Je vous propose aujourd’hui un détour par la gamme LEGO Technic, avec la première moto de cette gamme à intégrer une boîte de vitesses. Découvrons ensemble si ce set 42107 Ducati Panigale V4 R rend hommage au monstre de puissance du fabricant italien Ducati.

Informations principales :

Boîte et inventaire

Sur la face avant de la boîte, la moto est sur son stand dans la pitlane d’un circuit dont on aperçoit les tribunes en arrière-plan. Sur l’un des côtés, un petit hologramme nous assure qu’il s’agit d’un produit sous licence officielle Ducati. Au dos de la boîte, une vue éclatée nous permet de voir ce qui se cache sous la carrosserie. Quelques vignettes nous présentent les principales fonctionnalités du modèle. Une photo de la vraie moto nous indique également certaines de ses caractéristiques : une bête de 221 chevaux pour 172 kg !

A l’intérieur, nous trouvons 6 sachets de pièces, deux jantes, deux pneus et la verrière souple sous la forme d’une petite feuille de plastique épais. Nous avons également une notice d’instructions de 128 pages pour 208 étapes de construction, et une énorme planche de 19 autocollants.

L’inventaire est plutôt intéressant. Il contient un certain nombre d’éléments rares que j’ai résumés dans le tableau ci-dessous.

nombreimagenomcouleurnombre de sets
1Tyre Narrow, Dia. 94.3, No. 1noir1
2Design Element W/ Cross Hole, No. 1light bluish gray1
1Design Element, W/ 4.85 Holelight bluish gray1
2Shock Absorber, No. 1pearl gold1
1Angular Panel 3X5X3 W/ 4.85 Holerouge2

La construction

La construction commence par le cadre de la moto, constitué de beams de différentes formes et qui contiendra par la suite les éléments mécaniques. Sur sa partie supérieure, une pièce rouge courbée représente la partie avant du réservoir – le reste de celui-ci étant représenté par quelques pièces grises.

La construction continue avec la boîte de vitesses, par un premier sous-ensemble construit à part que l’on vient fixer dans le cadre. Remarquez le Gear Shifter orange qui, comme son nom l’indique, permettra d’engager un engrenage d’un côté ou de l’autre et le rapport de la boîte de vitesse correspondant. On complète cette boîte de vitesses, puis on ajoute le moteur V4 juste au-dessus de celle-ci. On “ferme” alors le cadre et on ajoute les derniers engrenages, et l’élastique qui permet de transmettre le mouvement au moteur.

Le bras oscillant et sont amortisseur sont assemblés à part, puis ajoutés à la moto. On termine la boîte de vitesses avec un L Beam retenu par un élastique, qui maintient en place un engrenage (Technic Angular Wheel) et qui permet la sélection de la vitesse depuis la pédale située de l’autre côté de la machine.

Nous repassons alors à l’avant de la moto. La fourche et ses deux amortisseurs est également assemblée à part puis fixée à la moto en deux points. Remarquez les jolis amortisseurs créés pour l’occasion, et leur couleur pearl gold.

Nous nous occupons ensuite de “l’habillage” de la Ducati. De chaque côté, 3 ensembles de panels de différentes tailles reproduisent assez fidèlement la carrosserie de la machine. Par contre, c’est un festival d’autocollants pas spécialement faciles à appliquer étant donnée la grande taille de certaines pièces.

On ajoute la roue arrière, puis on construit le petit stand qui permet de maintenir la moto debout. Un petit axe légèrement saillant vient s’insérer dans le bras oscillant, au niveau de la roue. La selle est constituée de quelques beams noirs, et un petit sous-ensemble rouge prend place à l’arrière de celle-ci. Nous nous occupons alors de la bulle et ses phares brick built, dont la forme particulière est ici plutôt bien reproduite. La bulle est une pièce souple fixée grâce à deux katanas (!) rouges. On attache la bulle à l’avant de la moto, ce qui achève notre construction.

Verdict

Je me suis livré à un petit “montage” afin de comparer la moto LEGO avec la vraie. Pour un produit sous licence, la ressemblance avec le modèle d’origine a tout de même son importance.

