Etant donnée la taille de l’engin, j’attendais d’avoir quelques jours de vacances avant de m’y attaquer. Début Mai, les ponts aidant, j’ai trouvé la période adéquate pour m’y atteler. Une drôle de sensation, presque une appréhension, s’est emparée de moi au moment de découper les scotchs qui maintenaient la boîte fermée. J’allais m’attaquer à un mythe, à plusieurs points de vue. D’une part, il s’agit très certainement d’un des vaisseaux spatiaux miles plus emblématiques de l’histoire du cinéma. Et on le trouve dans une saga qui, sans conteste, a révolutionné le genre et reste inégalée. Quant à l’objet proprement dit, c’est une version revisitée d’un modèle LEGO ayant déjà marqué l’histoire de la firme danoise. C’est également le plus gros modèle jamais produit par LEGO avec ses 7541 pièces. Et c’est en conséquence aussi le plus cher, puisqu’il vous en coûtera (en France) presque 800 €.

Vous avez déjà dû lire / voir un certain nombre de reviews de ce set, je suis parfaitement conscient de ne pas être le premier à vous la proposer. Le modèle étant exceptionnel à tous les points de vue, la review va l’être également. Venez : je vous emmène avec moi dans ce voyage intergalactique qu’est la construction du plus gros set LEGO de l’histoire de la marque. Voici la review du set 75192 – Millennium Falcon.

Accès rapide :

Informations principales :

  • numéro de set : 75192
  • année de sortie : 2017
  • nombre de pièces : 7541
  • prix sur le [email protected] : 799,99 €
  • nombre d’étapes de construction : 1379
  • temps de construction : environ 20h (18h45 dans mon cas précis)
  • difficulté : difficile

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La boîte et son contenu

A set exceptionnel, boîte exceptionnelle. Déjà au vu de son format et de son poids : 54x45x39cm, pour un peu plus de 13kgs sur la balance. Pour ceux qui l’achètent en LEGO Store, LEGO fournit un carton à roulette afin de transporter la bête jusqu’à votre voiture.

On trouve sur l’avant notre modèle qui quitte la Cité des Nuages, qu’on aperçoit en arrière plan. Han Solo et Chewbacca sont aux commandes du vaisseau, tandis que C3-PO et la princesse Leia sont assis à l’arrière. Une petite armada de TIE Fighters impériaux est aux trousses du Millennium Falcon, dans un ciel aux couleurs rouges-orangées avec de nombreux nuages. La présentation est assez « classe ». On trouve une bande noire en haut, avec le logo de la marque LEGO, le logo Star Wars, et la mention Ultimate Collector Series. On en trouve une seconde en bas, avec l’âge recommandé (16+), le numéro de set, le nom du set, et le logo Disney dans le coin inférieur droit.

Sur l’arrière, notre vaisseau est posé dans un hangar, rampe ouverte, dans sa version « nouvelle triologie » : le radar est différent (rectangulaire), des senseurs supplémentaires sont situés au bout des mandibules, et l’équipage qui en sort est celui que l’on trouve dans l’épisode VII : Han Solo (vieux) et son fidèle Chewbacca qui n’a pas pris une ride, Finn, Rey et le droïde BB-8. Dans la partie inférieure sont récapitulées quelques unes des « fonctions » du modèle dont je vous parlerai le moment venu, ainsi que quelques images de l’intérieur avec des reconstitutions de scènes cultes de la saga.

Sur le côté gauche, on trouve deux plans façon blueprint du vaisseau, en gris sur fond noir, qui nous permettent de découvrir les dimensions de l’engin une fois terminé : 60x83x22cm, avec le radar de la trilogie originale. La partie inférieure nous présente les différentes minifigs avec, dans l’ordre : BB-8, Han Solo (vieux), Chewbacca, Finn, Rey, C-3PO, Han Solo (jeune), la Princesse Leia, et deux Porgs (ces petites créatures énervantes tout juste bonnes à servir de repas à Chewie). Des petits symboles de cutter entourés d’un rond vert nous indiquent que la boîte est à ouvrir de ce côté.

Sur le côté droit, on trouve une autre photo du Millennium Falcon, visiblement avant l’attaque de la Death Star nouvelle version du Retour du Jedi. Un descriptif du contenu de la boîte y est proposé en 8 langues. Et on y apprend que Ultimate Collector Series se traduit par « Série de Collection Suprême » 😉

Enfin, pour finir, le dessus et le dessous de la boîte sont plutôt simples. On y retrouve le logo LEGO Star Wars et la mention « Ultimate Collector Series », avec sur le dessus un blueprint du vaisseau.

