournevis impérial » (ça me plaît bien comme appellation) qui servira à faire tourner cet axe – et à modifier l’angle des pattes.

Sachets n°4 – 50 étapes / 45 min

Cette étape est identique à la précédente, à la symétrie près : on y assemble les deux autres « cuisses ». Et c’est ici que s’achève la construction de la première boîte.

Boîte n°2 – partie basse des pattes

Comme pour la première boîte, celle-ci nous présente sur sa face avant les éléments que nous allons construire. Et nous allons donc finir les pattes de la machine. La boîte contient 13 sachets de pièces, numérotés de 5 à 7. La notice est plutôt fine : 60 pages, pour 115 étapes de construction. Et le début de cette notice annonce la couleur : ça va être un peu répétitif, avec 4 assemblages identiques à réaliser.

Sachets n°5 – 23 étapes / 30 min

Nous commençons cette deuxième boîte par les pieds, dont la conception est assez simple. Il s’agit ici essentiellement d’une superposition de pièces, quelques éléments SNOT permettant d’habiller les surfaces verticales. En dessous, un pneu fixé au centre fait office d’anti-dérapant.

Sachets n°6 – 20 étapes / 30 min

Cette étape démarre par l’assemblage de 16 (!) sous-ensembles identiques, qui viennent compléter les espaces vides laissés autour des pieds. On complète leur partie supérieure avec des grandes slopes et quelques briques et tiles arrondies (aussi appelées « macaroni »). Côté extérieur, une tige est fixée sur un ball joint – elle sera reliée au « mollet » plus tard. On insère dans la structure du pied un sous-ensemble comportant deux crémaillères, formant un demi-cercle une fois assemblées. On masque ensuite cette fixation et on termine le pied par un grand dish (coupole) en partie supérieure.

Sachets n°7 – 72 étapes / 1h40 min

Nous nous occupons ici des « mollets », et nous commençons par leur structure. En partie supérieure, on retrouve une grande turntable – le reste de cette structure étant essentiellement composée d’éléments Technic. Remarquez ici encore un assemblage non démontable dans les cadres – les deux petits beams rouges étant traversés par un pin Technic affleurant.

On habille alors cette structure avec des éléments System sur toutes les faces, et on les attache aux pieds. Deux petits engrenages noirs, solidaires de la structure, viennent en contact avec les crémaillères et assurent une friction suffisante à la stabilité de l’ensemble. On attache ensuite ces grands sous-ensembles aux « cuisses » de la bestiole. Ne faites pas la même bêtise que moi et suivez bien les instructions : laissez les pattes debout et venez fixer le corps au-dessus – j’ai fait l’inverse et il est impossible de retourner l’ensemble sans casse. On complète les pattes aux jonctions avec les éléments déjà construits – ce qui achève cette deuxième boîte de pièces. Et très honnêtement, j’étais content d’en arriver à bout – même s’ils sont plutôt bien conçus, ces 4 ensembles étaient assez rébarbatifs à construire.

Boîte n°3 – Structure et aménagement intérieur du corps

On ne change pas des boîtes précédentes, celle portant le numéro 3 nous montrant en surbrillance les différentes parties de la machine que nous allons y construire. Il s’agira ici de la structure et de l’aménagement intérieur du « corps ». On y trouve 12 sachets numérotés de 8 à 13, et un 13ème sachet non numéroté. La notice est nettement plus conséquente que la précédente avec 268 pages, pour 454 étapes de construction. On trouve enfin une planche de 8 autocollants (oui, dans un set à ce prix) – où l’on voit notamment l’autocollant typique des UCS, reprenant les caractéristiques de la machine et qu’on appliquera sur une grande tile noire.

Sachets n°8 – 64 étapes / 30 min

Cette première étape du « corps » nous permet de construire la base de celui-ci. La structure est composée d’éléments Technic. Elle est couverte de plates noires. Les deux ensembles verticaux visibles sur les photos ci-dessous séparent la zone de transport de troupes de la plateforme de déploiement centrale. Les deux plates fixées sur des clips à l’arrière seront rabattues dans une étape ultérieure.

