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Review LEGO Star Wars 75459 Imperial Lambda-Class Shuttle

📦 Référence
75459
🧱 Pièces
961
💶 Prix public
149,99 € ↗
📅 Sortie
1er juillet 2026
🎯 Âge
14+

La Navette impériale de classe Lambda est l’un des vaisseaux les plus reconnaissables de l’univers Star Wars, et LEGO ne s’est pas privé de la décliner à plusieurs reprises à l’échelle minifig depuis le début des années 2000. Avec le set LEGO Star Wars 75459 Imperial Lambda-Class Shuttle, c’est au tour de l’univers de The Mandalorian de proposer sa propre version du vaisseau, dans la continuité du LEGO Star Wars 75302 Imperial Shuttle (mon test) sorti en 2021. L’occasion toute trouvée de voir comment ce nouveau modèle se positionne face à ses prédécesseurs, et notamment face à la version, forcément plus modeste, qu’on croise au détour de l’imposant LEGO Star Wars 75419 Death Star (mon test) sorti l’an dernier.

Expérience de construction

Avec ses 9 sachets et une notice de 188 pages, l’assemblage de cette navette demande un peu de temps — comptez environ 2 heures pour en profiter pleinement, sans précipitation. La construction démarre par la structure inférieure et la partie centrale : dès les deux premiers sachets, de grands beams Technic verticaux viennent rigidifier l’ensemble, et quelques emplacements sont prévus pour les minifigs à l’intérieur, sans qu’il s’agisse vraiment de sièges. Le sachet 3 referme le « toit » de la structure centrale et installe un nouveau beam Technic qui servira de point d’ancrage pour l’aile supérieure, montée au sachet 4 : une pièce imposante composée de grandes slopes et solidarisée à la structure via des axes Technic.

Le nez et la verrière arrivent au sachet 5, et viennent se fixer sur des pins laissés en attente depuis le tout premier sachet — le cockpit se referme alors de façon très satisfaisante, sans laisser le moindre vide. Les sachets 6 et 7, identiques, s’occupent chacun d’une aile latérale : le système de fixation, avec ses gros engrenages, un axe Technic et des pins à friction, est particulièrement bien pensé, les engrenages s’intégrant directement dans l’esthétique du vaisseau. Le sachet 8 apporte le gros moteur arrière en SNOT ainsi que les deux sous-assemblages symétriques qui intègrent les spring shooters, avant un dernier sachet qui referme la baie principale, crée les ailes et installe le train d’atterrissage, un parallélogramme déformable accroché sous la carlingue.

Seul bémol : les deux sous-ensembles d’ailes assemblés dans ce dernier sachet sont très (trop) fins, un point sur lequel je reviendrai dans la partie Design. Pour le reste, c’est une construction agréable du début à la fin, avec un cockpit particulièrement réussi et un système d’ailes repliables ingénieux. Et sans le moindre sticker, et ça c’est appréciable.

Les minifigs

Le set embarque 5 minifigurines, toutes liées à la Saison 2 de The Mandalorian : le Mandalorian lui-même, devenu un habitué des sets LEGO Star Wars récents, Moff Gideon avec son dark saber, un pilote de navette impériale au design inédit, un Stormtrooper classique, et surtout le Dr. Pershing, qui fait ici sa toute première apparition en minifigurine LEGO.

Le Mandalorian reprend le torse très réussi (avec bras tampographiés) produit depuis 2021, associé à de nouvelles jambes avec tampographie des pieds, une cape grise et le casque habituel. Moff Gideon hérite de jambes monochromes, d’un torse et d’une tête inédits, et d’une cape bicolore noir/rouge. Le pilote, de son côté, profite d’un très joli torse inédit avec un bras tampographié, de jambes monochromes ainsi que d’une tête et d’un casque inédits.

Le Stormtrooper reste sans surprise, dans la droite ligne des figurines classiques de la gamme. Le Dr. Pershing, enfin, arrive avec des jambes monochromes et un torse inédit assez simple, mais un visage inédit très réussi — une jolie manière de marquer sa première apparition. Petit plus appréciable : le Dr. Pershing, le pilote et Moff Gideon ont chacun une tête à double visage, pour varier les expressions.

Design

Difficile de parler de ce set sans évoquer ses devancières : la Navette impériale de classe Lambda en est à sa cinquième interprétation à l’échelle minifig depuis le début des années 2000, sans compter les nombreuses versions microscale glissées dans des polybags ou calendriers de l’Avent, la version Ultimate Collector Series (réf. 10212), et la déclinaison midi-scale intégrée au LEGO Star Wars 75419 Death Star (mon test) l’an dernier.

Sur ce dernier point, la comparaison reste forcément limitée : la navette nichée dans l’Étoile de la Mort n’est qu’un élément parmi des dizaines d’autres (ascenseur, broyeur à déchets, superlaser…), construite à une échelle adaptée. Elle a surtout valeur de clin d’œil, perdue dans l’immensité du modèle.

La comparaison la plus pertinente reste donc avec le set LEGO Star Wars 75302 Imperial Shuttle, sorti en 2021. Un set nettement moins ambitieux que celui qui nous intéresse aujourd’hui, tant dans l’inventaire (660 pièces contre 961), le nombre de minifigs (3 contre 5), et la taille. Et malgré l’inventaire nettement plus étoffé de cette version 2026, elle présente malheureusement le même défaut principal : des ailes trop fines, qui exposent la face inférieure des plates et le système de fixation.

Autre détail qui m’a interpellé en manipulant le modèle : une différence de teinte perceptible entre certaines pièces blanches, ce qui reste surprenant pour un fabricant du calibre de LEGO.

Sur la silhouette générale, le modèle reste plus trapu et moins élancé que le vaisseau qu’on voit à l’écran dans la saga. Le train d’atterrissage fait également un peu le service minimum, avec des pièces Technic assez grossières et des pins qui restent visibles une fois déployés. À l’inverse, le travail sur le cockpit est très réussi, et l’arrière s’en sort bien grâce à ses deux gros moteurs bien sculptés.

Le set ne manque pas non plus de détails qui font plaisir : le système de repliement des ailes avec ses gros engrenages est visuellement très satisfaisant, tout comme la petite rampe clipsée sous la carlingue. Le système d’ouverture du cockpit est lui aussi très bien fichu, même s’il ne loge qu’un seul pilote — les 4 autres minifigs trouvent leur place à l’arrière, dans une baie dont le système de fermeture latérale est particulièrement bien ajusté. Et comme évoqué plus haut, l’absence totale de stickers sur un set de cette ampleur prouve une fois de plus que LEGO sait parfaitement s’en passer quand la volonté y est.