Il est temps de couper les scotchs du bon côté, pour tomber sur un insert en carton contenant la monstrueuse notice d’instructions de 468 pages, format A3 « paysage », reliée avec des spirales pour plus de commodité. Une fois cet insert retiré, on tombe sur 4 boîtes blanches chacune imprimée avec un morceau du Falcon sur la tranche. Les 4 boîtes mises côte à côte forment le vaisseau (presque) complet.

Une fois ces « sous-cartons » sortis de la boîte principale, on retrouve sur chacun d’entre eux une réplique culte du film :

  • « She may not look like much, but she’s got it where it counts, kid »
  • « I’ve made a lot of special modifications myself »
  • « It’s the ship that made the Kessel Run il less than 12 Parsecs »
  • « She’s the fastest hunk of junk in the Galaxy »

Revenons à la notice. Comme je vous le disais plus haut, elle compte pas moins de 468 pages pour 1378 étapes de construction. En terme de format, elle se rapproche du A3 paysage, et la reliure est réalisée à l’aide d’une spirale. Prévoyez donc un peu de place, ne serait-ce que pour pouvoir l’ouvrir sur votre plan de travail. Personnellement, j’ai opté pour une solution plus simple : j’ai téléchargé le manuel d’instructions, et me suis servi d’un ordinateur portable, nettement moins encombrant. Les premières pages de cette notice sont consacrées au design du set (avec notamment une interview du designer Hans Burkhard Schlomer et du graphic designer Madison O’Neil), mais également à l’histoire et aux spécifications du vaisseau lui-même. Si vous n’êtes pas familiers de la langue de Shakespeare, vous pouvez retrouver la traduction française de cette partie à cette adresse (ainsi que la notice d’instructions originale).

Même si on s’y attend, la surprise fait mal : on trouve sous la notice d’instructions une planche d’autocollants avec 16 d’entre eux. Oui, dans un set vendu 800€, on fait des économies de bout de chandelle et on nous refile une planche de stickers. J’ai beau chercher, je ne trouve aucune excuse valable.

Les quatre boîtes blanches sont fermées à l’aide de scotchs, et non pas avec les entailles prédécoupées comme d’habitude dans les autres sets. On trouve à l’intérieur un total de 65 sachets de pièces, numérotés de 1 à 17 sauf pour quatre d’entre eux. A noter qu’ils sont mélangés, les premières séries de sachets ne se trouvant pas toutes dans la première boîte, et ainsi de suite. On est donc obligé de tout ouvrir, et de tout trier avant de démarrer. Une fois ce travail fait, il est temps de passer à la construction proprement dite !

J’ai délibérément choisi de ne pas vous proposer la rubrique habituelle « inventaire », avec le récapitulatif des pièces rares et/ou uniques contenues dans ce set. Et ceci pour une simple et bonne raison : je doute que beaucoup de monde achète cette boîte pour compléter son vrac ou son stock de pièces grises.

Les minifigs

Comme à chaque nouvelle sortie, on pourrait disserter pendant des heures pour déterminer si le choix de telle minifig plutôt qu’une autre était le bon, ou s’il aurait fallu inclure plus de minifigs pour le prix que nous demande LEGO. Je ne rentrerai donc pas dans ce débat, et me limiterai à vous présenter la sélection de minifigs présentes dans cette boîte exceptionnelle. On notera tout de même la possibilité de « peupler » le vaisseau avec deux équipages, le premier issu de la trilogie originale, et le second de la suite proposée par Disney dans Le Réveil de la Force. Et çà, c’est déjà très bien et ça devrait contenter le plus grand nombre.

Equipage « trilogie originale »

Han Solo (jeune)

Nous trouvons ici Han Solo tel qu’il apparaît dans l’Empire Contre-Attaque lors de la course poursuite dans le champ d’astéroïdes. Il porte un pantalon marron avec une ceinture tampographiée, et une veste bleue avec des poches, ouverte sur une chemise blanche. On aperçoit légèrement son torse au niveau de l’encolure. Double visage au programme : le premier avec le petit sourire en coin et le sourcil levé, caractéristique de notre bad-boy contrebandier préféré ; tandis qu’il porte un masque respiratoire sur le second, comme lors de son « excursion » dans l’Exogorth. On retrouve la coiffure développée spécialement pour Han Solo l’année dernière.

Princesse Leia

Là encore, nous trouvons notre princesse favorite dans la tenue qu’elle porte dans l’Empire Contre-Attaque. Elle porte donc une veste blanche sans manches, au-dessus d’une combinaison également blanche, tout comme ses gants. On notera la tampographie de ses galons, et des poches de la combinaison sur les jambes. La différence de la couleur de la tampographie permet de bien dissocier la combinaison de la veste, c’est bien vu et vraiment réussi. Double visage également pour notre princesse, léger sourire d’un côté et masque respiratoire, comme Han Solo, de l’autre. On retrouve la coiffure de Leia avec ses deux tresses se rejoignant sur l’arrière de la tête.

