Le mois d’Août a vu naître une nouvelle gamme LEGO avec la sortie des premiers produits LEGO Art. Ce sont pour le moment 4 références qui sont sorties dans cette gamme, avec des thèmes relativement variés : les fans des Beatles ont le set 31198 The Beatles, ceux de Marilyn Monroe et d’Andy Warhol le set 31197 Andy Warhol’s Marilyn Monroe, les Jedi le set 31200 Star Wars The Sith et enfin, les fans des super-héros Marvel dont je fais partie ont le set 31199 Marvel Studios Iron Man dont je vais vous parler aujourd’hui.

Petit rappel du principe de la gamme LEGO Art. Avec de petites pièces rondes (plates ou tiles selon les modèles), l’exercice consiste à reconstituer des images façon pixel art. Chaque set propose plusieurs images au choix, ici ce sont 3 versions différentes d’Iron Man : Iron Man Mark III, Mark LXXXV et Hulkbuster Mark I. Avec en prime, la possibilité de créer un méga-tableau en achetant 3 boîtes identiques (dans ce dernier cas, les instructions sont à télécharger). Le concept intègre également une expérience auditive avec une bande son dédiée à chaque set, à écouter lors de la construction. Malheureusement pour les non anglophones, celle-ci n’est disponible que dans la langue de Shakespeare.

Informations principales :

  • numéro de set : 31199
  • année de sortie : 2020
  • nombre de pièces : 3167
  • prix sur le [email protected] : 119,99 €
  • nombre d’étapes de construction : 9 cadres à remplir, 13 étapes pour l’assemblage du cadre extérieur
  • temps de construction : 4 heures
  • difficulté : moyenne

Boîte et inventaire

Sur la face avant de la boîte, à côté du nom d’Iron Man écrit verticalement, se trouve notre tableau avec Iron Man dans sa version Mark LXXXV. L’aspect est résolument “premium” pour cette gamme qui se veut destinée aux adultes en quête d’une activité relaxante. En partie basse, deux petites vignettes nous montrent les deux autres possibilités : Iron Man dans son armure Mark III, et le Hulkbuster Mark I.

Au dos, une photo lifestyle nous montre la version Mark III accrochée à un mur, et nous propose 3 autres vues des différentes versions possibles. Une des vignettes nous précise les dimensions finales du tableau : 40×40 cm. Une dernière photo, avec un smartphone et quelques pièces, nous précise qu’une bande son est prévue pour être écoutée en construisant. Mais que cette bande son n’est malheureusement disponible qu’en anglais.

La boîte s’ouvre et se referme proprement avec un rabat semblable aux boîtes de la gamme LEGO Architecture. Et l’aspect “premium” de la boîte se retrouve jusqu’à l’intérieur. En haut à droite, un premier compartiment retient la notice d’instructions et contient les pièces nécessaires à la construction du cadre extérieur, ainsi que le tout nouveau “méga séparateur de briques” (pour 4 plates ou 6 tiles en même temps). En haut à gauche, un second compartiment contient 15 sachets de pièces où les plates 1×1 qui constitueront notre tableau sont triées par couleur. Enfin, un troisième compartiment en bas contient les 9 cadres 16×16 tenons à remplir et assembler pour constituer notre tableau. Ces cadres sont un peu particuliers : ils mesurent 4 plates d’épaisseur, laissant ainsi la place au système d’accrochage du tableau.

La notice commence par quelques mots sur la nouvelle gamme LEGO Art, et une présentation des différentes armures d’Iron Man proposées. Un petit mot des designers (Christopher Stamp, Design Lead & Kitt Kossmann, Senior Designer) nous retrace la genèse de cette gamme.

Avant de démarrer la construction, un QR-code nous invite à télécharger la bande son. A l’heure où j’écris ces lignes, ce QR-code redirige vers cette page. Page où l’on peut seulement écouter pour le moment un extrait de la bande son, nous disant que la version complète serait disponible le 1er Août. Nous sommes le 2, et elle n’est pas encore disponible.