Sachets n°9 – 87 étapes / 50 min

On commence l’aménagement intérieur du « corps » par la partie arrière, qui abritera le garage des speeder bikes. La construction est assez simple et consiste essentiellement en une structure centrale qui soutiendra le niveau supérieur. Le plancher est prolongé dans les 4 coins par des sous-ensembles fixés d’un côté sur une charnière et de l’autre dans un ball joint, permettant l’obtention de cette forme trapézoïdale particulière. Côté avant, on ajoute quelques panneaux et des sièges pour le transport de troupes, et une première partie du plancher du niveau supérieur. C’est dans cette étape que nous appliquons les premiers autocollants, dont de grands éléments prenant place sur des tiles de 6×6 tenons.

Sachets n°10 – 65 étapes / 45 min

Nous commençons cette étape par l’assemblage d’une nouvelle structure Technic, que l’on couvre ensuite de plates afin de servir de plancher pour le niveau supérieur. Deux beams traversent la structure et viennent se fixer sous le plancher bas, permettant de rigidifier la structure. Deux rangées de sièges sont ajoutées à l’avant du pont supérieur, fixées d’un côté sur une charnière et de l’autre sur un ball joint. On complète le plancher, puis on ajoute une vingtaine de sièges supplémentaires.

Sachets n°11 – 94 étapes / 50 min

Nous nous intéressons ensuite à l’avant de la machine. Nous construisons une structure Technic, dans laquelle 4 axes souples traversent une structure constituée de grandes jantes grises formant le cou. Cette structure est ensuite cachée par des éléments System. Une fois fixé au corps, un axe Technic situé à l’intérieur permet de faire tourner la tête. C’est franchement bien pensé. On construit ensuite un grand sous-ensemble qui prend place à l’exact opposé, à l’arrière de l’engin.

Sachets n°12 – 67 étapes / 50 min

Nous commençons cette étape par la construction des deux réservoirs de carburant, identiques à la symétrie près. Même si l’intérieur sera inaccessible une fois le modèle terminé, on y intègre 4 cellules d’énergie. Ces deux réservoirs sont alors fixés sur le pont supérieur, à l’arrière de la machine. On construit ensuite une échelle, que l’on fixe à l’intérieur afin de relier les deux niveaux. Nous continuons avec l’assemblage de la structure Technic externe du « corps » de la machine, puis nous fixons celui-ci aux pattes avec 4 axes Technic. Et on commence à se rendre compte de la taille finale de l’engin – et c’est tout bonnement impressionnant !

Sachets n°13 – 77 étapes / 45 min

Dans cette dernière étape de la 3ème  boîte de pièces, nous construisons 4 sous-ensembles visant à masquer les éléments Technic encore visibles jusqu’ici en haut des pattes. Deux autres sous-ensembles sont fixés en partie haute de la structure interne du « corps ». On termine également l’arrière de la machine avec 3 sous-assemblages fixés à la structure.

Boîte n°4 – Tête et blindage

Sur la face avant de la boîte, on retrouve en surbrillance les derniers éléments à assembler : le blindage du corps, la tête, la plaque signalétique et les speeder-bikes. La boîte contient 15 sachets numérotés de 14 à 18 et une grande tile noire qui recevra l’autocollant « signalétique » de notre UCS. La notice, toujours dans une pochette cartonnée, contient 256 pages pour 489 étapes de construction (+ quelques autres pour les constructions « annexes »).

Sachets n°14 – 93 étapes / 50 min

La construction de la tête commence par sa structure – basée sur des éléments Technic. Un cadre posé verticalement servira d’un côté à la fixation au « cou », et de l’autre à ajouter quelques éléments de décor. On retrouve côté intérieur un sol noir, quelques organes de commande et deux sièges pour les pilotes. On construit alors un grand sous-ensemble qui viendra se fixer sur la partie haute du cadre et qui pourra s’ouvrir, offrant un accès à l’intérieur de la machine. Côté intérieur, un sticker représente la base Echo que l’engin est en train d’attaquer – les « yeux » de la machine sont ingénieusement construits à l’aide de charnières superposées. On termine cette étape avec quelques éléments de blindage.