Chewbacca

Pas grand-chose à signaler du côté de Chewbacca. Il s’agit de la minifig qu’on voit maintenant depuis quelques années pour représenter le wookie. Comme d’habitude, les jambes sont tampographiées de quelques poils, et on recouvre un torse monochrome avec un ensemble tête + torse à enfiler au dessus. Il va donc sans dire que la tête est immobile. La tête est décorée de quelques poils autour des yeux et de la bouche, et Chewie porte en bandoulière sa cartouchière. Seul petit regret : ne pas trouver une version plus « exclusive » de Chewbacca dans un tel set.

C-3PO

Là également, nous trouvons une version du droïde sortie en 2015, mais qui n’en est pas moins superbe. On notera les tampographies différentes des deux jambes, celle de la ceinture, et celle du torse sur lequel on voit même apparaître une collection de câbles multicolores à la jonction torse – jambes. On remarquera également les yeux couleur bright yellow du plus bel effet. Tout comme pour Chewie, on regrettera de ne pas avoir une version exclusive du droïde dans une boîte à ce prix.

Le mynock

Même si, comme pour les porgs, il ne s’agit pas à proprement parler d’une minifig ; LEGO nous livre dans ce Faucon Millennium un mynock : il s’agit des bestioles s’accrochant au vaisseau alors qu’il se cache dans le ventre de l’Exogorth. Plutôt raccord avec les masques respiratoires fournis pour Leia et Han dans leurs versions « trilogie originale ». On pourra avec son bec l’accrocher facilement où l’on veut sur le Faucon.

Equipage « Le Réveil de la Force »

On notera que C-3PO et Chewbacca ont également leur place dans cette sélection : ils ne vieillissent pas 😉

Han Solo (vieux)

Le temps a fait son travail, et on retrouve le personnage incarné par Harrison Ford tel qu’il apparaît dans la suite de la trilogie originale. Le pantalon est cette fois-ci noir, et on y retrouve la ceinture du Jeune Han quoique portée légèrement plus haut. Il porte cette fois-ci un polo blanc, également ouvert au niveau du cou et laissant apparaître légèrement le torse. Par dessus, on trouve une veste couleur dark brown tampoghraphiée de quelques poches. Double visage pour le contrebandier, avec d’un côté un visage plutôt placide avec ses sourcils gris laissant apparaître quelques rides, et de l’autre une attitude plus énervée. Les cheveux sont couleur light bluish gray.

Rey

C’est elle qui récupère le Millennium Falcon alors qu’il tombe en ruine sur Jakku, dans l’épisode VII. Il est donc normal de la retrouver dans ce set. Elle porte sa tenue habituelle : une tunique couleur dark tan au dessus d’un haut gris clair. On remarquera la tampographie qui se prolonge entre le torse, la ceinture et les jambes, c’est plutôt simple mais joliment réalisé. On pourra regretter qu’elle n’ait pas les épaules nues comme dans le film. Double visage également pour elle, l’un déterminé et l’autre plus souriant. Le visage est vraiment bien réalisé, jusqu’aux tâches de rousseur et à la petite ridule sur le front. La chevelure, couleur reddish brown, avec son triple chignon est vraiment sympa également. Plutôt que son habituel bâton, elle porte ici un blaster argenté. Cette minifig apparaît dans 5 sets différents.

Finn

Cette minifig de Finn apparaît également dans 5 sets différents. Il porte un pantalon noir monochrome, et une veste couleur medium dark flesh ouverte sur un tee-shirt noir. On y aperçoit quelques poches et sangles, c’est propre sans être exceptionnel. Encore un double visage, avec d’un côté une expression déterminée, et de l’autre une colère manifeste. On retrouve ses cheveux habituels, et il porte un blaster en guise d’arme.

BB-8

Le petit droïde en forme de boule est également présent dans un certain nombre de sets depuis la sortie de l’épisode VII. Il faut bien avouer qu’à l’instar de R2-D2, ce robot présente également un capital sympathie non négligeable. Son « corps » est tampographié de manière différente sur les 4 côtés, tout comme dans le film. Sa tête en forme de dôme est également joliment travaillée.

Les porgs

On trouve ces petites bestioles très énervantes sur l’île d’Ahch-To, où se termine l’épisode VII. Chacun des deux porgs est constitué de 7 pièces, dont seule la tête est réellement intéressante. On retrouve le même dôme que celui utilisé pour la tête de BB-8, avec (évidemment) une toute autre tampographie. Un joli casse-croûte pour Chewbacca.

