Alors qu’il s’agit de la gamme avec laquelle tout a commencé pour moi, je ne vous présente que rarement des boîtes de la gamme LEGO Technic sur le blog. J’aime beaucoup cette gamme, mais je risque de raconter quelques bêtises sur le plan technique, pour lequel j’avoue n’avoir que peu de connaissances. Vous excuserez donc quelques imprécisions, n’hésitez pas à me reprendre si nécessaire en commentaire 😉

Plusieurs raisons m’ont poussé à vous présenter ce set aujourd’hui. A commencer par son design : dès que j’ai vu les photos, j’ai adoré cet engin. Et également les entrailles de celui-ci, du “pur” LEGO Technic sans moteur mais intégrant nombre de fonctionnalités intéressantes, dont “la boîte de vitesses LEGO Technic la plus sophistiquée à ce jour” telle que nous la vante le descriptif officiel de la boîte. Place au test du set 42110 Land Rover Defender.

Informations principales :

  • numéro de set : 42110
  • année de sortie : 2019
  • nombre de pièces : 2573
  • prix sur le [email protected] : 179,99 €
  • nombre d’étapes de construction : 860
  • temps de construction :  7 heures
  • difficulté : difficile

Boîte et inventaire

La boîte est plutôt imposante mais relativement plate. Sur la face avant, notre 4×4 se déplace sur un terrain rocailleux, avec une forêt en arrière-plan. En bas à droite, un schéma nous précise les dimensions respectables du modèle : 42,8 cm de long pour 22,7 cm de haut. Au dos, nous voyons la voiture depuis l’arrière. Différentes vignettes nous montrent les principales fonctionnalités du modèle, dont la fameuse boîte de vitesses (séquentielle à 4 rapports / sélecteur vitesse rapide ou lente / sélecteur D-N-R).

A l’intérieur, nous trouvons 20 sachets de pièces numérotés de 1 à 4, un sachet non numéroté, 5 pneus en vrac, une impressionnante notice d’instructions de 496 pages et une non moins impressionnante planche de 39 autocollants.

Vous aurez remarqué la couleur peu commune qui habille notre véhicule : olive green. Nous trouvons dans cette boîte bon nombre de pièces intéressantes, surtout de cette couleur. Je les ai résumées dans le tableau ci-dessous (désolé, il manque quelques images).

nombre image nom couleur nombre de sets
5 Tyre Normal Wide Ø 81/36 noir 1
5 Rim,Wide,Dia.56X34,W/ Cross Hole,No. 1 noir 1
1 Frame 7X11 noir 1
5 Plate 1X8 olive green 1
2 Plate 2X2, Corner, 45 Deg. olive green 1
1 Plate 1X3 olive green 1
6 Plate 1X6 olive green 1
1 Flat Tile 1X8 olive green 1
8 Technic Ang. Beam 4X2 90 Deg olive green 1
12 Technic 5M Beam olive green 1
4 Shell 7X15X2, W/ 4.85 Hole, No. 1 olive green 1
10 Technic 13M Beam olive green 1
10 Technic 7M Beam olive green 1
21 Beam 1X2 W/Cross And Hole olive green 1
8 Technic 15M Beam olive green 1
2 Left Panel 2X5 (Nr 22) olive green 1
2 Right Panel 2X5 (N0 21) olive green 1
4 Flat Panel olive green 1
6 Technic 11M Beam olive green 1
2 Technic Ang. Beam 3X5 90 Deg. olive green 1
9 Beam 1X1 olive green 1
6 Halfbeam Curve 3X5 olive green 1
1 Shell 3X11X2 Ø 4.85 08 olive green 1
1 Technic 9M Beam dark tan 1
2 Angle Element 135 Deg. [4] dark tan 1
1 Gear Shifter, W/ Cross Hole orange 2
1 Differentiale Gear Casing rouge 2
2 Gear Middle Ring jaune 2
1 Shell, 4X6X2/3 dark bluish gray 2
6 Angle Element, 112,5 Degr. [5] dark bluish gray 2
10 Plate W. Bow 2X2X2/3 olive green 2
4 Bowed Panel 3X7X2 W/ 4.85 Hole dark tan 2
4 Double Angular Beam 3X7 45° dark tan 2

La construction

1Dès qu’on ouvre les premiers sachets de pièces, on se rend compte que cette étape sera très “technique”, au vu du nombre d’engrenages et autres pièces mobiles qu’on y trouve. Nous commençons par construire le différentiel arrière. Nous y ajoutons ensuite les triangles de suspension. On ajoute les supports des roues, avant de passer au plat de résistance : la boîte de vitesses.

