Aujourd’hui, et jusqu’à la date de sortie du set 21310 – Old Fishing Store, il s’agit du plus gros set Ideas jamais commercialisé. Et à en juger par sa rupture de stock un peu partout, il jouit d’un franc succès. Nous allons évidemment parler aujourd’hui du set 21309 – NASA Apollo Saturn V !

Informations principales :

Un peu de culture, pour commencer, ça ne fait jamais de mal. Voici le début de l’article Wikipedia relatif au lanceur Saturn V :

Saturn V est un lanceur géant développé dans les années 1960 par la NASA pour le programme spatial habité Apollo. Utilisé sans aucun échec entre 1967 et 1973, il a placé en orbite les vaisseaux qui ont déposé les astronautes américains sur le sol lunaire. Cette énorme fusée de 2 800 tonnes, capable de placer 118 tonnes en orbite basse terrestre, a été développée dans le contexte de la course à l’espace opposant Américains et Soviétiques. C’est le premier lanceur à mettre en œuvre des moteurs brûlant le mélange cryogénique performant d’hydrogène et d’oxygène liquides. Il reste en 2017 le lanceur le plus puissant (charge utile) jamais développé, car aucun programme aussi ambitieux que le programme Apollo n’a pu aboutir par la suite.

Et ci-dessous, la photo du lanceur Saturn V de la mission Apollo 4, sur son pas de tir.

La boîte et son contenu

Une boîte plutôt imposante (normal, me direz-vous, vu la taille du set), mais que pour ma part je trouve relativement contenue, étant données les dimensions finales de la fusée. Celle-ci est représentée sur la boîte, premier étage allumé, en plein vol vers la lune. On y voit également un petit encart avec 2 astronautes et le module lunaire, et un autre qui récapitule la taille de l’engin : pas moins d’un mètre de haut, pour 18 cm de large à la base. Enfin, le logo Apollo, avec la terre et la lune reliées entre elles, et un grand A, trône fièrement dans le coin inférieur droite.

Au dos de la boîte, on retrouve un synoptique du déroulement de la mission lunaire, illustré avec le modèle Lego. Sur le côté, on voit les différents étages séparés les uns des autres, avec leurs noms : Premier étage S-IC, Deuxième étage S-II, Troisième étage S-IVB, Module lunaire, Module de service, Module de commande et enfin Tour de sauvetage. On y voit également la photo de l’amerrissage réel, et sa représentation Lego.

A l’intérieur, une notice un peu « vintage » dans la présentation, avec à l’intérieur tout plein de détails sur les missions Apollo et leur déroulement. Malheureusement, pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec la langue de Shakespeare, tout est en anglais. A côté d’elle, 12 sachets de pièces numérotés, autant dire que le tri va se réduire au strict minimum, premier bon point. Les sachets 1 à 6 serviront à l’assemblage du premier étage, 7 à 10 pour le deuxième, 11 pour les troisième, et 12 pour les modules supérieurs, le module lunaire et sa mise en scène, et l’amerrissage.

La construction

Pratiquement chaque ouverture d’un sachet de pièces va révéler des pièces très intéressantes, que les MOCeurs confirmés ne manqueront pas de savoir utiliser à bon escient. On commence donc par l’assemblage du premier étage, et c’est plus précisément par l' »intérieur » de celui-ci que démarre la construction. On aperçoit toutes les pièces qui vont permettre l’habillage de la  fusée, mais également celles qui vont permettre de conserver une certaine rigidité de celle-ci, pour éviter qu’elle ne parte en morceaux à la moindre manipulation.

C’est donc avec le deuxième sachet de pièces que démarre l’habillage, avec l’assemblage de 4 modules identiques qui vont venir se fixer sur nos pièces rouges. On trouve ici douze belle slopes tampographiées, permettant de reproduire quatre fois le mot « USA ».

On continue avec les sachets de pièces 3, 4 et 5 l’habillage du premier étage de fusée, avec encore bon nombre de pièces sympathiques comme ces 4 drapeaux américains avec leurs 50 étoiles, on apprécie ici comment sont traités les interstices laissés par l’habillage « simple » de la fusée à l’aide de slopes : les clips laissés en attente à l’intérieur permettent de recevoir des barres et de fixer de petits modules très fins, vraiment bien pensé.