Verdict sur les minifigs

Comme je vous le disais plus haut, je trouve le choix de minifigs réalisé par LEGO plutôt bon. Il était de toute manière difficilement possible d’inclure toutes les minifigs ayant pris place à l’intérieur du Faucon Millennium. Elles sont globalement réussies, même si on aurait pu apprécier un peu plus de travail sur certaines d’entre elles. Autre petit regret : j’aurais aimé que celles-ci soient plus exclusives. En vérité, seuls Han et Leia dans leurs versions « trilogie originale » le sont. Mais je ne pense pas que, de toute manière, les minifigs représentent un critère de choix prépondérant pour qui envisagera de se procurer cet ultra-UCS.

La construction

Je ne vais volontairement pas trop rentrer dans les détails de la construction, ce serait quelque peu fastidieux étant donnée la taille du vaisseau. Et ça permettra à ceux d’entre vous qui souhaitent acquérir ce monstre de conserver le plaisir de la découverte de tout un tas de techniques de constructions intéressantes. Je vais donc vous résumer rapidement, par « série de sachets », la construction du set.

Série 1 : la structure Technic

Nombre de sachets : 6 (+1 sachet intérieur) – Temps de construction : 1h45

Si vous êtes des fidèles de la gamme LEGO Star Wars, et plus en particulier des « UCS », vous ne serez pas surpris d’apprendre que la toute première étape de construction concerne la réalisation de la structure qui recevra ensuite les différents éléments visibles. Les deux « épaisseurs » de pièces Technic sont solidement rassemblées à l’aide d’un grand nombre de renforts, dont un bon paquet de 3L Pin Connector with 2 Pins and Center Hole ou autres Liftarms. On devine déjà où se trouve l’avant du vaisseau. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ensemble est rigide : une nécessité, étant donné le poids que cette structure devra retenir !

Série 2 : les pieds

Nombre de sachets : 3 (+1 sachet intérieur) – Temps de construction : 0h35

Il s’agit d’une des seules étapes répétitives de la construction, puisqu’il s’agira ici d’assembler 6 des 7 pieds du Faucon. On notera l’utilisation d’un 6×6 Webbed Radar Dish et de briques rondes texturées, et d’un mélange de light et dark bluish gray tel qu’on le retrouvera sur l’ensemble de la bête. On fixe ensuite ces 6 pieds à la structure, permettant de la surélever pour pouvoir passer aux étapes suivantes.

Série 3 : salle de Dejarik et canon « rétractable »

Nombre de sachets : 5 (+2 sachets intérieurs) – Temps de construction : 1h55

Une des principales différences de ce Falcon « nouvelle génération » est l’ajout d’un intérieur aménagé. On ajoute donc dans cette étape deux éléments intérieurs dans deux des cadres de la structure. Le premier consiste en un mécanisme assez simple, visant à faire sortir un canon en ouvrant une trappe située sous le vaisseau. Un peu trop simpliste à mon goût. L’autre élément est nettement plus intéressant : il s’agit de la salle de contrôle, avec la table de Dejarik, cette sorte de jeu d’échecs holographique. Alors que l’entrée du « tunnel » est un assemblage (par ailleurs assez astucieux) d’éléments LEGO, celui-ci se prolonge par un sticker apposé à l’intérieur d’un grand panel gris. D’autres stickers sont ajoutés sur les différents écrans de contrôle, et sur les fauteuils disposés autour de la table.

On ajoute également dans cette étape le septième et dernier pied du Faucon, quelques greebles, et la partie inférieure du vaisseau située entre les mandibules.

Série 4 : salle des moteurs et second compartiment arrière

Nombre de sachets : 4 (+2 sachets intérieurs) – Temps de construction : 1h25

On continue l’aménagement intérieur du vaisseau avec cette fois les deux compartiments situés sur l’arrière, dans les deux cadres laissés vides. On trouve dans le premier d’entre eux le module d’hyperpropulsion (régulièrement en panne…), deux amorces de tunnels réalisés de la même manière que précédemment, et une petite porte où vous pourrez (difficilement) reproduire la scène de Han et Leia s’embrassant avant de se faire déranger par C-3PO. On notera également la présence des deux trappes d’accès aux modules de sauvetage, articulées sur des robotic arms (mais ne donnant sur rien). Enfin, on trouve au sol une plate Technic sous laquelle Rey et Finn sont censés se cacher dans l’épisode VII. Vu la profondeur, c’est plutôt raté. On y placera difficilement une minifig assise. Le second module est désespérément vide. Il pourra sans aucun doute faire la joie des MOCeurs qui pourront le « meubler » comme bon leur semble. On termine cette étape avec l’ajout de deux ensembles de panels au dessus des pieds situés à l’arrière.