On remarquera évidemment dans l’inventaire de cette boîte les nouvelles pièces de la gamme LEGO Art : les cadres 16×16, les systèmes d’accrochage (2 crochets par tableau) et le nouveau maxi-séparateur. Ainsi qu’une tile tampographiée propre à chaque modèle. Mais on appréciera aussi la variété des couleurs proposées dans les petites plates : 2 couleurs sont exclusives à cette boîte (dark orange et dark tan), et 2 autres ne sont présentes que dans 2 références, l’autre étant le set de la gamme LEGO Art 31200 Star Wars The Sith (dark brown et sand blue).

Si, plutôt que l’un des 3 modèles proposés, vous avez acquis 3 boîtes identiques et souhaitez réaliser la très grande frise (appelée pompeusement Ultimate Marvel Studios Iron Man), un autre QR-code vous emmène sur le site des instructions LEGO pour en télécharger la notice. Si vous êtes curieux, vous la retrouverez à cette adresse.

La construction

Hormis la phase d’assemblage du cadre sur laquelle je reviendrai plus tard, la construction s’organise en 9 étapes principales qui consistent à compléter chacun des 9 cadres de 16×16 tenons avec les round plates fournies. Et oui, les dimensions intérieures finales du tableau sont assez impressionnantes : 48×48 tenons, soit pas moins de 2 304 plates pour constituer l’image finale.

Chaque double page de la notice d’instructions est organisée de la même manière. A gauche, une vue globale du tableau nous montre la partie que nous sommes en train de construire. En dessous de cette vue globale, nous avons une vue “traditionnelle” vue dans tous les autres modèles, avec le morceau de tableau vu en perspective.

Mais c’est bien la page de droite qui est la plus importante. Une charte de couleur fait correspondre chaque couleur de plate avec un numéro dans un rond coloré. Une matrice de 16×16 ronds, avec ces ronds colorés et leurs numéros, nous indique alors quelle plate est à placer à quel endroit.

On attaque alors la construction. J’ai personnellement choisi la version Mark LXXXV, celle que l’on peut voir sur l’illustration principale de la boîte. Il s’agit de l’armure portée par Tony Stark dans Avengers: Endgame. Chacun des cadres mesure 16×16 tenons : on doit donc y attacher 256 plates avant de passer à la suivante. Sans oublier les quelques pins Technic qui rassembleront ensuite les cadres entre eux.

Les instructions sont assez simples à suivre : en plus de leur couleur, chaque rond est également doté d’un numéro. Avant de démarrer la construction, j’avais donc pris le soin de disposer sur mon bureau les différentes plates de couleur dans l’ordre de la charte. Et j’ai suivi, ligne par ligne, le schéma afin de construire chacun des 9 éléments. Je me suis aidé d’une règle afin de masquer les parties pas encore réalisées et de faciliter la lecture.

Certaines parties sont plus sympa que d’autres à réaliser : en effet, pour constituer le fond du tableau, nous utilisons uniquement des pièces de couleur noire et dark blue. 2 des 9 cadres sont constitués majoritairement de ce fond et sont, de ce fait, assez monotones et pas très drôles à construire.

Quand on a le nez dessus, chaque élément pris à part est plutôt abstrait. Ce n’est que lorsqu’on commence à assembler plusieurs cadres entre eux et à prendre un peu de recul que la magie opère : l’image commence doucement à prendre forme sous nos yeux.

Petite remarque au passage : je vous invite à être vigilants lors de la construction à ne pas égarer la moindre pièce. A la fin de ma construction, il ne restait pour certaines couleur qu’une pièce supplémentaire, ici pour le dark tan et le light bluish gray. Sur le dernier cadre, LEGO nous offre le choix : soit une petite tile tampographiée “Marvel Iron Man”, soit 8 plates colorées pour compléter l’image. J’ai choisi la première solution.