C’est avec le sixième sachet que l’on assemble les réacteurs de notre fusée, avec encore quelques belles pièces à ajouter à l’inventaire de ce set, qui commence à être vraiment très riche. On en termine donc ici avec le premier étage de notre fusée, déjà très imposant.

Le principe constructif retenu pour l’assemblage du premier étage reste le même pour l’assemblage du second, étant donné que celui-ci fait le même diamètre que le premier. On commence donc par assembler son « cœur », auquel on ajoute un habillage, d’abord à base de slopes, puis de pièces fixées aux clips laissés en attente, et on termine par l’assemblage des réacteurs du deuxième étage. Il faut bien veiller, tout au long de la construction de la fusée, à lire finement les instructions. En effet, il est courant de devoir par exemple assembler des pièces d’une largeur de 2 tenons, sur l’axe de ces dernières, grâce à un « trou » laissé en attente lors d’une étape précédente.

On remarque sur la dernière photo présentée dans la galerie au dessus les barres laissées en attente dans les angles. Celles-ci vont venir s’enficher dans les clips laissés en attente lors de l’assemblage du premier étage, permettant d’assembler ou de séparer les deux étages facilement. On se retrouve donc avec l’assemblage complet des deux premiers étages.

Le troisième étage a été (pour moi) l’étape la plus « galère » de l’assemblage de la fusée. En effet, celui-ci est beaucoup moins rigide que les deux précédents, de par son diamètre plus faible. Dès qu’il s’agissait de forcer un peu pour assembler l’habillage de ce troisième étage, il avait une fâcheuse tendance à partir en miettes… Pour résoudre le problème, j’ai du reprendre certaines étapes et en inverser l’ordre, mais bon, peut-être aussi que je ne suis pas doué 😉 On termine, comme pour les deux autres, par l’assemblage du réacteur (seul cette fois-ci).

On vient assembler ce troisième étage au reste de la fusée, de la même manière que précédemment.

L’assemblage touche à sa fin, puisqu’on attaque ici le douzième et dernier sachet de pièces. L’inventaire est encore une fois très riche, on retrouve notamment nos micro-astronautes (seul regret peut-être de ce set, on aurait préféré de vraies minifigs identifiables, quitte à ce qu’elles ne soient pas à l’échelle de la fusée – c’est mon point de vue), de grandes pièces bleues pour l’assemblage des supports, un petit drapeau américain tampographié sur une tile transparente, j’en passe et des meilleures.

On commence ensuite par assembler la « pointe » de notre fusée, à savoir le module lunaire, le module de service et le module de commande, que l’on vient assembler sur le haut de notre fusée pour lui donner sa taille finale.

On termine enfin avec l’assemblage du module lunaire en lui-même et de sa petite saynète associée, avec le drapeau américain sur la surface lunaire et ses 2 astronautes (rappelons qu’un des trois est resté en orbite autour de la lune), puis l’assemblage de l’amerrissage, et enfin par les supports qui permettent d’exposer notre fusée en position horizontale. Détail intéressant : il est parfaitement possible de placer le module lunaire à l’endroit de la fusée qui lui est dédié.

Le modèle terminé

On manque de superlatifs tellement ce set présente de qualités. On apprécie que LEGO ait pris le « risque » de lancer sur le marché un set provenant du programme Ideas avec autant de pièces, et LEGO s’apprête à remettre le couvert avec le prochain set de la même gamme 21310 – Old Fishing Store.

Une expérience de construction intéressante et enrichissante avec des astuces très bien pensées, un inventaire pléthorique et un prix contenu, les étages qui se détachent « comme les vrais » sans que la rigidité de l’ensemble n’en pâtisse, la représentation d’un rêve de gosse et d’une des plus grandes prouesses de l’humanité jusqu’alors, que demander de plus ?

Si, peut-être un truc : les « microfigs » qu’on aurait aimé identifiables, et plus grandes… mais c’est vraiment pour chipoter. Reste maintenant à résoudre un dernier problème : où exposer ce set qui reste difficile à caser au vu de sa taille, mais n’est-ce justement pas une des raisons pour lesquelles on l’a acheté ? Vraisemblablement oui, et à raison !

N’hésitez plus : foncez sur le Shop@Home ou en boutique !

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Choups

C’est un modèle qui donne accès au rêve des étoiles !