Le programme LEGO Ideas est une source de projets d’une diversité impressionnante. On y voit beaucoup de projets exploitant des licences plus ou moins célèbres, ou reproduisant des bâtiments connus. On y trouve également, et c’est personnellement les projets que je trouve les plus intéressants, des choses très originales et de vraies bonnes idées. La toute dernière sortie dans la gamme LEGO Ideas est de cette trempe. Et il s’agit également du plus gros (et du plus cher !) des sets sortis jusqu’à présent dans cette gamme. En tant qu’ancien musicien, j’étais très intrigué par le set dont je vais vous parler aujourd’hui. Partons ensemble à la découverte du set 21323 Grand Piano.

Informations principales :

Boîte et inventaire

La boîte

La boîte reprend le “code” désormais employé par les sets destinés à un public adulte : une livrée noire avec une jolie photo du set en question et son nom écrit de manière stylisée, et une bande d’une couleur différente (ici blanche) en partie basse reprenant quelques unes des caractéristiques principales du set : sa gamme, son numéro et le nombre de pièces.

Juste au-dessus du nom du set, on retrouve sa “position” dans la gamme LEGO Ideas : 31. Exit le petit symbole habituel trouvé dans un coin de la boîte. Juste au-dessus de cette bande blanche, le logo “Powered UP” nous indique que le modèle dispose de fonctions électriques.

Au dos, le set est présenté sur la scène d’une grande salle de spectacles. Une première vignette nous indique les dimensions de la chose : 35,5 cm x 30,5 cm x 22,5 cm de hauteur. Deux autres nous indiquent que le set contient des éléments Powered UP commandables avec l’application smartphone dédiée, je vous en reparlerai plus loin.

Son contenu

La boîte s’ouvre proprement en 2 parties. On y trouve quelques sachets en vrac, et une boîte avec un motif de piano contient d’autres sachets. En tout, nous avons 33 sachets numérotés de 1 à 21, et 3 sachets non numérotés avec les tiges dorées (les futures cordes), quelques plates et les éléments Powered UP!. On trouve également en vrac un grand axe Technic et 3 plates 6×16 de couleur tan.

La notice compte 564 pages pour 840 étapes de construction. Au début, nous retrouvons comme de coutume dans la gamme LEGO Ideas quelques mots du fan designer : Donny Chen, qui dans la vraie vie est professeur et accordeur de piano en Autralie. Les designers LEGO sont également présentés : Woon Tse Chee, Main LEGO Designer, dont la femme est professeure de piano ; et Steen Sig Andersen qui a travaillé sur le mécanisme. Au fil des pages de la notice, on trouve également quelques citations de musiciens et compositeurs célèbres et quelques notes de musique.

La notice est assez épaisse, et la reliure étant collée il est parfois difficile de l’ouvrir correctement. Une reliure à spirales aurait peut-être été plus adaptée.

L’inventaire

L’inventaire est conséquent : il compte pas moins de 3662 éléments, dont 346 différents.

Parmi cet inventaire généreux, on trouve tout naturellement quelques éléments rares, je les ai résumés dans le tableau ci-dessous :

nombreimagenomcouleurnombre de sets
6Brick 1X4X3, Outside Half Bow, No. 1noir1
1Flat Tile 2X2, Inv. No. 18noir1
4Technic Rotor, 2 Bladestan1
2Brick 1X2 With Cross Holedark tan1
12Outer Cable 256Mmpearl gold1
3Outer Cable 208Mmpearl gold1
1Flat Tile 6X6, No. 9blanc1
2Plate 3X3tan2
15Brick 1X2 W. 2 Knobsdark tan2
19Tile 1X3, Inverted, W/ 3.2 Holenoir3
3Hub Ø11,2 X 7,84noir3
3Frame Plate 4X4tan3
3Gold Ingot, No. 2metallic gold3
6Plate 1X3 W/ 2 Knobsmedium nougat3
21Plate W. Bow 2X2X2/3medium nougat3
5Outercable 96Mmpearl gold3

On notera également, pour la première fois dans la gamme LEGO Ideas, des fonctions motorisées à l’aide de l’écosystème Powered UP! :

  • Un hub avec 2 entrées / sorties pour le capteur et le moteur, et un logement pour 6 piles format AAA (non fournies)
  • Un capteur de présence (Lpf2 Sensor Detect 2X4X1)
  • Un moteur moyen (Lpf2 Medium Motor)

La construction

NB : chacun des paragraphes qui suit correspond aux sachets d’un même numéro. Pour rappel, la construction s’étale sur 21 étapes pour 36 sachets de pièces au total.