Jouabilité

Côté fonctions, la navette ne manque pas d’arguments : ailes à abaisser pour le mode vol avec 2 spring shooters (des lance-missiles à ressorts), train d’atterrissage déployable, rampe de sortie qui s’abaisse une fois posé, cockpit qui s’ouvre pour accueillir le pilote, et trappes de chaque côté de la cabine pour installer les 4 autres personnages.

L’ensemble est très robuste, bien renforcé par les éléments Technic intégrés à la structure, et les différents mécanismes (ailes, train d’atterrissage, rampe) fonctionnent de manière fiable, sans donner la moindre impression de fragilité.

Seul regret : les ailes ne tiennent pas en position de vol et ont tendance à se replier sous leur propre poids, ce qui oblige soit à ruser comme je l’ai fait sur les photos, soit à privilégier la configuration repliée pour l’exposition.

Bonne affaire

À 149,99 € pour 961 pièces, notre affiche un ratio de 0,156 €/pièce. Comparé à ses contemporains directs de la gamme Star Wars 2026, il s’en sort plutôt bien : le set LEGO Star Wars 75447 The Razor Crest (149,99 €, 930 pièces) affiche par exemple 0,161 €/pièce. Mais on ne va pas se mentir, ça reste atrocement cher. En 2021, le set 75302 Imperial Shuttle était vendu 84,99 € pour 660 pièces, soit 0,128 €/pièce – en corrigeant avec l’inflation c’était en fait à peu près le même prix.

Conclusion

Au final, cette cinquième itération de la Navette impériale de classe Lambda confirme tout le savoir-faire de LEGO sur ce vaisseau emblématique : une construction agréable et variée, un casting de minifigs solide porté par la première apparition du Dr. Pershing, et des fonctions de jeu nombreuses et fiables. Elle reconduit malheureusement aussi le principal défaut de sa prédécesseure LEGO Star Wars 75302 Imperial Shuttle : des ailes trop fines qui exposent leur structure interne, un compromis discutable sur un set à 150 €. On recommandera donc ce set aux jeunes fans de The Mandalorian, à condition de le trouver pour (beaucoup) moins cher.

Vous retrouverez toutes les photos de cet article, ainsi que quelques autres, à cette adresse.

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce set. Vous le trouverez sur le Shop@Home, à cette adresse. Merci à LEGO pour la fourniture du set pour cette review.

LEGO Bricklink Designer Program Series 8 : les précommandes sont ouvertes

Mieux vaut tard que jamais comme on dit – j’ai un peu le nez dans le guidon en ce moment et j’ai complètement oublié de vous informer de l’ouverture de la précommande pour les sets de la Series 8 du Bricklink Designer Program. Fort heureusement, il n’est pas trop tard : tous les produits sont encore disponibles à l’heure où j’écris ces lignes – un signe de l’essoufflement de ce programme ?

Les règles ne changent pas : un set devra réunir un minimum de 3000 précommandes pour être effectivement produit, et les précommandes sont limitées à 2 copies de chaque set par foyer. La livraison des sets est prévue pour le mois de novembre 2026 – pensez à utiliser une carte bancaire qui sera valide jusqu’à cette date, elle ne sera débitée qu’au moment de l’expédition.

Un clic sur les liens ci-dessous ajoutera le produit concerné directement à votre panier.

LEGO 910064 Dustmark Keep, par brickhucker (4000 pièces – 349,99 €)
LEGO 910065 Coconut Cape, par BallisticBricks
(2425 pièces – 209,99 €)
LEGO 910066 Brick Railroad Locomotive, par TRBricks
(1428 pièces – 119,99 €)
LEGO 910067 Hot Air Balloon, par ExeSandbox (876 pièces – 79,99 €)
LEGO 910068 University of Science, par KingCreations (3995 pièces – 359,99 €)

La Fan Zone LEGO débarque à Paris pour la Coupe du Monde 2026 : le rendez-vous des fans de briques ET de ballon rond

Pour la Coupe du Monde de foot qui démarre aujourd’hui, LEGO ne se contente pas de sortir des sets thématiques : la marque s’installe carrément à Paris. Du 13 juin au 19 juillet 2026, le Groupe LEGO ouvre sa toute première Fan Zone LEGO en France, au Parc de la Villette (Prairie du Cercle Nord, Paris 19e).

Sur plus de 1 800 m², l’expérience est gratuite et pensée pour réconcilier deux passions qui ne se croisent pas si souvent : celle du ballon rond et celle de la brique LEGO. Au programme : retransmission des matchs de la Coupe du Monde sur écran géant, ateliers de construction en famille dès 6 ans (avec une création à ramener chez soi), une fresque collaborative à compléter, un espace de construction libre, et côté foot, un jeu de tir de précision et des matchs en 5 contre 5.

La pièce qui devrait faire le plus parler d’elle sur les réseaux : une reproduction du trophée officiel de la Coupe du Monde de la FIFA, haute de 4 mètres et entièrement construite en briques LEGO, accompagnée d’un diorama de 3 x 3 mètres assemblé à partir de plus de 400 000 briques.

L’accès est libre, mais l’inscription est fortement conseillée sur fanzonelego.com pour profiter du calendrier complet des animations et des diffusions de matchs.

Toutes les infos pratiques (horaires, accès, réservation) sont à retrouver sur fanzonelego.com et sur la page dédiée du Parc de la Villette.

Mini-review LEGO Friends 42700 Candy & Cupcake Ferris Wheel

📦 Référence
42700
🧱 Pièces
602
💶 Prix public
59,99 € ↗
📅 Sortie
Juin 2026
🎯 Âge
7+

LEGO Friends lance cet été une vague de produits dédiée aux parcs d’attractions, et le set La grande roue ornée de bonbons et cupcakes en est la pièce centrale, entre le petit LEGO Friends 42702 Spinning Flower & Fairy Teacup Ride (321 pièces, 39,99 €) et le grand LEGO Friends 42703 Mermaid Roller Coaster Ride (864 pièces, 99,99 €). Pour 59,99 € et 602 pièces, il propose une grande roue qui tourne, un stand de lancer d’anneaux, une barbe à papa et trois minidolls — tout un petit parc en bonbons à construire.