Série 5 : moteur subliminique

Nombre de sachets : 4 (+1 sachet intérieur) – Temps de construction : 1h05

On construit dans cette étape une grande partie de l’arrière du Faucon. On commence par la partie en arc de cercle située sur le dessous, avant de la compléter par deux « bras » constitués de pièces Technic et venant se fixer près des couloirs centraux. Les « moteurs » sont représentés à l’aide de 6 pièces souples de couleur bleue et translucides, fixés sur des pins Technic et recouverts de Boat Mast Rigging gris, comme pour le set 10179. Il suffit de parcourir un peu le web pour se rendre compte que quelques LEDs judicieusement ajoutées sont du plus bel effet au travers de ces pièces bleues.

Série 6 : la structure des mandibules

Nombre de sachets : 4 (+2 sachets intérieurs) – Temps de construction : 1h10

Cette série vise à ajouter au vaisseau ce qui lui donne sa forme si caractéristique : ses deux mandibules. On en assemble ici la structure, principalement composées de pièces Technic, et dont les faces extérieures sont richement décorées. Une fois les mandibules ajoutées sur la structure, on découvre enfin les dimensions très imposantes de notre modèle. Et il commence vraiment à ressembler au Faucon Millennium 😉

Série 7 : face inférieure des mandibules

Nombre de sachets : 3 – Temps de construction : 0h40

La structure étant terminée, il est temps de s’attaquer à l’habillage du vaisseau. Et celui-ci commence avec les faces inférieures des mandibules, fixées sur la structure de ces dernières à l’aide de pins Technic. On remarquera le travail apporté à ces éléments, malgré le fait qu’ils soient assez peu visibles une fois mis en place.

Série 8 : habillage du dessous

Nombre de sachets : 3 (+1 sachet intérieur) – Temps de construction : 0h55

On continue d’habiller le dessous, avec cette fois-ci toute une collection de panels venant combler les différents espaces laissés vides sur cette partie. Pas moins de 8 éléments y sont ajoutés, et ils ne sont pas toujours faciles à mettre en place : un peu de « jeu » peut subsister, et il faudra parfois un peu forcer pour tout assembler correctement. On ajoute également dans cette étape 4 éléments venant décorer les mandibules, visibles par les trous situés sur les plaques les recouvrant.

Série 9 : face supérieure des mandibules

Nombre de sachets : 3 (+2 sachets intérieurs) – Temps de construction : 1h15

Suite logique, on s’attaque à présent à la face supérieure des mandibules. Pas grand chose à dire sur ces derniers, ils sont semblables à ceux assemblés sur le dessous et fixés à l’aide de pins Technic sur la structure. Seuls les décors, ici nettement plus riches, les différencient de leurs homologues.

Série 10 : rampe d’accès, et canonnière inférieure

Nombre de sachets : 5 (+1 sachet intérieur) – Temps de construction : 1h10

Il reste encore à ce moment quelques éléments à ajouter sous le vaisseau, dont la partie inférieure des couloirs. Les angles sont bien reproduits, et un petit mécanisme à base de pièces Technic constitue la rampe d’accès qu’il est possible de déployer. Utilité assez limitée puisqu’elle ne mène à rien, mais elle a le mérite d’exister si vous voulez créer une petite mise en scène. On ajoute également dans cette étape la canonnière située sur le dessous du vaisseau, de forme ronde et disposant d’une verrière tampographiée, mais immobile (à l’exception des canons) puisque solidement fixée à l’aide de pins Technic sur la structure.

Série 11 : la face supérieure des couloirs

Nombre de sachets : 3 (+1 sachet intérieur) – Temps de construction : 0h55

La partie inférieure est désormais totalement terminée. Il est donc temps de passer sur le dessus du vaisseau. On continue donc l’habillage de ce dernier avec l’ajout de la partie supérieure des deux couloirs, constituée de manière semblable à la partie inférieure. Là encore, on soulignera la présence d’un grand nombre de détails.

Série 12 : habillage de l’arrière

Nombre de sachets : 4 (+2 sachets intérieurs) – Temps de construction : 1h25

On construit dans cette partie les trois premiers panneaux habillant la partie arrière du Faucon. Alors que la partie centrale est solidement fixée à la structure, les deux côtés sont simplement posés et calés à l’aide d’une barre Technic enfichée dans le châssis. On aperçoit ici 4 des 6 dissipateurs de chaleur, constitués de grilles entourées de tiles « Macaroni » : les designers ont utilisé à bon escient cette pièce plutôt récente.

