A chaque nouveau volet de la saga Star Wars, Disney nous offre une nouvelle mascotte à adopter. LEGO nous a déjà proposé quelques interprétations de celles-ci avec les  sets 75187 BB-8 (2017) et 75230 Porg (2018). Dans la même veine, le set 75255 Yoda proposait l’année dernière une reproduction d’un personnage emblématique. Sorti cette année, le petit set dont nous allons parler aujourd’hui reproduit le petit robot vu dans l’Episode IX, L’Ascension de Skywalker. En ce 4 Mai (May the 4th), petit tour d’horizon du set 75278 D-0.

Informations principales :

Boîte et inventaire

Sur la face avant de la boîte, notre petit droïde est mis en scène sur un fond enherbé. On le retrouve au même endroit au dos de la boîte, dans une position légèrement différente. Une première vignette nous indique les dimensions de la chose (27cm de haut), et une seconde les principales “fonctionnalités” du modèle : la rotation de la tête sur son axe, et d’avant en arrière. La boîte semble relativement grande lorsqu’on sait qu’elle ne contient que 519 pièces, et cette impression se confirme lorsqu’on l’ouvre : c’est plutôt vide.

A l’intérieur, nous trouvons 4 sachets de pièces numérotés, et un cinquième contenant quelques tubes souples habituellement utilisés dans les modèles Technic pneumatiques. On trouve également une notice d’instructions de 72 pages pour 157 étapes de construction, et un unique autocollant pour la plaque de présentation.

Parmi cet inventaire de 519 pièces, nous trouvons 4 pièces rares résumées dans le tableau ci-dessous.

nombreimagenomcouleurnombre de sets
1Pneumatic Tube 112Mmlight bluish gray2
1Weapon Barrelblanc2
1Tile Round 2 x 2 with Black Lines printvert1
1Cone Half 8 x 4 x 6 with 3 Black Lines/Stripes printblanc1

La minifig

Même si on ne peut pas parler de minifig, LEGO nous fournit ici le petit droïde dans une version identique à celle vue dans les sets 75249 Resistance Y-Wing Starfighter et 75257 Millennium Falcon en 2019.

La réalisation du petit droïde est simple mais propre. Il est plutôt petit : il était difficile de faire beaucoup mieux à cette échelle tout en assurant une qualité de tampographie suffisante. Il est constitué d’une seule pièce et, faut-il le préciser, il ne roule pas. Notez que les deux faces du corps sont différentes, tout comme notre grand modèle. Il dispose d’un tenon à l’arrière de la tête auquel il sera difficile de fixer quoi que ce soit, au risque de le déséquilibrer.

La construction

Nous commençons par la construction de la partie centrale, située à l’intérieur de la roue. Celle-ci est constituée pour l’essentiel de briques SNOT, de sorte à pouvoir décorer les deux faces par la suite. Nous construisons alors la roue, dont la conception est intéressante : elle est basée autour de deux tubes Technic habituellement utilisés dans les modèles pneumatiques de la gamme, sur lesquelles viennent s’enfiler, comme des perles, les éléments constitutifs de la roue. On la fixe ensuite autour du corps préalablement assemblé, puis sur une plate. Tous les éléments prennent plutôt bien leur place, et demandent peu d’ajustement pour équilibrer les espacements. Les tubes restent légèrement visibles une fois le modèle assemblé. Et vous l’aurez compris : la roue ne tourne pas.

Nous construisons alors deux sous-ensembles qui prennent place de part et d’autre du corps. Ils sont verts dans leur moitié inférieure, et blancs en haut. On décore ensuite ces éléments de quelques greebles avant de les fixer.

Nous continuons avec quelques pièces Technic constituant le bras reliant la partie supérieure du corps à la roue. Puis nous assemblons le petit mécanisme qui, par l’intermédiaire de deux engrenages, permettra la rotation de la tête via une molette déportée. L’ensemble est joliment maquillé, et rend le mécanisme invisible une fois la construction terminée. D’autres tubes Technic sont utilisés ici à des fins décoratives, pour reproduire les quelques câbles qui relient les deux parties du corps du droïde.

Il ne nous reste qu’à assembler la tête, constituée de 4 demi-cônes de deux couleurs différentes. La tile au bout du “nez” et les 3 grandes bandes noires sont tampographiées, fort heureusement. Une plate ronde, fixée grâce à un axe Technic traversant l’ensemble de la tête, supporte les 3 antennes et le système de fixation au reste du corps. Nous terminons notre modèle avec son support de présentation, et l’autocollant présentant quelques unes des caractéristiques du droïde. Celles-ci sont d’ailleurs assez anecdotiques et auraient certainement mérité un peu plus d’attention pour un produit destiné à être exposé.

Verdict

Si notre droïde dispose de deux “fonctionnalités”, ce n’est clairement pas un jouet mais plutôt un objet d’exposition. Deux molettes servent ici à tourner la tête ou à l’incliner, et permettront de donner au droïde l’allure que l’on souhaite avant de le mettre dans la bibliothèque ou la vitrine. Dommage d’ailleurs qu’on ne puisse pas pencher légèrement vers l’avant le bras supportant la tête, qui aurait offert au robot une posture plus dynamique.

Au rang du design, c’est à mon avis “mi-figue, mi-raisin”. La façon de réaliser la roue est intéressante même si les tubes flexibles qui la composent restent légèrement visibles. Les quelques câbles, le bras et le support de la tête sont également bien réalisés.

Je trouve cependant que les deux côtés de la roue auraient mérité un peu plus de travail : des tenons de briques SNOT, de couleur tan, restent légèrement visibles, et côté “bras” la partie blanche supérieure n’est pas vraiment ronde. Dans la même veine, les deux demi-cônes blancs constituant la tête auraient mérité d’être un peu plus décorés sur leur partie arrière. Et la fixation déportée de la tête n’est pas très élégante : sur le “vrai” droïde, la tête tient directement sur la partie noire située juste en dessous qui fait office de cou.

La construction est très intéressante, son “point d’orgue” étant très certainement la réalisation de la roue et sa fixation, les différents éléments qui la composent s’ajustant presque parfaitement du premier coup. Les techniques d’assemblage sont variées et on ne s’ennuie pas durant les 157 étapes de construction qui vous prendront un peu plus d’une heure.

Reste l’épineuse question du prix, et là encore ce set est particulièrement cher : 74,99 €, pour 519 pièces, soit un peu plus de 0,14 € / pièce. Et, hormis les deux demi-cônes blancs, il n’y a pas de pièces particulièrement imposantes qui justifient un tel niveau de prix. A l’heure où j’écris ces lignes, il est exactement au même prix chez les revendeurs habituels. Il me paraît donc sage d’attendre quelques promotions avant de l’ajouter à votre collection.

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce modèle. Vous le trouverez sur la boutique officielle en ligne, à cette adresse ou encore chez Amazon ou à la FNAC. N’hésitez pas à partager votre point de vue, en intervenant dans les commentaires un peu plus bas !

Pour votre parfaite information, ce set ne m’a pas été fourni par LEGO et est issu de ma collection personnelle.

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2 Commentaires
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Simicro

Merci Mephisto. La boîte est bof bof avec le fond d’herbe terne, monotone, sans relief. Sinon j’aime bien ce droïde avec quelques points de construction avec la tyauterie en plastique que je trouve ingénieux.

Elvis

Merci pour la review
Mais comme je n’ai pas (encore ?) vu le film et que ce robot ne m’attire pas d’un point de vue design, pour l’instant (avec en plus un prix prohibitif ! ) ce sera sans moi