Expérience de construction

La boîte contient 5 sachets numérotés, plus deux grandes pièces — les demi-pylônes de la grande roue — livrées en vrac. La notice de 140 pages est claire et accompagnée d’une planche de 7 autocollants, faciles à positionner.

Le sachet 1 met en place le petit banc et le stand de confiseries / barbe à papa. Le sachet 2 enchaîne avec le jeu de lancer d’anneaux et son lot de peluches à gagner, ainsi que la base de la grande roue à partir de quelques grosses pièces. Le sachet 3, consacré à l’escalier d’accès et à la décoration de la base, est l’étape la moins palpitante de la construction (j’en ai même oublié de faire une photo !), mais le résultat est coloré et sympathique grâce aux grands sucres d’orge et aux ballons opalescents.

Les sachets 4 et 5 sont les plus intéressants techniquement : le 4 met en place les pylônes et la structure de la grande roue, dont la rotation s’effectue via des axes Technic de part et d’autre, actionnés manuellement par une petite molette — pas d’axe central donc, mais une rotation portée à ses deux extrémités. Le sachet 5 termine avec les trois nacelles, toutes identiques et construites avec beaucoup de SNOT, fixées en partie haute par de petites turntables qui leur permettent de rester à l’horizontale pendant la rotation.

Les minidolls et les peluches

Nova porte un short turquoise et un très joli haut avec une veste à zip à capuche ornée d’une planète dans le dos. Zac, lui, recycle la tenue du set LEGO Friends 42701 Koala Habitat & Care Centre (mon test) — salopette jaune ouverte sur un tee-shirt à tête de koala bleue. Le rapport avec la fête foraine n’est pas évident, mais le résultat reste plutôt réussi. Liann, en pantalon mauve à pattes d’éléphant et débardeur bicolore ouvert sur un tee-shirt rayé, est fournie avec un visage supplémentaire affichant une expression apeurée — un petit plus appréciable pour varier les mises en scène.

Les trois peluches qui accompagnent le set partagent le même moule mais se distinguent bien grâce à des tampographies et des coloris différents : on identifie facilement un narval, un beignet et une abeille. Un ajout sympathique et plutôt original.

Seul regret : aucun membre du personnel du parc n’est inclus, et on se demande qui est censé s’occuper des stands.

Design

Le thème bonbon est très lisible et cohérent, porté par des dominantes roses et rouges qu’on retrouve aussi bien sur les petits stands annexes que sur la barbe à papa et les sucres d’orge. Le set se suffit à lui-même avec sa grande roue et ses stands, et il n’est pas forcément raccord avec les deux autres boîtes Friends de la même vague consacrée à la fête foraine.

Le rendu général est coloré et soigné, même si la partie arrière de la grande roue (25 × 18 × 20 cm une fois montée) a été un peu négligée côté détails. Pour le reste, le niveau de finition est plus que suffisant.

Jouabilité

La fonctionnalité principale, la rotation de la grande roue actionnée manuellement par une petite molette, est fluide et robuste. Les trois nacelles accueillent chacune une minidoll, qui peuvent ainsi faire le manège toutes en même temps.

Avec les deux stands annexes et leurs nombreux accessoires, les mises en scène possibles sont variées. Comme évoqué plus haut, un ou deux membres du personnel du parc auraient apporté un vrai plus côté jouabilité.

Bonne affaire

À 59,99 € pour 602 pièces, le ratio s’établit à 0,10 €/pièce — plutôt correct quand on le compare avec les deux autres manèges de cette même vague. Le LEGO Friends 42702 Spinning Flower & Fairy Teacup Ride affiche 0,12 €/pièce (39,99 €/321 pièces) et le LEGO Friends 42703 Mermaid Roller Coaster Ride 0,116 €/pièce (99,99 €/864 pièces). Le 42700 est donc l’option la plus rentable des trois sur le papier, ce qui en fera un choix facile lorsqu’il s’agira de passer à la caisse. Même si 0,10 €/pièce pour une gamme maison comme LEGO Friends, ce n’est pas spécialement donné.

Conclusion

En résumé, le set LEGO Friends 42700 Candy & Cupcake Ferris Wheel est un set réussi : la grande roue tourne bien, la construction est variée et le rendu visuel reste cohérent avec son thème sucré. Les trois minidolls sont sympathiques, même si l’absence de personnel pour animer les stands laisse un petit manque côté mise en scène.

Vous retrouverez toutes les photos de cet article, ainsi que quelques autres, à cette adresse.

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce set. Vous le trouverez sur le Shop@Home, à cette adresse. Merci à LEGO pour la fourniture du set pour cette review.

Test LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir, le jeu vidéo

🎮 Plateformes
PC, PS5, Xbox Series X|S
💶 Prix public
69,99 €
📅 Sortie
22 mai 2026
🏗️ Studio
TT Games / Warner Bros. Games
🎯 Âge
PEGI 7

Exercice inhabituel aujourd’hui sur le blog : on délaisse les briques pour leur version vidéoludique, avec le test de LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir (LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight en VO), développé par TT Games et édité par Warner Bros. Games. Le jeu est disponible depuis le 22 mai 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series — une version Switch 2 est annoncée pour le 18 septembre 2026. Je le précise d’emblée : je ne suis pas testeur de jeux vidéo, et je ne vais pas vous parler de framerate ou de temps de chargement. Prenez plutôt cet article comme l’avis d’un fan de LEGO et du Chevalier Noir qui a passé quelques heures manette en main.

Testé sur PC (Steam) – en solo avec une configuration « gamer » et un écran large (d’où les proportions des captures d’écran !). Je n’ai pas rencontré de ralentissements mais je ne me prononcerais pas avec certitude sur des configurations plus modestes.

Un best-of de 85 ans de Batman

La grande idée de cet Héritage du Chevalier Noir, ce n’est ni une adaptation, ni une histoire originale : c’est un véritable best-of. TT Games a pioché dans toute l’histoire de la chauve-souris — les films de Tim Burton, la trilogie de Christopher Nolan, The Batman de Matt Reeves, la série animée des années 90, les comics et bien sûr les jeux Batman Arkham (de véritables monuments vidéoludiques que je ne saurais que trop vous conseiller) — pour relier tous ces moments cultes en une seule histoire, qui suit Bruce Wayne depuis ses débuts jusqu’à la formation de la Bat-Family au grand complet. On rejoue les scènes les plus célèbres des films, parfois quasiment plan par plan, parfois de façon totalement « revisitée ».