Série 13 : suite de l’habillage de l’arrière

Nombre de sachets : 2 (+3 sachets intérieurs) – Temps de construction : 0h50

Il reste quelques trous à combler : on construit trois panneaux supplémentaires pour habiller l’arrière du vaisseau, avec notamment les deux autres dissipateurs. On notera que le plus petit des panneaux est simplement posé, et permet d’accéder une fois retiré à la salle des machines. Comme précédemment, c’est un festival de décorations diverses et variées.

Série 14 : partie centrale avant

Nombre de sachets : 2 (+2 sachets intérieurs) – Temps de construction : 0h35

Cette série voit l’assemblage d’un seul panneau, mais il est plutôt grand. En forme de « croix », il couvre la partie située entre les mandibules, et l’arrière de ces dernières. Des articulations sont placées entre la partie centrale et les deux « ailes » afin que le panneau prenne la forme souhaitée. Il est solidement fixé sur le châssis, et non pas simplement posé.

Série 15 : modules d’amarrage et partie supérieure gauche

Nombre de sachets : 3 (+ 2 sachets intérieurs) – Temps de construction : 45 minutes

On commence dans cette étape par construire les deux modules d’amarrage, que l’on vient fixer aux extrémités de chacun des couloirs. Là encore, on notera l’utilisation de pièces relativement récentes permettant une reproduction plus fidèle des courbes. On construit également dans cette étape deux panneaux couvrant la partie supérieure gauche du Faucon, dont l’un présente un sticker avec des impacts de balle qui, à mon goût, était parfaitement dispensable. L’autre petit panel est simplement posé et permet en le soulevant d’accéder à la salle de contrôle avec la table de Dejarik.

Série 16 : couloir et cockpit

Nombre de sachets : 3 (+2 sachets intérieurs) – Temps de construction : 1h10

On assemble dans cette avant-dernière série le cockpit, solidement fixé à la structure à l’aide de pièces Technic et de charnières judicieusement disposées. Le cockpit en lui-même est composé de deux demi-cônes tronqués, l’un gris, l’autre tampographié d’une jolie verrière. L’avant est refermé avec une pièce transparente bombée également tampographiée. On peut disposer 4 minifigs à l’intérieur. Cependant, une fois Chewie et sa moumoute aux commandes, impossible de fixer le passager situé derrière lui : il faudra juste le poser. On continue en assemblant le couloir, dont la structure m’a fait penser aux panneaux habillant la fusée 21309 – NASA Apollo Saturn V. Celui-ci est simplement posé sur la structure sans y être fixé.

Série 17 : fin

Nombre de sachets : 4 (+2 sachets intérieurs) – Temps de construction : 1h10

Il est temps d’attaquer la 17ème et dernière série de sachets… quelle aventure ! On termine ici l’habillage de la partie supérieure du vaisseau, aux abords immédiat du couloir menant au cockpit. Puis on ajoute la canonnière supérieure, semblable à sa comparse si ce n’est qu’il est possible de la retirer pour y placer une minifig aux commandes, petit détail appréciable. Dommage qu’on y retrouve deux stickers plutôt disgracieux, avec une différence de couleur notable par rapport aux pièces attenantes. On construit ensuite les deux radars, l’un rond pour la trilogie originale (il est d’ailleurs superbement tampographié), l’autre rectangulaire tel qu’il apparaît sur le Faucon dans l’épisode VII. Deux petits senseurs à placer au bout des mandibules sont également assemblés pour correspondre à son aspect dans cet épisode. On termine avec le socle de présentation des caractéristiques du Faucon et son immense autocollant.

Bonus : support vertical

La question à se poser, lorsqu’on démarre la construction de cet engin, c’est celle de la manière dont on souhaite l’exposer. LEGO a en effet décidé de ne pas fournir de support contrairement aux derniers vaisseaux « UCS », privilégiant l’exposition du Faucon sur ses trains d’atterrissage. Heureusement, la communauté s’est emparée du sujet et j’ai, pour ma part, choisi le support vertical proposé sur la plateforme Rebrickable, et designé par Efferman.

Pour environ 70€ (frais de port inclus), j’ai commandé sur Bricklink de quoi le fabriquer et suivi les instructions gracieusement fournies. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est plus que robuste, disposant de renforts dans tous les sens. Il faudra pour le fixer au Faucon enlever les pieds de ce dernier, et venir enficher les pins Technic du support dans la structure du Faucon.

Quelques petites remarques si vous souhaitez vous aussi le réaliser. Dans la mesure du possible, essayez de construire le support avant même la construction du Faucon, et d’assembler ce dernier directement sur son support. Je ne l’ai pas fait, et j’ai particulièrement galéré à déplacer et fixer le Faucon une fois construit. Et lors de l’étape 14, un pin Technic bleu semble positionné à côté du Liftarm : ce n’est pas le cas, il faudra bien fixer ce dernier sur le pin en question.