Une fois les 9 cadres complétés, il ne reste plus qu’à créer le cadre du tableau à proprement parler. Celui-ci a une double fonction : une fonction décorative, évidemment, mais il sert également à rigidifier l’ensemble de la structure. Il est constitué de pièces noires et fait penser dans sa finition à ce qu’on peut trouver du côté de la gamme LEGO Architecture. Des pièces Technic viennent se loger dans les grands cadres, puis sont reliées entre elles avec différents éléments permettant de solidariser le tout. Les deux crochets fournis sont disposés au dos afin de pouvoir accrocher le tableau où bon nous semble. Une fois terminé, le cadre mesure 2 briques et 2 plates d’épaisseur.

Verdict

Et bien le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est très dépaysant. Il n’y a en effet aucune “technique” de construction mais un assemblage minutieux de plates de différentes couleurs pour finalement, après environ 4 heures d’assemblage, obtenir le tableau désiré. En ce sens, l’expérience de construction est très difficile à comparer avec un set LEGO classique. Ce type de boîte semble donc s’adresser à un public très différent des cibles traditionnelles de LEGO, les enfants et les AFOLs. Et après l’avoir construit, je comprends totalement l’argument mis en avant par les équipes marketing de la marque : l’expérience de construction est reposante, presque relaxante.

A condition de “picorer” la construction et de ne pas tout faire en une seule fois : l’alignement de plates peut devenir rapidement indigeste si on enchaîne les étapes. Comme je le disais plus haut, certaines étapes sont plus intéressantes que d’autres. Lorsqu’il s’agit d’aligner des plates noires et dark blue pour constituer le fond du tableau, ça n’a rien de très intéressant et c’est même plutôt monotone.

Ce qui est assez magique en revanche, c’est qu’au fil de la construction des 9 cadres, on voit l’image se reconstituer peu à peu sous nos yeux. Pour peu de prendre un peu de recul et de profiter de la chose. Pris morceau par morceau, chaque élément ne ressemble pas à grand chose et en devient presque abstrait. Lorsqu’on les assemble, on ressent alors une grande satisfaction. Pour tout vous dire, c’est en regardant les éléments assemblés au travers de l’objectif et du petit écran de mon appareil photo que j’ai réellement apprécié cet aspect.

LEGO vantait, lors de l’annonce de ces sets, la disponibilité d’une bande son propre à chacun d’entre eux. Force est de constater qu’à l’heure où j’écris ces lignes cette bande son n’est pas encore disponible. Seul un extrait est écoutable à cette adresse. Premier écueil. Et cet extrait suffit à se rendre compte d’une chose : il faut être (très) à l’aise en anglais pour pouvoir en profiter tout en construisant. Pour ne pas avoir à se concentrer sur ce que l’interlocuteur est en train de dire. Le fort accent américain de certains des interlocuteurs n’arrange pas les choses. En ce sens, LEGO ne propose à ses clients non anglophones une “demi-expérience” en ne leur permettant pas de profiter de cet aspect sonore.

Un bon point de cette gamme LEGO Art est de proposer, dans chacune des boîtes, plusieurs modèles au choix. Même si, malgré la présence d’un “méga séparateur de briques”, je doute que quiconque se livre au démontage de son tableau pour en assembler un autre tous les 4 matins. En effet, au vu de la variété de couleurs relativement proches les unes des autres (dark red, reddish brown, dark brown pour ne prendre qu’un exemple), le tri après démontage risque de s’avérer fastidieux. Pour revenir sur l’expérience de construction, je pense qu’un petit “rack” de 15 cases aménagé dans la boîte aurait été intéressant pour pouvoir ranger facilement les plates colorées.

La question du design est encore une fois très subjective : encore faut-il déjà accrocher au concept de pixel art et aimer le personnage représenté. Ce qui est personnellement mon cas. Je trouve que le résultat final est vraiment très satisfaisant : la variété de couleurs (15 au total) du tableau permet une juste représentation des couleurs et des ombres, et la “résolution” de 48×48 tenons autorise la réalisation d’un modèle joliment détaillé. Accrochez le au mur, prenez un peu de recul et laissez la magie opérer : le résultat est assez bluffant. Collez le nez dessus, et tout redevient très abstrait.