Évidemment, on reste dans un jeu LEGO : les passages les plus sombres sont systématiquement désamorcés par l’humour maison. Et qui fait toujours mouche, même si on a parfois honte de décrocher un sourire ! Les parents de Bruce disparaissent hors champ, ceux de Robin s’en tirent avec une simple mise à la porte du cirque, et le procureur Harvey Dent devient Double-Face après s’être pris une série d’objets sur le même côté du visage.

Petit point important pour les plus jeunes et ceux qui n’aiment pas lire les sous-titres : le jeu est intégralement doublé en français, et le doublage est de qualité.

Un vrai jeu Batman, pas juste un jeu LEGO

Si vous avez joué aux Batman Arkham, vous serez immédiatement en terrain connu : les combats reprennent leur système devenu culte, avec ces enchaînements fluides où Batman passe d’un ennemi à l’autre et contre les attaques au bon moment, le tout signalé par des icônes au-dessus de la tête des vilains. C’est plus permissif que dans les jeux d’origine — le public visé est plus jeune — mais les coups ont du poids et nettoyer une pièce remplie de sbires reste un vrai plaisir. On retrouve aussi les phases d’infiltration perché sur les gargouilles, les gadgets, la conduite de la Batmobile et le vol plané au-dessus des toits de Gotham. Des développeurs de Rocksteady, le studio derrière les Arkham, ont d’ailleurs participé au projet, et ça se sent.

Autre bonne décision : fini les 300 personnages interchangeables des précédents jeux LEGO, où l’on passait son temps à chercher le seul capable de détruire tel ou tel obstacle. Le casting est resserré sur une poignée de figures de la Bat-Family — Batman, Robin, Nightwing, Batgirl, Catwoman, le commissaire Gordon, Talia al Ghul — et chacun a ses capacités propres : câbles à tendre pour Robin et Nightwing, drone pour Batgirl, chats éclaireurs pour Catwoman, pistolet à mousse pour Gordon. Les mécaniques LEGO habituelles restent de la partie — on casse tout, on récolte des tenons, on construit pour avancer — et c’est d’ailleurs là que le bât blesse : les énigmes reposent toujours sur les mêmes ressorts, et certains niveaux peuvent tirer en longueur, surtout en solo.

Enfin pas vraiment en solo, puisqu’on joue toujours deux personnages en même temps, Batman avec un de ses acolytes. On peut également faire tout le jeu en coop – je n’ai personnellement pas testé cette possibilité.

Gotham sous la pluie

Pour en avoir testé plusieurs, visuellement, c’est sans doute le plus beau jeu LEGO jamais produit. TT Games pousse le souci du détail très loin : micro-rayures d’usure sur les minifigs, capes en tissu qui flottent au vent de manière bluffante. Gotham City, répartie sur plusieurs îles reliées par des ponts et des tunnels, mélange le gothique des films de Burton et l’ambiance sombre de ceux de Nolan et des jeux Arkham, sous une pluie quasi permanente. La ville regorge d’activités : crimes à stopper, énigmes de l’Homme-Mystère, courses, costumes et véhicules à débloquer… il y a de quoi faire.

Cette visite de la ville en mode open world sert de « liaison » aux différents chapitres qui constituent l’histoire principale, chapitres dans lesquels on retrouve la mécanique habituelle des objets à trouver et détruire, des « dépôts de Waynetech » (avec des puces pour débloquer des compétences) et les fameuses briques rouges qui n’ont ici qu’un rôle cosmétique – pas de bonus comme dans les autres jeux LEGO. Tous les niveaux sont rejouables via le bat ordinateur.

Mention spéciale à la Batcave, vraie bonne surprise du jeu : bien plus qu’un simple quartier général, elle devient progressivement un musée personnel dédié à Batman, personnalisable et extensible, où chaque costume, véhicule et trophée gagné vient remplir un emplacement. Difficile de ne pas vouloir compléter les dressings de la Bat-Family ou le garage — la Batmobile des films de Nolan, la moto, les tenues rétro…

Des bonus à débloquer avec les sets LEGO Batman

Petit clin d’œil qui parlera aux lecteurs du blog : les sets LEGO DC sortis le 1er mars dernier (mon article) permettent de débloquer des bonus dans le jeu. Chaque boîte contient un QR code sur la couverture de la notice : on le scanne depuis son compte LEGO Insiders, ce qui génère alors un code unique à saisir dans le menu du jeu. Les trois Batmobiles façon Speed Champions — 76331 Batman v Superman Batmobile, 76332 The Batman Batmobile et 76333 Batman & Robin Batmobile — ajoutent leur version numérique au garage de la Batcave, accompagnée d’une variante dorée, tandis que le set 76330 Batman Logo offre un costume de Batman doré. Rassurez-vous : il s’agit uniquement de bonus cosmétiques, rien d’indispensable pour finir le jeu à 100 %. Les codes sont à usage unique et valables jusqu’au 1er mars 2029.

Durée de vie et difficulté

Comptez une quinzaine d’heures pour boucler l’histoire principale et ses cinq chapitres, et facilement 40 à 50 heures pour tout débloquer. C’est généreux, d’autant que les défis annexes ne sont pas du remplissage : certains conditionnent l’obtention des derniers costumes et véhicules.

Concernant la difficulté, même en mode « Chevalier Noir » (le niveau le plus élevé), le jeu reste très accessible : les ennemis sont peu agressifs — un choix sans doute volontaire pour ne pas décourager les plus jeunes — et perdre relève de l’accident (bon, ça m’est quand même arrivé !). Les joueurs aguerris venus chercher un vrai challenge resteront sur leur faim de ce côté-là.

Bonne affaire ?

À 69,99 €, on est sur le tarif d’un gros jeu à sa sortie — un positionnement inédit pour un jeu LEGO, traditionnellement vendu un cran en dessous. Mais le contenu suit : 40 à 50 heures de jeu pour tout voir, une aventure entièrement jouable à deux, et un niveau de finition jamais vu pour un jeu LEGO. Si vous êtes fan de Batman, parent d’un apprenti justicier (ou même mieux, les deux), le rapport contenu/prix est excellent. Si vous cherchez avant tout du challenge, attendez plutôt une promo.