Une fois le Faucon en place sur son support, et le tout posé sur une étagère, le support est presque invisible. En retirant tous les pieds du vaisseau, j’ai pour ma part positionné l’ensemble sur une étagère de 28cm de profondeur. Et la position, presque verticale, permet d’admirer tous les détails du Faucon. Une vraie bonne idée, merci à son créateur de l’avoir partagée !

Verdict

Lorsqu’on s’attaque à la construction d’un tel modèle, digne de tous les superlatifs, une petite appréhension s’empare de vous au moment de découper les scellés. Presque une « peur » devant l’ampleur de la tâche que représente la construction. Mais cette sensation se dissipe bien vite, pour un plaisir de construction de tous les instants. La fin de la construction arrive nettement plus vite que prévu, sans qu’on aie vraiment vu le temps passer. C’est alors un sentiment étrange qui se manifeste, une sorte de soulagement mêlé de fierté, presque de subjugation devant le monstre une fois achevé.

Le prix d’un objet de collection

Lorsqu’on parle un peu autour de soi, le fait de mettre près de 800 € dans une boîte de LEGO paraît tout bonnement hallucinant. Mais lorsqu’on y réfléchit, et qu’on compare aux autres modèles de la marque, ce prix est plutôt « dans la moyenne », surtout pour un set Star Wars, gamme particulièrement chère s’il en est. Et ce modèle se positionne clairement comme un objet de collection. Si vous comptez vous l’offrir un jour, pensez donc tout d’abord à l’endroit où vous l’exposerez. Sur un support vertical comme moi ? Dans une table basse vitrée ? Dans une vitrine ? Ce set mérite d’être mis en valeur, plutôt que de traîner au fond d’un grenier à prendre la poussière. Et je ne suis pas là pour faire la morale à quiconque, mais si pour l’acheter vous devez sacrifier quelque chose d’important à vos yeux, réfléchissez-y à deux fois. Votre passion ne doit pas se transformer en contrainte.

Un design exceptionnel…

Ce qui frappe dès qu’on le regarde de près, c’est le soin de tous les instants apporté par le designer au moindre petit détail de cet immense modèle. Qu’il s’agisse des petites touches de couleurs (dark red, olive green, ou dark tan) savamment saupoudrées çà et là, de toutes les petites pièces pour représenter la tringlerie, les tuyaux divers et variés, les docks d’amarrage ou encore les canonnières, tout appelle à la contemplation. On remarquera que les tenons sont nettement moins visibles que sur son prédécesseur, renforçant le côté « maquette » de l’objet. Personnellement, ça me plaît, mais je comprends que ce choix puisse également diviser. L’utilisation de nouvelles pièces, comme les tiles « macaroni », permet également un design encore plus fidèle au modèle original. Enfin, on notera l’effort du designer pour permettre de « transformer » le vaisseau et de le faire ressembler, au choix, à sa version vue dans la trilogie originale ou dans les épisodes VII et VIII.

… malgré quelques fausses notes

Vous allez dire que je radote, mais des autocollants dans un set proposé à 800 €, on s’en serait volontiers passés. Quelques petits détails de design auraient également pu être assez aisément corrigés. En effet, par exemple, impossible de fixer qui que ce soit derrière Chewbacca si celui-ci est aux commandes du Faucon à cause de sa « moumoute ». Le passager arrière sera alors simplement posé. On notera également l’espace entre les deux mandibules, en regardant le Faucon de face, désespérément vide, ou encore les quelques pièces Technic parfois visibles sous les panneaux, notamment au niveau de la tourelle si on regarde d’un peu trop près. Enfin, on pourra trouver la jointure dans le couloir menant au cockpit un peu trop « ouverte », mais néanmoins la solution retenue pour la construction de ce couloir reste plus élégante que la version « brick built » du Faucon précédent.

Une jolie sélection de minifigs, qu’on aurait aimées plus exclusives

Parmi tous les personnages ayant un jour pris place dans le vaisseau mythique, je trouve la sélection de LEGO plus qu’avisée. Même si certains râleront devant le nombre de figurines proposé pour un tel prix, je ne pense pas qu’il s’agisse d’un critère de choix prépondérant. Néanmoins, on notera le soin apporté à chacune d’entre elles. Elles vous permettront de recréer quelques unes des scènes cultes des films, grâce aux espaces intérieurs aménagés. Ou alors elles trôneront fièrement au pied du vaisseau une fois ce dernier exposé.

