On continue encore et toujours avec les nouveautés de la gamme LEGO Speed Champions attendues en 2020, avec le second “double-pack” qui met à l’honneur une marque italienne emblématique. LEGO a déjà collaboré dans le passé avec Lamborghini pour deux autres boîtes dans la gamme ‘Racers’, il y a une dizaine d’années. LEGO remet le couvert en 2020 avec un petit polybag (réf. 30342) et ce beau set 76899 – Lamborghini Urus ST-X & Lamborghini Huracán Super Trofeo EVO.

Informations principales :

  • numéro de set : 76899
  • année de sortie : 2020
  • nombre de pièces : 663
  • prix sur le [email protected] : 64,99 €
  • nombre d’étapes de construction : 110 pour la Huracán, 86 pour l’Urus, 10 pour le portique
  • temps de construction :  2 heures
  • difficulté : moyenne

Boîte et inventaire

Les deux belles italiennes nous sont présentées pendant une course, le SUV dans la terre tandis que la supercar est sur le bitume. On trouve derrière elles le portique de départ (tiens, ça me rappelle une autre boîte  ?), le tout dans un décor montagneux et manifestement aride. Un petit hologramme sur le côté de la boîte nous confirme qu’il s’agit d’un produit sous licence officielle. Au dos, nous trouvons 3 autres images des sets LEGO, une petite vignette sur le fonctionnement du portique de départ, et deux photos des vrais bolides.

A l’intérieur, nous trouvons 5 sachets de pièces numérotés ainsi qu’un châssis, deux notices d’instructions (68 et 76 pages), et deux grandes planches d’autocollants : il y en a au total 32 pour la Huracán, 18 pour l’Urus, et 2 pour le portique. De longs moments d’application de stickers en perspective.

Le set n’étant pas encore sorti, l’inventaire n’est pas officiellement publié. Difficile donc de faire un inventaire exhaustif des pièces spécifiques ou rares. On notera cependant quelques pièces intéressantes comme :

  • 1 nouveau châssis de 6×12 tenons
  • 2 nouveaux essieux de 6 tenons de large
  • un joli pare-brise tampographié pour la Huracán
  • 2 grands brackets de 6×2 tenons
  • 5 grandes slopes de 8×2 tenons, en noir et en lime
  • Les jantes de l’Urus, qui dépassent sur le flanc du pneu ajoutant un bel effet “taille basse”
  • une jolie sélection de pièces couleur lime

Les minifigs

Deux voitures, deux pilotes. Mais une seule tenue : les deux minifigs portent la même combinaison noire. Le pantalon est monochrome, et la veste porte sur le torse un écusson Lamborghini, trop petit pour qu’on puisse y distinguer le taureau qui est ici réduit à un simple point. Il est surmonté des 3 couleurs du drapeau italien. On retrouve au dos ce même motif, cette fois-ci suffisamment grand pour pouvoir y distinguer le taureau. Pour le reste, il s’agit d’une combinaison de pilote on ne peut plus simple, noire ponctuée de gris et de blanc.

On notera, à l’instar du set 76898 – Formula E Panasonic Jaguar Racing GEN2 car & Jaguar I-PACE eTROPHY, que le second pilote est une femme, c’est appréciable. Les deux personnages sont livrés avec un casque et une chevelure. Si dans le set 76898, LEGO a fait l’effort de nous proposer deux tenues différentes, ce n’est pas le cas ici. Service minimum pour ces deux minifigs.

La construction

La Lamborghini Huracán Super Trofeo EVO

Le châssis en 6 tenons de large sert à la construction de cette première voiture. Le châssis du SUV est conçu différemment. On commence par l’allonger légèrement de part et d’autre, avant de s’attaquer plus particulièrement à l’arrière de la voiture. On y place quelques briques SNOT, ainsi que 2 plates with shaft qui recevront en fin de construction l’aileron. La partie arrière de la voiture est couverte de jumpers, qui serviront à fixer les deux grandes slopes noires, également en fin de construction.

On passe alors sur l’avant, avec quelques aménagement sommaires du cockpit, puis les passages de roues, et la calandre. Hormis le fait qu’elle soit ouverte d’autocollants, celle-ci est une merveille dans sa conception, à base de clips et de charnières. Seul petit regret : le clip de fixation du capot reste visible une fois la construction terminée.