Nous commençons par le corps du piano, plus particulièrement la partie qui recevra les différents éléments électroniques. Elle est constituée pour l’essentiel d’un grande base de couleur tan, et d’une partie de la “coque” extérieure du piano.

Nous nous occupons ensuite de ces éléments électroniques. On fixe sur la structure le hub, le moteur et le capteur. On assemble également l’arbre à cames qui servira par la suite à mettre les touches en mouvement lors de l’utilisation du mode “écouter”. On élargit également la base et la paroi extérieure.

Nous continuons avec le dispositif qui permettra ensuite de soulever les étouffoirs lors de l’appui sur la pédale “forte” (une barre poussée vers le haut). Un trou dans la structure permet de faire passer le mouvement sous le piano. Nous ajoutons ensuite les tiges qui supporteront, une fois les cordes installées, lesdits étouffoirs. La notice nous invite alors à tester l’application.

Nous nous occupons alors de la table d’harmonie. Il s’agit pour l’essentiel d’une structure à base de cadres Technic couverte de plates et de tiles de couleur tan. Quelques éléments dark tan apportent un peu de relief à l’ensemble, et quelques clips dorés sont disposés en attendant les cordes.

L’étape suivante consiste pour l’essentiel à assembler un gros sous-ensemble et ses pièces courbées qui prend place à l’arrière de l’instrument. On ajoute également quelques décorations à la table d’harmonie dont 4 superbes ouïes dorées et quelques “clous” argentés.

L’étape suivante voit l’assemblage d’une première partie du support du clavier. Il s’agit ici d’un fond de couleur tan, et de deux parois noires. Quelques pièces disposées sur les parois sont chargées de guider l’insertion du clavier si on décide de le sortir (j’y reviendrai). Notez les espaces vides : il s’agira ensuite d’y installer le pédalier.

Nous agrandissons ensuite ce sous-ensemble pour lui donner sa profondeur définitive. Il manque encore quelques finitions.

Nous ajoutons alors à ce gros morceau une barre transversale. Barre qui se soulèvera lors de l’appui sur une touche en mode “jouer” et permettra l’émission d’un son. Puis nous fixons ce sous-ensemble au corps du piano. Nous assemblons alors un autre grand sous-ensemble qui comporte les 25 “cordes” dorées (il s’agit ici de barres rigides) clipsées, que nous attachons également au piano. Notez que les plus petites cordes ne sont clipsées que d’un côté. Certaines sont légèrement déformées. On termine cette étape avec les dernières finitions donnant à l’extérieur du clavier sa forme définitive.

Il manque encore un peu de “bois” pour fermer notre piano. On commence par un grand sous-ensemble à double-courbure, puis nous assemblons la porte qui servira d’accès au hub caché à l’intérieur. Celle-ci est articulée sur deux pièces Technic en forme de L et permet donc un accès très facile à l’intérieur.

Dans l’étape suivante, nous nous occupons de tout ce qui est situé sous le piano. On commence par le pédalier, fixé grâce à des éléments Technic. Seule la pédale “forte” est fonctionnelle, les deux autres sont fixes. Le mouvement est transmis aux étouffoirs par l’intermédiaire d’un beam et d’un axe Technic. Nous nous occupons alors des 3 pieds et de leurs roulettes. Ils sont tous décorés de tiles et fixé par des pins à la structure.

Vient alors la construction de l’élément le plus rébarbatif, comme on pouvait s’y attendre : le clavier. Nous construisons dans l’étape suivante un premier sous-ensemble de 7 touches. Sur une base de couleur tan, les touches sont posées sur des petits picots gris qui permettent de basculer, et leur course est limitée par des tiles et slopes situées au-dessous. Un axe traversant permet d’éviter qu’elles ne s’échappent par le haut. Chacune des touches est constituée d’une vingtaine de pièces.