Il faudra ici être vigilant lors de la construction : il sera par la suite difficile de rouvrir le tout pour modifier une éventuelle erreur. Nous commençons cette boîte par le mécanisme qui permet la sélection du rapport. Puis nous y ajoutons les différents engrenages et roues folles qui permettent la transmission du mouvement au moteur. Nous montons alors cette boîte sur la partie arrière de la voiture précédemment assemblée.

Nous continuons en ajoutant le différentiel central, en rouge sur la photo. Nous renforçons la structure, avant d’ajouter un mécanisme retenu par un élastique qui permettra par la suite la sélection des vitesses de manière séquentielle. Des cardans permettent la transmission depuis le moteur situé à l’avant. Nous terminons cette étape avec les amortisseurs de l’essieu arrière.

Nous commençons les sachets portant le numéro 2 avec l’essieu avant et son différentiel. Nous ajoutons ensuite les supports des roues et les triangles de suspension, puis les amortisseurs qui ne seront reliés au châssis que bien plus tard. On s’occupe alors de la direction : un système d’engrenages permet la transmission de la rotation du volant vers une crémaillère qui tourne les roues. Un système additionnel permet également de déporter la direction vers l’arrière pour une meilleure jouabilité.

Nous construisons alors le moteur qui n’en a, et c’est dommage, que le nom. Pas d’arbre à cames, de bielles et de pistons comme d’habitude. Ces derniers sont simplement représentés par des petits bloqueurs gris, mis en mouvement par un pseudo arbre à cames situé au dessous et ne revenant à leur position initiale que par l’effet de la gravité. Dommage pour un modèle qui se veut être une référence, techniquement parlant.

Nous continuons dans la technique avec le bloc qui permettra la sélection Hi / Lo (rapide ou lent), et D-N-R (marche avant – neutre – marche arrière). Cet ensemble est assez complexe et sa construction est intéressante. Cet ensemble terminé, nous le fixons au bloc moteur-direction précédemment construit.

Une étape un peu technique vient par la suite et consiste à assembler ce grand ensemble avec celui construit lors de la première étape avec l’essieu arrière et la boîte de vitesses. Un flashcode présent dans la notice permet, si nécessaire, d’accéder à une petite vidéo montrant la manipulation. Là encore, nous renforçons le tout afin d’obtenir un ensemble solidaire rigide.

Nous ajoutons alors le mécanisme permettant le déport de la direction vers une seconde molette située derrière le siège du chauffeur, puis le volant. Nous fixons ensuite les amortisseurs au châssis.

On s’occupe alors du treuil situé à l’avant et de son crochet. Celui-ci est mis en mouvement par une petite molette située à l’avant du futur capot. Un mécanisme ingénieux permet de bloquer le déroulage du treuil : il faut pousser une petite manette reliée à une pièce souple pour le débrayer. L’enroulage est alors sécurisé grâce à un cliquet, sans que le déroulage ne soit possible en tirant sur le crochet. Chose appréciable : LEGO nous fournit ici un fil d’une section respectable, plutôt que le fil de couture souvent trouvé dans les boîtes de la gamme LEGO Technic.

Nous passons ensuite aux éléments plus cosmétiques. Nous commençons par ajouter le tableau de bord, puis les deux marchepieds. Nous assemblons alors les deux sièges avant, puis la banquette arrière. La partie centrale de celle-ci est plutôt étrange : un vide subsiste au milieu, on se demande bien où on peut s’asseoir.

A l’ouverture de la série de sachets suivante, on se rend compte tout de suite que nous serons plus dans le cosmétique que dans le technique : pas un seul engrenage ou pièce dentée à l’horizon. Nous commençons par nous intéresser à l’arrière de la voiture, avec le pare-chocs et les bas de caisse. Nous construisons alors un “cadre” qui recevra sur ses différentes faces les portières et le toit de la voiture.