Sachets n°15 – 135 étapes / 1h

Nous continuons la tête avec les deux canons situés en dessous. Ils sont fixés sur des beams Technic de telle sorte que lorsqu’on avance l’un, l’autre recule. Deux petits sous-assemblages, identiques à la symétrie près, font office de « joues ». On fixe alors la tête au corps, avant de continuer. C’est un cadre Technic qui permet cette fixation, un axe traversant venant renforcer le tout. On construit un premier sous-ensemble, constitué de 3 morceaux articulés entre eux par des charnières et comportant un autre canon. Il vient se poser sur le côté, et est assez simple à retirer pour conserver un accès facile à l’intérieur du cockpit. On en assemble un deuxième, qui prend logiquement sa place de l’autre côté.

Sachets n°16 – 110 étapes / 1h

Nous nous attaquons ensuite aux panneaux de blindage prenant place sur les côtés du « corps ». On commence par la partie centrale, la plus imposante. Elle comporte une partie mobile qui, par un ingénieux mécanisme, permet de « sortir » un grand sous-ensemble rectangulaire avant de le replier vers le haut et constituer un sas d’accès. Un petit sous-ensemble est placé en dessous de cet ensemble central, sur des charnières à cliquet. Deux autres, plus imposant, sont fixés sur des charnières et recouvriront les parties avant et arrière de l’engin. Là encore, l’ensemble est « posé » sur la structure et est facilement démontable pour accéder à l’intérieur.

Sachets n°17 – 100 étapes / 1h

Nous construisons logiquement dans cette étape la même chose que dans la précédente (ou presque). Cet ensemble prend place de l’autre côté de la machine.

Sachets n°18 – 51 étapes (AT-AT) – 41 étapes (constructions annexes) / 1h

C’est déjà la dernière étape, qui commence par la construction de 3 sous-ensembles distincts, qui viennent se poser au-dessus de la machine. La partie centrale est placée au-dessus des parties avant et arrière, et permet de maintenir celles-ci en place – elle s’insère dans des éléments Technic de la structure. Tous ces éléments sont simplement posés – cette technique me faisant penser aux différents panneaux couvrant l’imposant 75192 Millennium Falcon. On termine notre At-At avec un câble pendant en dessous de lui, sur lequel accrocher Luke Skywalker armé de sa grenade.

Nous terminons avec 4 constructions annexes. Les deux premières sont des speeder bikes, trouvant leur forme définitive à grand renfort de pièces clipsées entre elles. On assemble une mitrailleuse sur trépied, puis on passe au présentoir habituel des sets portant l’appellation Ultimate Collector Series. Et sa fameuse « étape de la mort » où il faut appliquer un énorme autocollant sur une grande tile noire. N’hésitez pas, pour faciliter la chose, à utiliser du produit à vitres ou de l’eau savonneuse.

Verdict

Un design globalement réussi

Je vais commencer ce « verdit » par une évidence : c’est gros. C’est même très gros : 69cm de long, pour 62cm de haut (avec les pattes droites). Je vais donc réitérer la remarque que j’ai pu faire au sujet du set 10294 Titanic : si vous comptez vous offrir ce set, assurez vous de disposer de suffisamment de place pour l’exposer.

C’est gros, mais ça n’en reste pas moins très bien réalisé. Sur l’extérieur, les détails fourmillent. Et l’ensemble parait cohérent comparé à son alter-ego cinématographique, qu’il s’agisse de ces fameux détails ou des proportions générales de l’ensemble. On regrettera peut-être simplement les quelques vides qui subsistent entre les panneaux de blindage, ou entre les différents éléments constituant le cou. Les pattes laissent également apparaître, chacune, deux trous permettant d’accéder à un axe Technic pour régler leur orientation – j’y reviendrai un peu plus bas.

L’intérieur est totalement aménagé, et cela semble cohérent avec les différentes illustrations de « l’anatomie » de la machine que l’on peut trouver sur internet ou dans les ouvrages spécialisés sur l’univers Star Wars. On retrouve par exemple un garage pouvant accueillir 4 speederbikes (même si LEGO n’en fournit que 2 !) à l’arrière, surmonté par le compartiment des carburants. Une plateforme de déploiement se situe dans la partie centrale inférieure, le reste de l’espace étant occupé par des sièges pour les troupes – 40 au total. J’apprécie aussi de retrouver, toujours à l’intérieur, les différentes « circulations » : les portes entre les différents compartiments, et l’échelle pour passer d’un pont à l’autre.