Dans l’étape suivante, nous construisons un autre sous-ensemble, cette fois-ci de 5 touches, que nous ajoutons au premier. Nous construisons également les 12 premiers marteaux, positionnés sur un axe Technic et propulsés lors de l’appui sur les touches. La conception est intéressante : des pièces arrondies situées sur les touches viennent buter sur la base des marteaux et offrent une légère résistance. Un appui prononcé sur la touche permet de faire “sauter” le marteau comme pour un vrai piano.

L’étape suivante consiste à assembler un nouvel ensemble de 5 touches et de leurs marteaux, et de le fixer au reste du clavier.

Le clavier s’allonge encore lors de l’étape suivante, avec l’ajout de 7 nouvelles touches conçues de la même manière que les précédentes;

C’en est alors presque fini du clavier : on construit un dernier sous-ensemble ne comprenant qu’une unique touche. On insère alors le clavier dans le piano, et on construit un grand cadre noir. Celui-ci se fixe grâce à deux axes au-dessous du piano, et bloque alors le clavier dans son emplacement tout en le rendant facilement détachable.

Nous nous occupons alors du couvercle du clavier. Celui-ci est complètement lisse y compris côté intérieur grâce à l’utilisation d’inverted tiles. Remarquez également la superbe tampographie LEGO sur l’une d’entre elles, à l’encre dorée à la manière des grandes marques de pianos. Ce couvercle permet, une fois mis en place, de masquer complètement les tenons visibles sur les touches : il s’ajuste parfaitement.

Nous commençons l’étape suivante avec la construction des 17 étouffoirs. Ceux-ci sont fixés sur les axes Technic qui traversent les cordes. On ajoute ensuite la barre qui permettra de maintenir ouvert le couvercle du piano. Nous construisons alors le pupitre, dont l’inclinaison est réglable à l’aide de deux Roof Tile W. Lattice 1X2X2/3.

Nous nous attaquons alors au grand couvercle. Sa conception est assez simple : il s’agit d’empiler des briques noires en deux morceaux reliés entre eux par quelques charnières. Les pièces arrondies dans les coins permettent d’épouser la forme du piano.

Dans l’étape suivante, on agrandit le sous-ensemble précédent pour lui donner sa taille définitive. Des tiles situés sur le chant permettent un rendu impeccable.

On termine notre couvercle en construisant deux sous-ensembles constitués de pièces Technic que l’on vient fixer sur la face inférieure du couvercle afin de le rigidifier. Ne reste qu’à fixer le couvercle au piano.

Mais la construction n’est pas terminée pour autant. Il manque encore un petit détail : le tabouret. Nous commençons par son mécanisme basé sur une vis sans fin qui permet d’éviter que celui-ci ne descende lorsque le pianiste s’assoit dessus. Les côtés sont décorés de tiles et la partie supérieure de Slide Shoe Round 2X2 pour donner cet aspect de coussin. On lui ajoute ses 4 pieds et il est terminé. Ultime étape : on dispose la partition (tampographiée sur une grande tile de 6×6 tenons) sur le pupitre. On y retrouve une partie du morceau composé par Donny Chen, le fan designer du projet. Celui-ci s’intitule Playday, on le retrouve d’ailleurs parmi les morceaux jouables dans l’application.

Les fonctionnalités

Je me suis essayé à créer une petite vidéo vous présentant les différentes fonctionnalités. La voici, en plus de leur présentation détaillée dans les lignes qui suivront. Vous excuserez la qualité de la présentation 😉

L’application et les fonctions motorisées

La première étape consiste à installer 6 piles format AAA dans le hub, et à connecter celui-ci à un smartphone / une tablette disposant de l’application Powered UP!. L’appairage est très simple : une pression sur le bouton du hub, et une demande de connexion sur l’application et c’est réglé. Après une ou deux minutes de mise à jour, l’ensemble est pleinement fonctionnel.

Pour éteindre l’ensemble, c’est également très simple : il suffit de glisser son doigt sur le hub dans l’interface Bluetooth de l’application pour le déconnecter, il s’éteint alors tout seul. La mise à jour n’est à faire qu’une seule fois : ensuite, il suffit juste d’appuyer sur le bouton du hub et d’ouvrir l’interface Bluetooth de l’appareil connecté pour synchroniser très facilement l’ensemble.

Deux choix s’offrent alors à nous : le mode Ecouter ou le mode Jouer.