Notez qu’il existe aussi une version Deluxe pour une vingtaine d’euros supplémentaires, qui débloque plusieurs éléments cosmétiques, une mission supplémentaire pour le mode histoire, et un mode « Chaos » – ces derniers éléments seront disponibles sous la forme d’un DLC attendu pour le 18 septembre 2026.

Conclusion

En mariant le meilleur des jeux Batman Arkham à l’humour LEGO caractéristique des jeux de TT Games, LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir réussit son pari : être à la fois un jeu LEGO particulièrement ambitieux et divertissant, et l’un des plus beaux hommages rendus au Chevalier Noir. Les fans de Batman comme les familles peuvent y aller les yeux fermés ; les amateurs de défis y trouveront malgré tout un très bel intermède en attendant le prochain « vrai » jeu Batman.

Vous retrouverez tous les screenshots de cet article, ainsi que quelques autres, à cette adresse.

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce jeu. Merci à LEGO pour la fourniture du code de test.

Review LEGO Harry Potter 76478 Book Nook: Dumbledore’s Office

📦 Référence
76478
🧱 Pièces
1 182
💶 Prix public
119,99 € ↗
📅 Sortie
Juin 2026
🎯 Âge
10+

Deuxième opus du format Book Nook dans la gamme LEGO Harry Potter, Book Nook : le bureau de Dumbledore s’attaque à l’une des pièces les plus iconiques de Poudlard. Après le LEGO Harry Potter 76450 Book Nook: Hogwarts Express, LEGO monte en pièces et en ambition avec un bureau du directeur ouvert comme un livre, plusieurs accessoires amovibles et quelques easter eggs bien dissimulés dans la pièce.

Expérience de construction

La boîte contient 10 sachets numérotés et 2 notices — signe que la construction se divise en deux grandes parties symétriques. On commence par la section centrale avec le bureau de Dumbledore : jolis détails sur le fauteuil, colonnes à l’arrière, et un lustre accroché sur des éléments Technic qui tranche avec le reste de la construction. Le tiroir discret sous le bureau dissimule déjà une première surprise. Les sachets 3 à 6 construisent ensuite le côté droit : meubles posés en angle grâce à des charnières, escalier avec une rampe dorée, bibliothèques dont les tranches de livres sont rendues en SNOT — un rappel visuel bienvenu du format book nook — puis les murs montés progressivement avec leurs fenêtres et la Pensine nichée dans une petite alcôve formée, là encore, avec des charnières. Les sachets 7 à 10 reprennent exactement le même enchaînement en miroir de l’autre côté, avec cheminée et placard en bonus.

Comptez environ deux heures pour tout monter, dans une séance agréable même si la symétrie de la construction la rend un peu prévisible à partir de la deuxième notice. Le principal bémol reste les autocollants : 18 au total, dont une planche entière sur fond miroir réservée aux portraits de directeurs et aux citations. Plusieurs doivent être collés à l’intérieur de panels — une opération franchement délicate pour un set annoncé 10+.

Les minifigs

Le set fait cohabiter deux minifigurines classiques et deux figurines hors-norme. Du côté classique, Harry Potter reçoit un torse commun déjà vu dans pas moins de 18 sets depuis 2021 — difficile de faire plus économique pour LEGO. À l’opposé, Dumbledore a droit à un traitement royal : robe tampographiée en totalité, sur l’avant, l’arrière et les bras, avec un niveau de détail qu’on n’avait pas encore vu sur le personnage. C’est probablement la meilleure minifig du directeur jamais proposée dans la gamme, et elle justifie à elle seule l’intérêt du set pour les collectionneurs.

Fumseck est proposé dans une version similaire à celle du LEGO Harry Potter 76454 Hogwarts Castle: The Main Tower. La vraie nouveauté vient du Patronus phénix collector édition 25e anniversaire : ailes déployées, il est particulièrement impressionnant et réussi. Il fait partie d’une série de Patronus inédits répartis dans les différents sets de la vague été 2026 — une raison supplémentaire de craquer si vous êtes dans cette logique de collection.

Design

Le bureau de Dumbledore est un excellent choix pour le format Book Nook : la pièce est naturellement remplie de livres dans les films, ce qui rend l’intégration dans une bibliothèque d’autant plus cohérente. Le résultat ouvert est dense et lisible — bureau au centre immédiatement reconnaissable, escaliers latéraux aux murs couverts de livres, même si on aurait aimé que ces derniers montent un peu plus haut pour mieux remplir la hauteur disponible. On notera que l’extérieur du Book Nook fermé ne bénéficie d’aucune décoration particulière, contrairement au LEGO Icons 10351 Sherlock Holmes: Book Nook (notre test) dont la couverture était travaillée.

Malgré l’indication 10+, ce set n’est pas vraiment un jouet — c’est une pièce d’exposition pour adulte qui se retrouvera bien mieux sur une étagère que dans les mains d’un enfant. En position ouverte (45 cm de large), la surface de jeu reste pourtant réelle grâce à de nombreux accessoires détachables : Pensine, cabinet des souvenirs, cheminée… Et les clins d’œil aux fans sont nombreux : on retrouve des dragées de Bertie Crochue et — pour les puristes — une boîte de sherbet lemons, le bonbon préféré de Dumbledore. Le Choixpeau est évidemment de la partie. Harry Potter est fourni avec le journal de Tom Jédusor, et l’épée de Gryffondor se cache dans le tiroir secret sous le bureau.

Les portraits de directeurs, eux, sont rendus par des autocollants — nombreux, inévitables vu leur quantité, mais qui auraient mérité d’être imprimés sur un set de ce niveau de prix. Ce n’est pas la première fois que LEGO fait ce choix pour ses portraits de sorciers : le LEGO Harry Potter 40577 Hogwarts: Grand Staircase (notre test) avait déjà opté pour la même solution.

Bonne affaire

À 119,99 € pour 1 182 pièces, on tombe à 0,10 €/pièce — dans le bas de la fourchette pour un set LEGO Harry Potter sous licence, généralement entre 0,10 et 0,13 €/pièce. Le LEGO Harry Potter 76450 Book Nook: Hogwarts Express (2025, 832 pièces, 99,99 €) se situait à 0,12 €/pièce, et le LEGO Harry Potter 76471 Knockturn Alley Wizarding Shops (2026, 788 pièces, 99,99 €) à 0,127 €/pièce. Sur le critère du ratio, le bureau de Dumbledore est la meilleure affaire des sets Harry Potter de cette vague.