Puis on repasse à l’arrière, où l’on construit 2 montants contenant les feux stops, ainsi que la portière arrière. Celle-ci dispose d’un petit mécanisme qui permet de l’ouvrir en tournant la roue de secours. Le loquet est ramené à sa place par un élastique.

Nous retournons sur les côtés de la voiture, sur la partie arrière de celle-ci. Nous commençons par deux sous-ensembles contenant les vitres arrières, et deux autres qui supporteront les énormes garde-boue.

Direction le toit, qui se compose pour l’essentiel de grande pièces blanches. Une petite “casquette” est aménagée sur l’avant. Nous fixons le toit à la voiture, et on renforce le tout : il est tout à fait possible de porter la voiture par le toit sans tout désintégrer.

Nous terminons cette troisième étape avec les deux portières, dont les montants sont réduits à une structure tubulaire. Grosse galère à l’intérieur de ces portières où il faut parfaitement aligner 4 autocollants représentant la garniture, l’un d’entre eux se situant à l’intérieur d’un panel pour ne rien arranger. Heureusement, une fois la poignée en place, ils ne sont pas trop visibles.

Vous l’aurez compris à la vue des photos au-dessus, il ne manque que l’avant à notre 4×4. Là encore, à l’ouverture des sachets portant le numéro 4, on se rend compte que cette étape sera presque uniquement cosmétique. Nous commençons avec le pare-choc avant, dans lequel on aménage un espace permettant de faire passer le crochet du treuil. Nous passons ensuite aux feux, représentés par un dôme transparent couvrant un disque noir sur lequel on aura appliqué un autocollant.

On renforce alors légèrement l’avant, puis on s’occupe du capot. Un gros autocollant situé à l’avant de celui-ci porte l’inscription DEFENDER. On prendra soin de bien la centrer. Le capot est couvert de pièces System afin de lui donner cet aspect légèrement bombé et c’est plutôt réussi. Nous assemblons les ailes, puis nous construisons deux sous-ensembles qui complètent, de chaque côté, l’interstice subsistant entre le capot et l’aile. Ces sous-ensembles comprennent également une partie du montant du pare-brise. Attention ici encore à l’application des autocollants, qu’il faudra bien aligner afin d’obtenir un rendu convaincant. Pas facile avec les très longs autocollants du capot !

Nous construisons enfin la structure qui prend place sur le toit de la voiture. Cette structure tubulaire comprend également deux caisses pour ranger du matériel, une sur le toit et l’autre sur le côté, et deux plaques de désensablement. Ne reste plus qu’à attacher les 5 roues, et notre 4×4 est terminé.

Verdict

Le design

Pour pouvoir juger du design de la chose, je suis allé chercher sur le site internet du constructeur une photo de la vraie voiture.

Personnellement, je trouve que notre modèle LEGO ne s’en sort pas trop mal. Il faut dire aussi que ce type de voiture, plutôt “carré”, se prête bien à une représentation avec nos briques favorites. Les proportions sont bonnes, tout comme le schéma de couleurs. Le profil qui souligne les fenêtres, et qui court du capot jusqu’à l’arrière de la voiture, est habilement représenté par un alignement de slopes. Les jantes sont (presque) fidèles, du moins dans leur forme. Une couleur argentée ou, à défaut, grise aurait été mieux adaptée. On retrouve même deux trous dans la toiture, à l’arrière, représentant les vitres de toit du modèle original.

Les puristes regretteront certainement l’aspect LEGO Technic avec ses pins et ses trous visibles. Ce qui me gêne personnellement plus c’est certains détails : les poignées de portières ou le renflement du capot que je trouve trop prononcé sur notre modèle. Hormis les sièges avant que je trouve plutôt réussis, j’aurais également aimé que l’intérieur soit mieux aménagé. On y retrouve, certes, un embryon de tableau de bord ou un rétroviseur central. Mais par exemple pas l’ombre d’un plancher, une console centrale vraiment trop minimaliste et des sièges arrière bâclés. Et c’est bien dommage.