Le Mode “écouter”

Ce mode est très simple dans son fonctionnement : il met en route le moteur relié à l’arbre à cames situé dans le piano, qui lui même fait bouger les touches. Après un choix parmi les 10 morceaux proposés, et une pression sur “Play”, de la musique est émise par le haut-parleur du smartphone. Vous l’aurez compris : les touches jouées ne correspondent pas à la musique émise. Et malheureusement la partition sur l’écran du smartphone non plus : elle ne s’étend que sur 2 pages. Les petites notes sur celle-ci “dansent” au rythme de la musique, mais c’est tout.

Le mode “jouer”

C’est là que la description officielle du produit est plus “tendancieuse”. Comme pour le mode “écouter”, on commence par choisir une des 5 partitions (3 sont communes avec le mode “écouter”). Et on appuie sur les touches pour jouer. Mais on peut appuyer sur n’importe quelle touche, ce sera toujours la note correspondant à la suivante dans la mélodie qui sera jouée. Y compris les accords, même si on n’appuie que sur une seule touche. Et il faut impérativement relâcher la touche si on veut jouer la note suivante.

Ceci est dû à la manière dont est conçu le mécanisme : quelle que soit la touche enfoncée, elle soulève un grand axe Technic qui traverse le piano dans toute sa largeur, et qui vient placer un dispositif devant le capteur de présence.

Dans le descriptif officiel, on peut lire “Magnifique… et on peut vraiment en jouer“. Mais non, on ne peut malheureusement pas “vraiment” en jouer : on émet des notes à partir du smartphone, chaque fois qu’une touche est appuyée et peu importe laquelle : on peut tout à fait appuyer toujours sur la même et écouter la mélodie complète. La seule chose qu’on pourra essayer, c’est de suivre le rythme. Et encore : la partition n’étant pas complète, les notes sortant du smartphone ne correspondent pas non plus aux notes inscrites sur la partition…

Les autres fonctionnalités

De mon point de vue personnel, ce sont ces fonctionnalités “non connectées” qui sont pour moi les plus intéressantes. Et elles sont nombreuses :

  • La première et la plus importante : chaque touche dispose de son propre marteau, et soulève un étouffoir lorsqu’on appuie dessus. Le mécanisme est évidemment simplifié, mais le principe est le même que sur un vrai piano. On notera cependant un peu de jeu dans la fixation des touches, particulièrement lorsqu’on sort le clavier de son logement : il arrive assez rarement qu’un marteau reste coincé au-dessus de son voisin.
  • La pédale de droite dite pédale “forte” est fonctionnelle et soulève tous les étouffoirs. Les deux autres pédales sont fixes.
  • Le couvercle du piano s’ouvre et se ferme, en deux parties.
  • Un autre couvercle protège le clavier.
  • Le pupitre se replie à plat, et peut prendre plusieurs inclinaisons différentes.
  • Le clavier est aisément détachable pour observer la mécanique. Il suffit pour cela de retirer deux axes Technic situés sous le piano, et de retirer le sous-ensemble constitué du cadre et du couvercle du clavier, pour pouvoir également enlever celui-ci.
  • Enfin, dernière fonctionnalité sympathique, le tabouret est réglable.

Verdict

Un piano pas aussi “jouable” qu’il le prétend…

Difficile de juger un tel set, si on prend à la lettre les promesses qui nous étaient faites d’un piano “jouable” : il l’est, certes, si on parle de jouer avec le piano. Il ne l’est pas du tout si on parle de jouer du piano. Je vous l’expliquais un peu plus haut dans le paragraphe dédié aux fonctionnalités : malheureusement, lorsqu’on choisit le mode “jouer” sur l’application dédiée et un des 5 morceaux disponibles, le son émis (par le téléphone) correspondra systématiquement à la note suivante du morceau choisi. Et ce quelle que soit la touche appuyée, accord ou non. La seule chose à laquelle on pourra s’amuser, ce sera de reproduire le rythme du morceau. Et encore : les partitions présentées sur l’application sont malheureusement incomplètes et se limitent à une double page.

Bref, ne comptez malheureusement pas vous initier au piano ni au solfège avec ce set. Ce n’était certainement pas le but, mais le descriptif qui nous est fait du set depuis sa sortie est quelque peu trompeur. Dans le descriptif officiel, on peut tout de même lire “Magnifique… et on peut vraiment en jouer“. Et bien non.