Si on élargit la comparaison aux autres Book Nooks LEGO sortis en 2025, le tableau est plus nuancé. Le LEGO Icons 10351 Sherlock Holmes: Book Nook (notre test) proposait 1 359 pièces au même prix de 119,99 €, soit 0,088 €/pièce — sans licence, donc sans le surcotût habituel. Le LEGO Icons 10367 The Lord of the Rings: Balrog Book Nook (1 201 pièces, 119,99 €) affiche le même ratio de 0,10 €/pièce, avec une construction beaucoup plus minérale qui ne sollicite pas les mêmes types de décoration. À prix égal, les trois se tiennent sur le ratio ; la différence se fait sur le contenu et le style de construction.

Conclusion

Le bureau de Dumbledore est le book nook LEGO Harry Potter le plus dense en détails et en easter eggs — une réalisation clairement pensée pour l’exposition adulte, avec une minifig de Dumbledore tampographiée recto-verso qui est la meilleure du personnage à ce jour. Les fans de la saga trouveront ici de quoi s’occuper les mains deux bonnes heures et enrichir leur bibliothèque d’une pièce immédiatement reconnaissable. Le seul vrai point noir reste les 18 autocollants pour les portraits de directeurs — inévitables dans un bureau où ils tapissent les murs, mais qui auraient mérité d’être imprimés sur un set de ce niveau.

Vous retrouverez toutes les photos de cet article, ainsi que quelques autres, à cette adresse.

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce set. Vous le trouverez sur le Shop@Home, à cette adresse. Merci à LEGO pour la fourniture du set pour cette review.

Chez LEGO : le set LEGO Icons 40913 Vintage Parade Car est offert

Le set promotionnel LEGO Icons 40913 Vintage Parade Car (243 pièces) est de retour sur le Shop LEGO via une nouvelle offre promotionnelle : cette petite boîte est offerte dès 200 € d’achat, sans restriction de gamme, du 8 au 18 juin 2026.

Ce n’est pas la première apparition de ce GWP — il avait déjà été proposé aux mêmes conditions du 1er au 11 janvier 2026. Si vous l’avez raté à l’époque, c’est l’occasion de se rattraper.

En bonus pour les membres du programme LEGO Insiders : une sélection de sets est proposée à prix réduit sur la même période, à découvrir directement sur le Shop.

Pour en profiter, direction le Shop LEGO à cette adresse.

PS : si vous cherchez de l’inspiration et pour retrouver les nouveautés LEGO mises en ligne le 1er juin, c’est par ici !

Les Nymphéas de Monet revisités en briques par Ai Weiwei, à voir au Havre

Ai Weiwei, Water Lilies #1, 2022 — Galleria Continua, Courtesy Ai Weiwei Studio

Cet été, Le Havre accueille un drôle d’hommage à Claude Monet : ses Nymphéas entièrement reconstitués en briques LEGO, signés par l’artiste et activiste chinois Ai Weiwei. Deux installations monumentales présentées pour la première fois en France au MuMa (musée d’art moderne André Malraux), du 5 juin au 27 septembre 2026, dans le cadre du festival Normandie Impressionniste. De quoi réconcilier les amateurs d’art classique et les fous de petites briques — autant dire que j’étais un peu obligé d’en parler ici.

Ai Weiwei, l’art comme prise de parole

Né à Pékin en 1957, Ai Weiwei est l’un des artistes contemporains les plus connus — et les plus surveillés — de sa génération. Fils du poète Ai Qing, exilé avec sa famille pendant la Révolution culturelle, il part étudier aux États-Unis dans les années 1980 avant de revenir en Chine. Sculpteur, photographe, architecte (il a co-conçu le stade « nid d’oiseau » des JO de Pékin 2008), il est aussi un opposant assumé au régime chinois, ce qui lui a valu 81 jours de détention en 2011 puis des années d’interdiction de quitter le territoire.

Et la brique LEGO dans tout ça ? Ai Weiwei en a fait un véritable médium. En 2014, il réalise Trace, une fresque de 176 portraits de dissidents politiques composée de plus de 1,2 million de briques, d’abord exposée à Alcatraz. Pour lui, le LEGO est « le langage le plus simple » pour faire circuler une image. Il a depuis décliné en briques La Cène ou encore l’explosion du gazoduc Nord Stream.

Des Nymphéas de 15 mètres et 650 000 briques

L’œuvre exposée au Havre, Water Lilies, réinterprète le célèbre triptyque des Nymphéas de Monet (1914-1926). Ai Weiwei l’a recréée en 2022 à partir de 650 000 briques, sur plus de quinze mètres de long. Là où Monet posait ses touches de couleur au pinceau, l’artiste aligne des tenons de plastique — sans pour autant trahir le côté méditatif de l’original.

Ai Weiwei, Water Lilies #1, 2022 — Galleria Continua, Courtesy Ai Weiwei Studio

Mais il y glisse aussi sa propre histoire : sur la droite de la composition, une porte noire vient rompre l’harmonie florale. Elle représente l’entrée de l’abri souterrain dans lequel il a vécu en exil avec son père, dans le désert du Xinjiang. Un hommage filial autant qu’une cicatrice personnelle insérée dans le jardin de Giverny.

Normandie Impressionniste 2026 : le centenaire de Monet

L’exposition s’inscrit dans la 6e édition du festival Normandie Impressionniste, qui se tient du 29 mai au 27 septembre 2026 pour le centenaire de la mort de Claude Monet. Placée sous le thème « Un possible jardin », cette édition réunit plus de 70 projets contemporains à travers toute la région, le long de la Seine chère à Monet, du Havre à Vernon. Aux côtés d’Ai Weiwei, on y croise d’autres pointures internationales comme Cai Guo-Qiang, Mika Ninagawa ou le Studio Drift.

Et pour ramener Monet à la maison : le set LEGO Art 31220

Forcément, en voyant ça, on pense au set sorti il y a quelques semaines chez LEGO. Le LEGO Art 31220 Claude Monet : le bassin aux nymphéas, harmonie verte propose lui aussi de transformer une toile de Monet en mur de briques — mais dans un format autrement plus raisonnable pour un salon. 3 179 pièces, 51 cm de haut, un système d’accroche murale, le tout pour 199,99 € depuis le 1er mars 2026.