Je trouve cependant qu’il manque une chose pour un objet destiné à l’exposition : un chevalet, à la manière de ce qu’on peut trouver dans la gamme LEGO Brick Sketches. La seule solution proposée pour l’exposition consiste à l’accrocher au mur. J’aurais aimé la possibilité de le poser sur une surface plane… même si cela reste possible tant que cette surface est le long d’un mur.

Terminons ce premier test d’un set de la gamme LEGO Art avec, comme d’habitude, une considération “financière”. Au premier abord, le budget demandé peut sembler relativement raisonnable : 119,99 € pour 3167 pièces (soit environ 3,8 cents/pièce). Mais il faut tout de même relativiser : l’essentiel de l’inventaire est constitué de petites round plates colorées (2974 dans notre cas) qui ne valent qu’un ou deux centimes sur les plateformes de vente comme Bricklink. Reste que 4 des 15 couleurs présentes sont pour le moment exclusives à la gamme LEGO Art. Il faut mettre aussi en regard de ce prix l’expérience proposée qui démarre avant même la construction. Je sais que peu d’entre vous accorderont de l’importance à la qualité de la boîte, mais elle reste à souligner. Bref, ce prix de 119,99 € me semble personnellement tout à fait acceptable.

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce modèle. Vous le trouverez sur la boutique officielle en ligne, à cette adresse (il s’agit d’une exclusivité temporaire de la boutique officielle). N’hésitez pas à partager votre point de vue, en intervenant dans les commentaires un peu plus bas !

Pour votre parfaite information, ce set ne m’a pas été fourni par LEGO et est issu de ma collection personnelle.

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12 Commentaires
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Le Tonyz

Bonne review, je me demandais ce que cette gamme valait. Effectivement ça semble être une expérience assez relaxante, et la notice est bien organisée, un peu comme les cahiers ou tableaux à colorier. Dommage pour l’expérience musicale et une bande son limité. J’aime bien écouter de la musique ou écouter une émission audio dès que j’attaque un set.
Sans être excessif, cette gamme à un certain coût, donc à moins de sortir un modèle qui me ferait vraiment craquer, je continuerai de me relaxer sur des sets classiques 😛

Cuzion

Encore une fois belle revue et sur une gamme qui m’intrigue.
Je serai tenté pour l’aspect décoratif par ce Iron Man ou les Beatles (oui, deux genres différents :-)) mais le prix actuel me freine un peu. Après, il faut comme tu le dis, le voir autrement qu’un produit Lego “classique”, là ça me rappelle un peu les canevas que je faisais à ma mère quand j’étais gamin, à suivre les codes couleurs.
En tout cas, je suis content d’avoir lu un premier avis aussi détaillé.

Cuzion

Ouah l’autre: “génération” 😀
Lennon est mort 5 ans avant que je naisse 😉
Nan mais les Beatles sont intemporels.
Et j’ai hâte de lire les autres reviews.

Legonoblois

Merci à toi, première revue française de cette gamme que je vois. Cette gamme m’intéresse vraiment, le prix est justifié tout de même, pas mal de plate. Manque un rack je te l’accorde. J’espère que la fixation murale est vraiment solide

Legonoblois

Tant mieux pour la fixation ! À choisir c’est Iron man que je préfère aussi.

Julien

Très belle revue merci. Ce concept m’intéresse assez, et j’avoue qu’après une journée bien stressante ça me fera du bien de ne penser à rien… Je craquerai pour Marylin Monroe et sûrement un autre avec des plate car j’aimerais bien voir la différence de rendu entre les tile et les plate… Il est dommage que leur procédé de moulage fasse apparaître le point d’injection sur la face visible des plate…alors que sur les tile c’est sur le bord circulaire et donc moins visible. As-tu testé le Big séparateur ? Et les pins Technic sont ils tous noir ? Merci. Julien.… Lire la suite »

Elvis

Je serai curieux d’avoir ton retour quand tu décideras de démonter le tableau pour en faire un autre.
Mon côté excessif m’incite à en prendre trois exemplaires pour faire la grande fresque, ça fait quand même 6 boites au total si on compte le grand portrait vertical de Vador en plus…
Gros budget 🙁