La fonction “écouter” est différente. Un moteur situé dans la caisse met en mouvement un arbre à cames qui soulève les différentes touches, tandis qu’une musique est jouée au travers du smartphone. Il va sans dire que les touches soulevées ne correspondent pas à celles qui devraient effectivement être jouées.

… Mais doté de fonctionnalités très intéressantes

Comme je vous le disais plus haut, je trouve les fonctionnalités “non connectées” finalement plus intéressantes que cette fonctionnalité de jeu. Et elles sont nombreuses : touches reliées à leur propre marteau, pédale fonctionnelle, clavier détachable, pupitre réglable, couvercles refermables ou encore tabouret réglable. Et tout cela fonctionne admirablement bien, tout juste notera-t-on un peu de jeu dans les touches dû à leur mode de fixation.

Et ces fonctions ont une autre vertu : elles présentent (certes de manière très simplifiée) le fonctionnement d’un piano. Et pourront donc éventuellement servir de support pédagogique. Ces fonctions rattrapent amplement la déception occasionnée par l’application. Tout bien réfléchi, je me demande si cet ajout d’électronique n’était pas de trop.

Un design presque parfait

Car ces fonctionnalités “connectées” ont un autre désavantage : elles obligent à épaissir la caisse du piano pour pouvoir y loger le hub, le moteur, l’arbre à cames et le capteur. Le résultat, c’est une caisse surdimensionnée en épaisseur par rapport à la taille du piano. Ci-dessous une photo d’un vrai, pour se rendre compte de la différence de proportions. Et encore, il s’agit ici d’un petit piano, comparativement plus épais qu’un piano “Grand Queue”

Mais c’est bien le seul écueil en termes de design, car pour le reste c’est du tout bon. LEGO nous livre ici un design presque totalement studless (sans tenons visibles) et c’est plutôt rare. La finition noire est impeccable, avec ces quelques touches dorées lorsque le piano est fermé. Mis à part ce “problème” d’épaisseur, les proportions sont bonnes et les courbes sont superbes, grâce à l’utilisation de pièces relativement rares permettant ces formes complexes. Rien n’a été laissé au hasard : même les pieds et le tabouret sont superbement réalisés. Tout juste notera-t-on quelques axes Technic rouges visibles au niveau des roulettes, ou quelques pins Technic au niveau des pédales.

On notera malgré tout deux petits problèmes inhérents à cette finition studless : l’ensemble est très sensible aux traces de doigts, et quelques tiles peuvent arriver légèrement rayées. Fort heureusement, je n’en ai pas eu beaucoup mais si tel était le cas, n’hésitez pas à contacter le service client pour un remplacement.

Ouvert, le piano dévoile ses entrailles et sa table d’harmonie, avec ses 25 touches et ses 25 marteaux qui viennent chacun taper contre leur corde dorée, ses quelques touches de rouge et ses ouïes dorées, et ses étouffoirs hormis sur les notes les plus aigües comme sur un vrai piano. N’oublions pas non plus la touche finale : une grande tile de 6×6 tenons blanche, tampographiée d’un morceau composé par le fan designer du set, Donny Chen.

Une construction intéressante

Comme vous avez pu le lire au chapitre dédié, la construction est globalement intéressante et variée. Elle propose un “défi” intéressant, y compris pour les constructeurs les plus chevronnés avec quelques techniques bien senties. Seul petit écueil, inhérent à la réalisation d’un piano de 25 touches… la réalisation des 25 touches. Cette étape est relativement longue et fastidieuse puisque très répétitive. Pour le reste, c’est du tout bon. Un peu de Technic, du SNOT dans tous les coins pour un résultat quasiment studless du plus bel effet. Il faudra compter environ 9 heures pour en venir à bout, mais le jeu en vaut la chandelle tant le design est réussi. Une expérience de construction très gratifiante.

Un prix cohérent

Même si, comme je le disais plus haut, je m’interroge encore sur l’absolue nécessité de proposer un piano qui fait vraiment de la musique (surtout avec les concessions que je mentionne), la présence de pièces Powered UP fait incontestablement grimper la facture. Mais celle-ci reste presque raisonnable : 3662 pièces, pour 349,99 €, dont les 3 pièces Powered UP qui, vendues séparément, coûtent tout de même la bagatelle de 83 €. Ces pièces mises à part, le ratio prix/pièce est donc tout à fait cohérent. Aurait-il fallu rendre optionnelle cette faculté de motoriser le set, et faire baisser la facture ? Peut-être.