Petite différence de pedigree : là où Ai Weiwei travaille de mémoire à partir des toiles vues au MoMA, le set officiel a été développé en collaboration avec le Metropolitan Museum of Art de New York, qui conserve la version de 1899 du Bassin aux nymphéas. Grenouilles, papillons et même des bananes y sont détournés pour figurer les touches de pinceau de l’impressionniste. Un QR code dans la notice permet même d’écouter un conservateur du Met parler de Monet pendant le montage.

Deux échelles, deux intentions : l’une monumentale et politique, l’autre domestique et décorative. Mais au fond, les deux racontent la même chose — qu’on peut faire de la grande peinture avec un matériau que tout le monde a connu, enfant, à même le tapis du salon.

Pour retrouver le set sur la boutique officielle LEGO, ça se passe à cette adresse.

Et si vous passez par la Normandie cet été, l’exposition d’Ai Weiwei est à voir au MuMa du Havre jusqu’au 27 septembre 2026.

Mini-review LEGO Friends 42701 Koala Habitat & Care Centre

📦 Référence
42701
🧱 Pièces
521
💶 Prix public
64,99 € ↗
📅 Sortie
Juin 2026
🎯 Âge
7+

La gamme Friends n’en finit pas d’explorer les soins aux animaux, et après plusieurs sets de sauvetage aquatique ou de refuges pour chats et chiens, elle pose ses valises en Australie avec L’habitat et le centre de soins des koalas. Le LEGO Friends 42701 Koala Habitat & Care Centre arrive dans la vague de juin 2026 avec 521 pièces, 3 minidolls, 4 koalas et un avion de sauvetage pour 64,99 €. C’est le genre de set que LEGO sait fabriquer les yeux fermés pour ce public — mais le ratio €/pièce, le moins favorable de la vague, mérite qu’on s’y attarde.

Expérience de construction

Six sachets dont un non numéroté, trois notices séparées — l’avion d’abord, puis chacune des deux moitiés du centre — pour environ une heure de construction accessible mais jamais ennuyeuse. L’avion, il faut le dire franchement, est anecdotique : 43 pièces, deux stickers sur la queue, on le pose sur le côté et on l’oublie. Le cœur du set, lui, réserve de bonnes surprises. La salle de repos avec ses petits lits, avec un bureau et son ordinateur détachable d’un coup, pratique pour agrandir la zone de jeu. La coursive sur clips qui relie les deux structures leur laisse une légère désaxation organique qui aère le rendu final. La balançoire tourne sur un axe Technic, le tourniquet repose sur une turntable. Et on appréciera de manière un peu coupable les toilettes planquées derrière la zone de jeu. On notera la présence d’une planche de 11 autocollants, toujours regrettable dans un set dédié aux plus jeunes.

Les minidolls

Autumn porte un short mauve et un débardeur noué orné d’un motif koala ; Zac se distingue avec une salopette à bretelle défaite sur un t-shirt blanc arborant un koala bleu à lunettes de soleil — une tenue thématique soignée. Nova est plus sobre : short turquoise et débardeur de sport, avec un petit koala dans le dos malgré tout. Les trois tenues sont inédites, mais Nova est clairement la moins inspirée des trois.

C’est surtout côté koalas que le set se distingue : Teddy, Sydney, Snuggles et Penny sont les 4 stars de cette boîte. Les deux exemplaires gris sont malheureusement identiques — une économie de tampographie supplémentaire regrettable — mais les deux dark tan arborent chacun une tampographie différente. Et un petit trou sur le sommet du crâne permet de les accessoiriser.

Design

L’ensemble joue sur une dominante marron et blanche rehaussée d’accents jaunes et oranges — des couleurs chaudes qui évoquent davantage un parc naturel australien que les tons pastels habituels de la gamme. Les deux structures sont clipsées l’une à l’autre sans être alignées, ce qui crée un relief organique bienvenu ; une petite rivière trace naturellement la frontière entre la zone de soins et la zone de jeu. L’intérieur est soigné : lits pour les personnages, couchettes pour les koalas, matériel vétérinaire intégré sans être encombrant. Le feuillage est dosé avec retenue, ce qui évite l’effet jungle artificielle que certains sets Friends ne savent pas toujours contenir. L’avion, lui, reste en marge de la scène sans s’y intégrer vraiment.

Jouabilité

C’est clairement le point fort de ce set. Toboggan, balançoire sur axe Technic, tourniquet sur turntable : les fonctionnalités interactives sont nombreuses pour 521 pièces. Plusieurs accessoires sont détachables et repositionnables à l’extérieur des bâtiments, augmentant immédiatement la surface de jeu — une idée simple et efficace. Avec trois personnages et quatre koalas, la distribution est bien calibrée pour la taille du set : assez pour monter un scénario de sauvetage complet, pas trop pour s’y perdre. Le public cible y trouvera de quoi s’occuper longtemps.

Bonne affaire

À 64,99 € pour 521 pièces, le LEGO Friends 42701 Koala Habitat & Care Centre affiche un ratio de 0,125 €/pièce — le plus élevé de la vague Friends de juin 2026. Pour comparaison, le LEGO Friends 42686 Fun Indoor Playground propose 668 pièces pour 59,99 € (0,090 €/pièce), soit 30 % moins cher à la pièce pour un prix inférieur. Le LEGO Friends 42688 Horse Stable and Riding Academy s’en tire mieux aussi avec 735 pièces pour 79,99 € (0,109 €/pièce). Même le LEGO Friends 42685 Heartlake City Fashion Show, plus petit à 410 pièces pour 49,99 €, affiche un ratio quasiment identique (0,122 €/pièce) à un prix bien inférieur. Les 4 koalas inclus représentent une vraie valeur ajoutée pour les fans de la gamme animale, mais ne compensent pas entièrement l’écart de densité par rapport au reste de la vague.

Conclusion

Le set LEGO Friends 42701 Koala Habitat & Care Centre est un set de jeu mieux réussi qu’il n’y paraît au premier coup d’œil : les fonctionnalités interactives sont nombreuses, les koalas sont attachants avec leurs petits noms, et les détails — toilettes cachées, accessoires — montrent que le designer a mis du soin dans les finitions. Le ratio €/pièce reste le talon d’Achille de la boîte ; difficile d’ignorer que le 42686 ou le 42688 de la même vague offrent beaucoup plus de briques pour un tarif comparable ou inférieur. À recommander sans réserve aux enfants de 7 ans amoureux des animaux, et à surveiller en promotion pour les autres.