La cabine de pilotage est également bien fichue, avec la possibilité d’accueillir deux pilotes et le général Maximilan Veers. Il est très facile d’accéder à l’intérieur – et donc de profiter de cet aménagement : les panneaux de blindage sont simplement posés et maintenus en place par des axes Technic.

Au rang des détails appréciables, un petit câble est fourni pour pouvoir y attacher Luke Skywalker alors qu’il s’apprête à détruire la machine avec sa grenade. Dommage que LEGO n’ait pas intégré une petite trappe à cet endroit, ç’aurait été un petit détail très sympathique.

Pour terminer avec le design, je vais évoquer un problème malheureusement récurrent chez LEGO et qui ne devrait pas exister – surtout dans des sets à ce prix : les écarts de teinte entre les pièces. Sur certains grands morceaux de blindage, l’écart entre les teintes de gris est assez flagrant, certains éléments paraissant légèrement jaunâtres à côté des autres.

Une conception en demi-teinte

Pour supporter le poids conséquent de la machine, les 4 pattes sont conçues de manière « originale » : elles renferment une structure Technic qui, par l’intermédiaire d’une vis sans fin et d’un engrenage, permettent à l’engin de se tenir debout sans s’écrouler sous son propre poids. Le revers de la médaille, c’est qu’il faut s’armer d’un « tournevis », assemblé au début de la construction, permettant d’ajuster les angles de rotation en tournant la fameuse vis sans fin. Et c’est assez laborieux : le set est plutôt lourd, et il faut évidemment le soulever avant de manoeuvrer les vis. Sans compter qu’il faut trouver l’angle adéquat pour les 4 pattes, certaines positions étant « déconseillées » par LEGO dans le manuel d’instructions. Autant dire qu’on ne changera pas de configuration tous les 4 matins.

On notera également une impression de relative fragilité : je n’ai pas tenté de coucher l’ensemble, de peur de voir les pattes s’arracher de la structure sous leur propre poids. Ce qui pose un autre problème pour qui voudra transporter la bête, pour un déménagement ou une exposition par exemple. Il ne sera pas rare non plus, lorsqu’on saisira la machine pour la déplacer ou simplement la soulever pour ajuster les pattes, de faire tomber quelques petits éléments – rien de bien méchant mais ça peut devenir énervant de remettre en place les mêmes pièces encore et encore.

Un « problème » de conception m’a particulièrement dérangé, j’ai déjà pu vous en parler dans le chapitre dédié à la construction. Au niveau des jambes, certains sous-ensembles comprenant des cadres Technic sont, pour ainsi dire, indémontables – du moins sans (vrais) outils. Pour une marque prônant la créativité et la possibilité de réutiliser les pièces dans de nouvelles constructions, c’est assez étrange.

Une construction (presque) intéressante

Pourquoi « presque » ? Pour une raison simple, indépendante de LEGO et de ses designers : construire 4 pattes, rigoureusement identiques, tourne à la gageure. Et franchement, on est vraiment content lorsqu’on arrive au bout. Et pour une autre raison, pour laquelle LEGO est en revanche impardonnable. Il n’y a aucune raison valable de ne pas tampographier l’ensemble des éléments dans un set à ce prix. Même si la plupart (tous en fait, sauf la plaque signalétique) sont à l’intérieur et impacteront peu le design final si on décide de s’en passer.

Pour le reste, c’est franchement intéressant avec, comme d’habitude dans ce type de sets, une alternance entre les phases de structure et de détail / décoration. On notera au fil des pages quelques techniques très intéressantes. Pour n’en citer que quelques unes, la fixation de la tête et la structure du cou sont franchement bien pensées. J’ai beaucoup aimé également la manière de réaliser les deux grandes portes latérales, qui s’ouvrent au niveau du pont inférieur.

Des minifigs qu’on aurait aimées plus exclusives

Je vous laisse vous reporter au chapitre dédié un peu plus haut, mais comme je l’explique il y a finalement assez peu d’éléments exclusifs parmi les 9 minifigs fournies dans le set – elles restent néanmoins plutôt rares dans l’ensemble. C’est un point de vue très personnel, je ne doute pas que les collectionneurs de minifigs seront heureux de ne pas devoir dépenser une fortune pour mettre la main sur ces dernières. Mais si je dois mettre une telle somme dans un set, j’apprécie d’y retrouver des éléments exclusifs.