Les proportions sont globalement bonnes, même si la roue arrière peut paraître un peu petite. L’utilisation de pièces spéciales pour les disques de frein et pour les amortisseurs à l’avant sont également très intéressantes. Après, il ne faut pas se mentir : Au niveau de la carrosserie, ça n’a pas grand chose à voir. Les courbes de la sportive italienne étaient sans doute trop complexes à reproduire, mais je pense tout de même qu’il y avait quelques améliorations possibles. La partie basse de notre modèle LEGO est beaucoup trop “vide” et la selle est pour ainsi dire inexistante. La partie grise du réservoir est également plutôt étrange. Tout n’est pas à jeter, mais au rang du design la moto héritera d’un “peut mieux faire”.

Au rang des fonctionnalités, et LEGO a beaucoup communiqué sur ce point, il s’agit de la première moto LEGO à disposer d’une boîte de vitesses. Elle n’a certes que 2 rapports (+ le neutre), mais loger une boîte de vitesses dans un espace aussi réduit est tout de même une prouesse. Comme pour une vraie moto, le premier rapport est en bas, et le second en haut. Le neutre se situe au milieu. Il est assez aisé d’observer le moteur factice et l’effet d’un rapport ou de l’autre en faisant avancer la machine. Un point d’amélioration néanmoins : le mouvement est transmis à ce moteur par l’intermédiaire d’un élastique plutôt que par une roue dentée, je suis assez sceptique sur la durée de vie du système.

Les autres fonctionnalités intéressantes sont plus classiques : les suspensions et le guidon fonctionnels, et le fameux moteur V4 qui tourne lorsqu’on fait avancer la machine. C’est simple, mais bien exécuté.

La construction est dans l’ensemble très intéressante et variée, et permet au fil des étapes de tester les différentes fonctionnalités “à nu”. C’est une des grandes forces de cette gamme, offrant au-delà de l’activité de construction un aspect “éducatif” très intéressant. Il est par ailleurs ici très facile de démonter les panneaux de carrosserie pour observer l’intérieur, et voir comment la moto est conçue. En parlant de la carrosserie, l’application des autocollants est en revanche plutôt pénible et ternit quelque peu l’expérience de construction.

Alors pour 59,99 €, faut-il craquer pour ce modèle ? Si vous l’achetez pour les fonctionnalités qu’elle propose, elle vaut le détour. Si par contre vous souhaitez l’exposer dans votre collection de motos, vous risqueriez d’être déçu…

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce modèle. Vous le trouverez sur le [email protected], à cette adresse ou encore chez Amazon ou à la FNAC. N’hésitez pas à partager votre point de vue, en intervenant dans les commentaires un peu plus bas !

Merci à LEGO pour la fourniture du set pour cette review. La fourniture d’un set ne garantit en rien une review positive, et tout ce que vous avez pu lire dans cet article est l’expression de ma propre opinion.

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3 Commentaires
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Cuzion

Merci pour la review.
Un peu comme toute le monde, je trouve le rendu décevant mais réinterpréter une telle bête n’est pas chose aisée. A mon avis le pire est de passer du regard bestial de la belle à un espèce de Transformers de seconde main, dommage.
Heureusement que je ne fais pas dans le Technic ^^’

Le Tonyz

Merci d’avoir fait la review de la Ducati ! Une belle moto à la base, mais son interprétation en brique est plus discutable niveau esthétique. C’était le même problème avec la BMW 1200 GS, jolie sous certains angles, mais vide ailleurs, comme pour cette Ducati.
Elle finira tout de même dans ma collection, mais surtout pour son côté moteur + boite qui m’intéresse de construire. Si LEGO persiste de faire que des motos sous licence, j’espère que la prochaine sera plus adaptée avec des formes moins complexes.

Elvis

Il faut reconnaître que c’est plutôt difficile avec aussi peu de pièces de reproduire le design de la bête avec autant de fonctionnalités. Certaines « grosses » voitures ne font pas vraiment mieux. Ça doit être compliqué pour les collectionneurs de véhicules de faire l’impasse