La technique

Sur le plan technique, c’est (presque) une vraie merveille. Commençons par la boîte de vitesses : celle-ci compte pas moins de 2×4 rapports en marche avant, et une marche arrière (2×4+R). Plusieurs choses appréciables avec cette boîte. A commencer par la sélection de la marche arrière, qui court-circuite le reste de la transmission : nous n’avons bien qu’une seule marche arrière. Le système rendant impossible le passage de la 4è à la 1ère et vice-versa est également bien pensé. L’analyse de tout ce système est très intéressant d’un point de vue “éducatif”. Mais, lorsqu’on essaye de faire “rouler” la voiture pour voir comment se comporte le moteur, énorme désillusion : tout cet enchaînement d’engrenages génère des frottements qui font craquer les rapports : difficile d’observer quoi que ce soit. Ce craquement n’est pas observable sur tous les rapports, essentiellement les plus petits.

Petit “tips” au passage si vous venez à construire la voiture : pour minimiser ce problème, veillez à correctement aligner les joints de cardan des deux arbres qui transmettent le mouvement. A ce titre, une transmission par engrenage aurait sûrement été plus robuste.

On notera également d’autres fonctionnalités intéressantes : la direction avec le volant qui fonctionne et un report au niveau du toit, un treuil avec un anti-retour ingénieux, une suspension indépendante, une portière arrière qui s’ouvre en tournant la roue de secours… dommage d’ailleurs que les portières avant n’aient pas bénéficié d’un système similaire. Grosse déception par contre pour le moteur, qui n’en a que le nom : les pistons ne reviennent en place que par la gravité, pas de bielles, ni de véritable arbre à cames sous le capot.

La construction

La construction est, dans son ensemble, très intéressante. Et surtout pour la partie technique : on se prend à essayer, au fur et à mesure de la construction, les différents mécanismes. Et à observer avec délectation les différents engrenages se mettre en mouvement. Par contre, je me serais volontairement passé de la collection d’autocollants authentiques comme l’appelle LEGO dans son descriptif officiel. Ils ne sont pas faciles à appliquer et à aligner, surtout pour les plus grands d’entre eux.

L’inventaire

Comme vous avez pu le constater e début d’article, l’inventaire est relativement généreux en pièces rares. Surtout si vous aimez la couleur olive green : vous allez être servis. Même s’il est difficile de comparer le ratio prix / pièce de la gamme LEGO Technic avec les autres gammes, du fait de la présence de nombreuses petites pièces comme tous les connecteurs, je trouve personnellement que le tarif demandé, 179,99 € pour 2573 pièces, est honnête. Etant donné que nous sommes de plus en présence d’un set sous licence Land Rover.

Pour résumer

Nous avons ici une belle voiture, intéressante tant sur le plan du design, des fonctionnalités que de l’expérience de construction. Mais qui aurait mérité un peu plus d’attention sur certains détails, et moins d’autocollants !

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce modèle. Vous le trouverez sur le [email protected], à cette adresse ou encore chez Amazon ou à la FNAC. N’hésitez pas à partager votre point de vue, en intervenant dans les commentaires un peu plus bas !

Merci à LEGO pour la fourniture du set pour cette review. La fourniture d’un set ne garantit en rien une review positive, et tout ce que vous avez pu lire dans cet article est l’expression de ma propre opinion.

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4 Commentaires
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Le Tonyz

Merci pour cette review, sur un modèle Technic très intéressant qui plus est ! Autant à sa sortie je n’y prêtais pas plus d’attention, juste joliment fait sans être intéressé par le modèle Defender. Mais à la lecture des fonctionnalités et de sa boite de vitesse, je l’ai mis sur la liste des acquisitions futures !

Elvis

Super review sur une gamme où on te lit peu en effet.
J’ai l’impression que toute la technique de construction a été axée sur cette fameuse boîte de vitesse. C’est dommage pour le reste.
M’enfin, ça m’arrange bien de ne pas avoir commencé de collection de Technic ou de gros véhicule.
Certes pour la future Lamborghini ça va être dur (impossible ?) de résister 😉

Julien

Merci pour cette review bien complète, détaillée et objective. Je suis définitivement convaincu.
Ce set fait partie de mes sets Technic incontournables de cette année.
Son look baroudeur, ses couleurs et sa “Technic”ité me plaisent bien.
Et la finition en pièces system est un vrai plus sauf pour les puristes de la 1ère heure peut-être.

Simicro

Merci Mephisto, c’est pas souvent qu’il y a des photos en extérieur mais là ça s’imposait 😉 Les entrailles Technic constituées de la boîte à vitesse et du bloc moteur sont vraiment impressionnantes ! Faut pas de tromper !