Mais l’essentiel n’est peut-être pas là : elles sont toutes, sans exception, très bien réalisées – même si certains éléments tampographiés peuvent paraître ternes. Mais bon, c’est triste à dire mais on a l’habitude. Et LEGO fournit des troupes pour un engin prévu pour en transporter, pas comme dans le dernier UCS en date – la référence 75309 Republic Gunship.

Des fonctionnalités anecdotiques

Le designer en a intégré quelques unes – je vais donc en parler rapidement. Hormis le positionnement laborieux des pattes dont je parle un peu plus haut, on notera d’autres éléments mobiles. Sous la tête, lorsqu’on tire un canon, l’autre rentre. Une manette située à l’intérieur permet d’orienter la tête – on peut tout aussi bien le faire depuis l’extérieur, je ne vois donc franchement pas l’intérêt. On peut également ranger les deux speeder bikes dans le garage prévu à cet effet et qui peut en contenir 4 – c’est un peu dommage. Bref, vous l’aurez compris si vous avez lu jusqu’ici : ce set est clairement destiné à l’exposition et pas au jeu. Même si les habitués des UCS savent généralement à quoi s’en tenir avec ce type de sets, c’est tout de même bon de le souligner.

Un prix digne de la gamme LEGO Star Wars

Et c’est souvent là que le bât blesse. 799,99 € pour 6782 pièces, c’est une sacrée somme. Avec presque 0,12 €/pièce, cette boîte est dans la lignée des sets de la gamme LEGO Star Wars, la plus chère du catalogue LEGO depuis bien longtemps. Pour nuancer, on appréciera tout de même un inventaire particulièrement riche, avec pas moins de 679 éléments différents, répartis en 29 couleurs – même s’il y a beaucoup de gris !

Et donc, ça vaut le coup ?

Si vous êtes un fan de la franchise Star Wars, que vous pouvez vous le permettre, et que vous avez la place de l’exposer – indéniablement. La bête une fois terminée est impressionnante, et fera son petit effet auprès de vos invités. Le set n’est pas exempt de défauts (à commencer par son prix !) mais LEGO nous propose encore une fois un set digne de l’appellation Ultimate Collector Series.

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce modèle. Vous le trouverez sur la boutique officielle LEGO, à cette adresse. N’hésitez pas à partager votre point de vue, en intervenant dans les commentaires un peu plus bas !

Un énorme merci à LEGO pour m’avoir offert l’opportunité de tester ce set. La fourniture d’un set ne garantit en rien un test positif, et tout ce que vous avez pu lire dans cet article est l’expression de ma propre opinion.

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Disneybrick

Merci pour cette énorme review (j’avais un peu de lecture en retard ^^), le produit à l’air très convainquant mais je ne suis pas fan de star wars à ce point, quitte à mettre une somme aussi importante je préfère largement me tourner vers le titanic ou encore le hogward icons qui me séduisent davantage.
Je sais pas pourquoi mais je pense que l’année prochaine nous auront certainement le droit au retour de la death star version XXL, la course au gigantisme ne fait que commencée ! 😉

Cuzion

Merci pour cette énorme review 🙂
Sans collectionner les sets SW, rien que pour le côté cinéphile, tu m’as presque complétement convaincu que l’objet vaut le coup. Bon, reste son prix prohibitif qui me dit qu’il va falloir que je sois trèèèèèèès gentil à Noël.

En dehors de ça, je trouve abusé qu’une partie d’un Lego ne puisse pas se démonter, c’est le principe même du concept. Ok, on peut se dire que là, une fois monté, personne ne s’amusera vraiment à le remettre en pièce mais quand-même.

Tobagaga

C’est la première fois que je vois ça, des montages indémontables !
Quand tu écris que l’on peut le démonter avec des outils je reste dubitatif, avec une lame de cutter entre deux pièces ? On risque d’abimer au moins une des pièces.
Perso, aussi collector que ce soit, un Lego doit toujours pouvoir être démonté entièrement.
Merci pour ce long test, je n’ai pas tout lu par peur de gâcher un hypothétique futur plaisir de montage !

Captain Slow

Merci au rédacteur, cela permet d’en savoir plus sur ce set. Je le trouve magnifique et énorme, j’adore! Croyez vous qu’il serait possible de le motorisé? Un AT-AT piloté par smartphone ou tablette ça serait vraiment le top!