Nous terminons la calandre, avant de construire les bas de caisse puis les deux portières. Celles-ci sont fixée sur un pin Technic, situé dans l’habitacle, de sorte qu’elles prennent un angle intéressant.

On retourne à l’arrière de la voiture, en ajoutant un sous-ensemble qui contient les feux et les échappements. On termine la voiture avec les deux grandes slopes noires (2×8 tenons), la partie centrale, l’aileron et le pare-brise. Ce dernier est heureusement tampographié, ce n’est pas le cas du reste.

La Lamborghini Urus ST-X

Le SUV n’utilise pas de châssis “préfabriqué” mais est basé sur une plate de 4×12 tenons. On commence par y ajouter la partie basse de la calandre, avant de fixer un cadre Technic contenant un axe pour les deux roues avant. Nous passons sur la partie arrière, où deux énormes brackets de 2×6 tenons serviront à habiller les côtés de la voiture.

On y fixe les bas de caisse (attention à l’application des autocollants, qui ne sont pas en pleine largeur : ils sont difficiles à centrer correctement…) puis on passe sur l’arrière que l’on prolonge légèrement. On y ajoute quelques briques qui seront habillées à une étape ultérieure. On repasse à l’avant, que l’on “rempli” dans l’optique de recevoir le futur capot. On fignole la calandre, ce qui achève notre 3ème sachet de pièces.

Nous repassons sur l’arrière, où l’on ajoute les passages de roues avant l’essieu. Celui-ci est légèrement surélevé, permettant de donner au SUV une position légèrement penchée vers l’avant. On habille alors l’arrière de pièces très anguleuses, peut-être un peu trop lorsqu’on observe le véhicule réel de plus près. Nous continuons avec les ailes arrières, puis les portières. Attention ici à l’alignement des autocollants.

Ne reste plus que l’avant, où le capot est fixé avec un clip comme sur sa petite soeur. Quelques slopes finissent de dessiner la partie avant de la voiture. On termine avec le pare-brise (où il faut coller un sticker, chose rarement facile sur ces pièces courbes), solidaire du toit constitué de 3 grandes slopes vertes. Ne manque que les 4 roues : les jantes sont conçues de telle manière qu’elles dépassent légèrement sur le flanc du pneu, apportant un effet “taille basse” vraiment intéressant.

Le portique

La construction du portique est très simple. On commence par sa partie centrale et son système de feux : ceux-ci coulissent derrière des tiles fixes pour afficher les feux rouges ou verts. On fixe cette partie centrale sur deux pylônes, au pied desquels quelques cheese slopes rappellent qu’on se trouve sur un circuit.

Verdict

Je vais commencer cette conclusion par le gros point noir de ce set, au-delà des autocollants : son prix. Même s’il dispose d’une centaine de pièces de plus que le set 76898 – Formula E Panasonic Jaguar Racing GEN2 car & Jaguar I-PACE eTROPHY, il est vendu 20 € plus cher. Soit le prix d’une voiture supplémentaire au tarif de cette nouvelle vague “8 tenons” LEGO Speed Champions. Au delà de la licence, et de ces pièces supplémentaires pour la plupart très petites, je ne vois pas d’explication à cette inflation. 64,99 € pour deux voitures, et un portique de départ, ce n’est clairement pas donné.

Autre point délicat (vous l’aurez deviné à la découverte de l’inventaire de la boîte un peu plus haut), les autocollants. 52 en tout, pas forcément faciles à appliquer, et qu’on devra parfaitement aligner pour obtenir un rendu correct. C’est surtout valable pour la Huracán et son liseré doré : la voiture est littéralement couverte de stickers. Fort heureusement, le pare-brise est tampographié, c’est toujours ça de pris. Les deux grandes slopes noires à l’arrière auraient mérité le même traitement : on applique deux autocollants sur chacune d’entre elles, au-dessus et sur le côté. Par ailleurs, certains autocollants du SUV ne sont pas en “pleine largeur”, notamment pour le bas de caisse : pas facile de les centrer correctement. Si la boîte porte la mention “8+”, les plus jeunes devront vraisemblablement se faire aider à tout coller.

Les deux pilotes fournis sont corrects, sans plus. On notera, comme dans le set 76898, la présence d’une femme pilote. Dommage que les deux minifigs portent exactement la même tenue, avec une tampographie du torse très simple, et que LEGO n’ait pas daigné tampographier les jambes.