Parmi toutes les minifigs, seules deux d’entre elles sont exclusives à notre Faucon : Han et Leia dans leur version « trilogie originale ». Des versions « remastérisées » de C-3PO, Chewbacca, Rey ou Finn spécialement créées pour l’occasion auraient été les bienvenues.

Malgré l’ajout de quelques fonctionnalités, ce n’est résolument pas un jouet

On notera l’effort de LEGO pour ajouter quelques espaces « jouables » à l’intérieur du Faucon. Ils sont joliment détaillés, et permettront de reconstituer certaines scènes cultes. On regrettera d’ailleurs la présence d’un immense espace vide que LEGO aurait pu utiliser pour des couchettes, ou que sais-je encore. Mais étant donné le public auquel s’adresse un tel modèle, je doute que ces espaces servent réellement à jouer, tout au plus à prendre quelques photos puis à les oublier une fois les panneaux en place et le Faucon dans sa vitrine. Et vu l’encombrement, le poids et la relative fragilité de l’engin, on évitera de le faire voler à travers le salon, chaque manipulation étant périlleuse. Comme je le disais plus haut, ce Faucon s’impose comme un objet de collection, et s’expose comme tel. Vous comprendrez donc pourquoi j’ai choisi de ne pas évaluer le critère « Jouabilité » plus bas.

Une expérience de construction inoubliable

Le mot « expérience » a rarement pris son sens à ce point. De la première à la dernière étape de construction, LEGO nous embarque dans un véritable voyage. Cette expérience démarre dès le déballage, et on découvre au fil des pages sans cesse de nouvelles techniques de construction, de nouvelles manières d’utiliser une pièce. On s’émerveille lorsque l’engin prend forme, à voir les panneaux s’encastrer au millimètre près. On ne s’ennuie jamais, en alternant les phases de structure et de décoration, en changeant parfois l’ordre des étapes, en assemblant un vaisseau qui malgré son aspect est loin d’être symétrique. Si on veut, il est également tout à fait possible de partager cette expérience à plusieurs, les séries de sachets étant relativement indépendantes les unes des autres une fois la structure construite.

Pour résumer

Si vous êtes fan de Star Wars, que vous pouvez vous l’offrir, et que vous avez un endroit digne pour l’exposer : foncez. Comme un symbole, ce set est le premier à recevoir le “Label Qualité” Brickonaute, gage d’une boîte exceptionnelle (presque) à tous les points de vue.

Ce modèle mérite amplement l’agitation qu’il a suscitée, et vous embarquera dans un voyage intergalactique inoubliable aux commandes du tas de ferraille le plus rapide de la galaxie ! Vous le retrouverez sur le [email protected] à cette adresse, à la Fnac ou encore sur Amazon (et pour les autres pays européens, je vous invite à suivre les liens présents en début d’article)

Voilà qui termine cet article, quelque peu exceptionnel, sur un modèle qui ne l’est pas moins. Comme vous avez pu le constater, étant donnée la taille de l’engin, j’ai du quelque peu “adapter” la méthode pour prendre les photos, vous m’en excuserez 😉

J’espère avoir réussi à vous faire partager cette expérience de construction inoubliable, et que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire votre propre opinion ! Si vous avez la chance de l’avoir également déjà construit, n’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires. Et si ce n’est pas le cas, vous pouvez poser toutes les questions qui vous passent par la tête je tâcherai d’y répondre le mieux possible.

Afin de pouvoir continuer à vous proposer ce genre de reviews, n’hésitez pas lors de votre prochain achat sur le [email protected], sur Amazon ou à la Fnac (même pour autre chose que des LEGO) à passer par les liens proposés sur le site. Ca ne coûte pas plus cher, et ça permet de soutenir mon « travail ». Merci à vous !

2 Commentaires

  1. F-E-L-I-C-I-T-A-T-I-O-N-S Mephisto !!!

    THE Review !

    Très bel article. En première impression je me dis : “quelle organisation pour écrire une telle review !”. Il faut trouver le temps, organiser les espaces de travail, prendre beaucoup de notes pour ne pas oublier, bien trier les photos, etc. Un vrai boulot.

    Certes, ce n’est pas la 1ère review de ce set, mais c’est la première fois que je lis une review aussi approfondie sur le sujet, en français !

    Personnellement, je lirai l’article par morceaux et je reviendrai poster mes commentaires.

    • Merci beaucoup 😉
      Et je confirme qu’il faut un peu de temps et d’organisation pour sortir ce genre d’articles. Entre la prise de photos et le tri, la construction et la prise de notes, la rédaction, la relecture, la mise en page… enfin bref c’est long 😀
      Donc ça me fait plaisir de voir que ça plaît !

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