Captain Slow

Ce set est magnifique et de plus énorme! Possible que je craque malgré les 800€ à débourser, cependant petite question, serait il possible de le motoriser afin de le commander via une tablette ou autres.
parce que la, ça serait la grande classe!

Captain Slow

Merci de ta réponse, possible qu’ils y en aient qui essayerons et trouveront une solution qui fonctionne correctement

metalsonic

Vraiment génial… mais v’là le budget! Oo

Le Tonyz

Super review ! Encore un gros morceau après le Titanic 🙂

Heureusement que je ne collectionne pas les UCS. Cet AT-AT est vraiment réussi, le mécanisme pour donner un peu de mouvement aux pattes est intéressant, et l’intérieur est plutôt bien rempli et détaillé. Ca reste un set de pasionné à un prix élitiste.. et je ne concois toujours pas que LEGO se contente d’autocollants sur un set à 800 euros !!!

Thomas Lego

Merci pour cette longue review très détaillée !
Tu nous as une fois de plus fourni un gros travail de qualité.
Ce set est impressionnant par sa taille. En effet, à lire ton article ce set est surtout destiné à être exposé. Le montage de ce Lego est visiblement assez long, ça se comprend vu le nombre d’étapes et de pièces.
Le prix est très élevé, cependant je pense que les fans de Star Wars ne voudront pas faire l’impasse sur ce set.

Last edited 21 jours il y a by Thomas Lego
Gabriel DM

Un très bon article que je conseil à toutes les personnes hésitantes sur ce set. Ce test m’a permis de réfléchir sur l’achat de ce magnifique engin et de voir tout ce qu’il contenait. Merci encore au rédacteur et j’espère revenir pour de nouveau set

Elvis

Superbe travail rédactionnel, félicitations ! 👍
C’est quand même un engin emblématique de la saga, dure de faire l’impasse quand on peut se le permettre financièrement
Je me suis fait avoir une fois avec le faucon à chercher à tout prix à l’acquérir le plus rapidement possible, craignant la pénurie annoncée.
Je l’ai alors payé au prix fort.
Désormais, c’est soit une opération promotionnelle (VIP x2 ou beau GWP), soit chez un tiers avec remise après quelques mois
Pas sûr que le sabre suffise à me convaincre de me précipiter day one

Fabske

Merci pour cette review! J’aime Star Wars, mais pas à ce point! Et cette manie de sortir des boites toujours plus grosses est fort dommage!

Les différentes de teinte ne sont pas une erreur de conception voyons, c’est pour donner un aspect d’usure au bestiau avec des panneaux délavés/ rouillés par le temps ^^

Par contre, les structures non démontables en Technic pourraient être la base d’une sous-gamme: celle de casse-tête à défaire !

tonio_sport

Je suis fan mais je vais attendre. Si ce n’est pas une exclu totale, je sais qu’on l’aura plud tard au minimum à -25% et même à -30% comme le faucon ou le destroyer. Patience… J’ai plein d’autres choses à monter. Bravo pour ta review comme d’habitude. Un plaisir de lecture ; ca montre l’essentiel pour ceux qui ne se le procuront pas et donc merci pour cela.Par contre ce pakaging, ca doit pas arranger le tarif. Pour une boite qui va finir plier au fond du grenier. Je suis meme à me demander pourquoi je garde ces boites. Elles… Lire la suite »

SirSkipy

Tres belle review, extrêmement complète et détaillée ! Autant le titanic m’a laissé froid (comme un iceberg ?) Autant là je le trouve magnifique… un vrai rêve de gosse !!! Malheureusement inaccessible au vu du prix mais c’est ça aussi les rêves… 😉

Last edited 22 jours il y a by Jérôme Barchietto
gautier078

Merci pour cette belle review ! Malheureusement, je ne me lance pas dans la série Star Wars, ni HP car ces collections sont trop pourvues en sets, et il faudrait débourser des sommes folles pour acquérir les collections entières…
Cela reste néanmoins un très beau (et très grand) set Lego, que les fans vont s’arracher dès sa sortie le 26 novembre prochain !

Scriba

Merci pour la review ! Set impressionnant, bon j’ai un coup de fil à passer à mon banquier… 🙂