Vous retrouverez toutes les photos de cet article, ainsi que quelques autres, à cette adresse.

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce set. Vous le trouverez sur le Shop@Home, à cette adresse. Merci à LEGO pour la fourniture du set pour cette review.

Guest Review : LEGO One Piece 75638 Battle at Arlong Park

📦 Référence
75638
🧱 Pièces
926
💶 Prix public
79,99 € ↗
📅 Sortie
2025
🎯 Âge
9+

Bonjour la communauté Brickonaute.
Aujourd’hui je vous propose la troisième review de la gamme One Piece (première fournée). Vous pouvez lire la première ici et la seconde ici. C’est parti pour le test du set LEGO One Piece 75638 Battle at Arlong Park (La Bataille d’Arlong Park en VF).

Boite et inventaire

Petit rappel au cas où, cette gamme s’inspire de la série live action de Netflix.

En face avant de la boite, la pagode et les différents stands sont présentés dans un joli décor. Luffy engage le combat avec Arlong sous les yeux terrifiés de Nami, pendant que Usopp a maille à partir avec Chu.
En face arrière, Luffy fait exploser la pagode en combattant Arlong. Cinq vignettes montrent en détail les possibilités de jeu notamment au stand de tir.

À l’intérieur, il y a huit sachets, une planche d’autocollants et trois notices. L’inventaire contient évidemment des pièces rares ou uniques à ce set, notamment des éléments de minifigs. Pour le détail vous pouvez aller voir ici.

Expérience de construction

On commence par le stand de tir et un bout de verdure. Puis on monte le trône d’Arlong et un coin de table sous parasol avec un emblématique escargophone.

On s’attaque alors à la base de la pagode avec des murs latéraux sur charnières.
On construit la façade avant avec ses arches.

On continue avec le premier toit et quelques aménagements.

On rajoute les moitiés gauche des deux « étages » supérieurs.

 

On complète évidemment par la droite sans une totale symétrie, ce qui rend le montage bien plus plaisant. Les éléments sont tenus entre eux par deux plates jaunes 2×1.

 

Enfin on installe la dernière toiture centrale avec sa flèche, toiture équipée d’un système à base de connecteurs Technic qui permettent d’articuler la rupture du bâtiment.

 

Bref, c’est agréable à monter. Le sentiment de répétition est absent du fait de la symétrie imparfaite de la pagode. C’est bien sympa pour du 9+.

Design

Les petits stands annexes sont plutôt jolis et fidèles à ce que l’on voit à l’écran.
La pagode n’est qu’un demi bâtiment avec juste le rez-de-chaussée accessoirisé. Ce n’est pas l’énorme édifice vu dans la série mais le design est globalement respecté compte tenu du nombre de pièces du set. Ainsi seul le niveau zéro est à l’échelle minifig.

Bref, ça reste correct même si les stickers aident beaucoup à retranscrire l’esprit de la série live action.

Minifigs

Cinq minifigs, cinq exclusivités ! (en partie du moins 😉 )

Chez les méchants, Arlong a tête, coiffure/chapeau (avec aileron intégré super sympa) et torse exclusifs. Pour Chu seuls la tête et le torse sont exclusifs. Les deux sont équipés de jambes neutres des plus courantes mais ça n’a rien de surprenant par rapport à ce que la série présente.

Chez les gentils, Nami a tête et torse exclusifs. Dommage pour les jambes unies alors que l’héroïne est en shorts à ce moment-là de la série. Quant à Usopp seul le torse est exclusif, le reste est plutôt rare sauf encore une fois les jambes monochromes qui ne me paraissent pas de la bonne couleur.

Enfin le protagoniste principal Luffy dans cette version aux longs (très longs) bras. Une exclusivité de ce set pour ce torse qui aurait parfaitement pu aller à Reed Richards dans la boite plutôt décevante consacrée aux Fantastic Four. Le reste est à ranger dans les items rares puisque seules les différentes versions de Luffy en sont équipées dans la gamme dédiée.

Tous les éléments tampographiés sont particulièrement réussis et fidèles à la série. On appréciera même le détail du bandage sur le bras gauche de Nami. Évidemment ce torse de Luffy est génial pour reproduire son pouvoir.

Côté regret, je retiens surtout ces pantalons monochromes tristounets voire hors propos pour Nami. On aurait pu aussi penser avoir Sanji et Zoro qui participent à cette bataille mais je suppose qu’il fallait faire un choix pour limiter le nombre de minifigs dans la boite. Et peut-être aussi un second torse pour Luffy quand on souhaite le disposer dans son état « normal ».

Bref c’est globalement réussi avec beaucoup d’éléments exclusifs mais ce n’est pas tout à fait parfait.

Jouabilité

Autre point fort de ce set, il y a pas mal de possibilités de jeu. Les petites constructions rajoutent non seulement du décor mais le stand de tir est parfaitement fonctionnel. Il y a aussi le rez-de-chaussée du bâtiment principal qui contient l’imposant travail cartographique de Nami.

 

Évidemment le gros du jeu tournera autour de l’explosion de la pagode provoquée par la fureur de Luffy lors de son combat contre Arlong. Ça fonctionne parfaitement bien avec des éléments détachables solides (c’est quand même préférable pour ne pas courir après des petites briques dispersées) et un remontage rapide.

Bref ça fait très bien le job.

Bonne affaire

Cette boite n’est pas une exclusivité du réseau officiel LEGO. Elle est affichée au prix de 79,99 € pour 926 pièces, soit 8,64 cts/p. C’est très correct pour cette boite sous licence. En plus on peut la trouver bien moins cher chez les revendeurs tiers.

Bref aucune raison de se priver.

Conclusion

Ce set permet de rejouer le final de la saison 1 de la série télévisée pour un prix des plus corrects avec une construction sympa, plein d’éléments de minifigs exclusifs et une excellente jouabilité.

Bref, je vais répéter ma précédente conclusion du test 75637.
Sachant en plus que l’on trouve cette boite à des prix très accessibles, si vous aimez la licence je ne vois pas comment échapper à cet achat.

Ce set étant issu de ma collection personnelle, je pense avoir été le plus honnête possible dans ma critique.

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce modèle. Vous le trouverez sur le Shop@Home et ailleurs. N’hésitez pas à partager votre point de vue en intervenant dans les commentaires un peu plus bas.