Pour résumer

LEGO nous livre ici un superbe set, tant dans son design que dans ses fonctionnalités “non connectées”. Mais le marketing n’aurait pas dû nous promettre un piano sur lequel “on peut vraiment jouer” : ce n’est malheureusement pas le cas. Et il y a une grande différence entre “jouer du piano” et “jouer avec un piano” : c’est cette seconde assertion qui semble plus adaptée. Ce piano reste néanmoins un excellent set !

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce modèle. Vous le trouverez sur le [email protected], à cette adresse. N’hésitez pas à partager votre point de vue, en intervenant dans les commentaires un peu plus bas !

Merci à LEGO pour la fourniture du set pour cette review. La fourniture d’un set ne garantit en rien une review positive, et tout ce que vous avez pu lire dans cet article est l’expression de ma propre opinion.

RÉSULTATS
Design
Expérience de construction
Bonne affaire
S’abonner
Notifier de
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

12 Commentaires
plus récent
plus ancien Le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments
Cuzion

Très belle review et la vidéo est la bienvenue, ça permet de mieux se rendre compte du mécanisme et du volume du piano. Pour en revenir au set, je reste mitigé devant. Pour le négatif, je dirai que le prix est déjà un bel écueil mais n’ayant pas particulièrement d’affinité avec le piano, je suis assez stoïque sur ce choix. Idem avec le power up. Est-ce vraiment utile? ou comme l’écrit @Le Tonyz une simple manivelle avec possibilité de motoriser n’aurait-il pas suffit? Pour le positif, je suis assez en admiration quand à la mécanique et au rendu final. Le… Lire la suite »

Le Tonyz

Merci Mephisto pour cette review très complète ! Ce piano est très réussi, aussi bien au niveau esthétique que fonctionnalités. C’est plaisant de voir un set qui sort de l’ordinaire. en dehors de la partie répétitive des touches, la construction semble des plus intéressantes. Je te rejoins sur la fonctionnalité connectée : certes, elle apporte un petit plus, ça rend le piano plus “vivant”, mais on ne joue pas du piano ! Bref, ça sera amusant à voir jouer pendant 10 minutes ou en tapotant les touches, puis ça restera un bel objet d’exposition qu’on ne fera presque plus “jouer”.… Lire la suite »

Legonoblois

Waouh, superbe article et sympa la vidéo. Les touches sont bruyantes… La construction à l’air vraiment agréable, sauf les 25 touches ! C’est clair que les fonctions power_up en option auraient été mieux, pour baisser le prix.

Legonoblois

Ok, ça devait être monstrueux le bruit avant alors ! Mais bon, après c’est pas évident de faire un truc silencieux. Il y a le même problème avec la moulinette de la NES pour la télé apparemment.

Julien

Superbe review, merci 😉 Ce set est superbe et fait vraiment envie. J’ai quelques questions : Y a t’il des différences de teinte sur les briques ? Comme on peut le voir sur plein d’autres sets… La tôle blanche 6×6 est-ce celle avec le gros point d’injection au centre et de couleur mate? Apparemment l’expérience et le plaisir de montage sont là et c’est un des critères les plus importants pour moi donc tu confirmes mon intuition… PS : la fameuse brique 1×8 brickonaute ou peut on se la procurer ???? Encore merci pour la revue qui va a l’essentiel… Lire la suite »

Julien

Ça pourrait intéresser les membres si tu en faisais faire je pense…

Elvis

Review très complète pour un set qui va certainement avoir aussi bien de grands fans que de farouches détracteurs
Compte-tenu de la promesse à “demi” tenue, laisser l’opportunité à chacun de décider de la pertinence de motoriser l’engin aurait été surement préférable en effet, surtout au prix de l’ensemble powered-up
Je ne crois pas que je me laisserai tenter par ce set même si à l’air d’être vraiment impressionnant de finitions

PS : J’aime bien le rajout de la vidéo, si tu peux le faire plus souvent ça apporte un vrai plus