Deux points particuliers relatifs au design des habitacles. Dans le SUV, la minifig est obligée de lever le bras gauche lorsqu’on la place aux commandes de son bolide, une pièce saillante côté intérieur l’empêchant de l’abaisser. L’habitacle de la supercar est pour sa part très sommaire et aurait mérité un peu plus de travail.

Bon, je vais tout de même finir par quelques points positifs, à commencer par la construction. Si on oublie les étapes fastidieuses d’application de stickers, celle-ci est globalement intéressante. Les techniques sont variées et intelligentes, particulièrement pour la supercar où les différents angles sont bien reproduits, les pièces étant fixées sur des charnières ou des clips. L’Urus est plus simple dans sa conception, mais on notera la grande variété de pièces couleur lime (ou “Verde Mantis” comme elle est appelée chez Lamborghini) et leur utilisation pour reproduire les formes plus anguleuses de la machine.

Toutes ces techniques de construction permettent d’aboutir à un design très réussi. Soyons honnête : les autocollants n’y sont pas pour rien non plus. S’ils ne sont pas faciles à coller, ils contribuent grandement au design soigné de nos deux voitures. La forme racée de la Huracán est joliment reproduite, jusqu’aux portières dont le système de fixation permet de les faire légèrement pencher vers l’avant. Quelques petits regrets sur cette première voiture : l’arrière, que je trouve un peu plat, le système de fixation du capot qui reste visible, et les feux avant qui auraient mérité d’être brick-built plutôt que réduits à de simples autocollants.

Le design du SUV Urus ST-X n’est pas en reste. Les jantes de ce dernier sont magnifiques : elles dépassent légèrement sur le flanc du pneu, ajoutant un effet “taille basse” superbe. Dommage que le design de ces jantes ne corresponde pas exactement à celles du vrai bolide, mais on notera l’effort. La forme générale est jolie, et les grandes slopes utilisées pour le toit n’y sont pas pour rien. La calandre du SUV bénéficie d’un travail particulier, très bien réalisé. Ici encore, le système de fixation de la partie avant du capot est visible, c’est dommage. Les feux de cette seconde voiture sont tous brick-built, et ça c’est appréciable.

Pour conclure : il s’agit d’un beau modèle d’exposition, proposant une expérience de construction intéressante (à l’exception notable des autocollants, trop nombreux), mais proposé à un prix nettement trop élevé. Le prix du taureau “Lamborghini” ? Sûrement.

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce modèle. Vous le trouverez sur le [email protected], à cette adresse. Sortie prévue pour le 1er janvier 2020. N’hésitez pas à partager votre point de vue, en intervenant dans les commentaires un peu plus bas !

Merci à LEGO pour la fourniture du set pour cette review. La fourniture d’un set ne garantit en rien une review positive, et tout ce que vous avez pu lire dans cet article est l’expression de ma propre opinion.

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4 Commentaires
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Ben

Je vais être honnête je ne suis pas fan de cette gamme, mais je trouve dommage le nombre de stickers au vu du prix. Il me semble que le tarif serait plus acceptable avec des pièces tampographiées pour ceux qui aiment cette gamme

Elvis

On est tous d’accord (il me semble 😉 ) pour dire que les stickers c’est très moyen comme amélioration du visuel Vs les pièces tampographiées, mais tampographier autant de pièces à ce prix-là il ne faut pas trop rêver non plus 🙁
Comme souligne Mephisto, le prix de l’exception…
Il n’empêche, en amoureux de la marque italienne, ce set sera mien (lors d’une bonne promo évidemment 😀 )

Judicael

Eh bien non on n’est pas tous d’accord! 🙂 je suis amateur ( un faux) de sticker… Pas parce que j’aime les coller mais justement car j’aime avoir la possibilité de ne pas les coller 😉 Tous simplement car un Lego n’est pas une maquette collée et figée a vie, mais bien un “jeu de constriction”. J en colle toujours un minimum afin de pouvoir réutiliser les briques a volonté. Les briques imprimées n’offrent pas cette possibilité donc merci à LEGO de continuer à en imprimer le moins possible 🙂 Je (ne) possède (pour le moment que) la Ferrari et… Lire la suite »