Comme promis lors de ma petite présentation du cadeau qui l’accompagne, voici enfin le test du set LEGO Star Wars 75457 Executor Super Star Destroyer – ou Le Super Destroyer Stellaire de classe Executor en français. Le set sera disponible dès le 1er octobre pour les membres LEGO Insiders, puis le 4 octobre pour tout le monde.
Quinze ans après la version Ultimate Collector Series de 2011 (10221, 3 152 pièces et 124 cm de long), et trois ans après la version midi-scale LEGO Star Wars 75356 Executor Super Star Destroyer (mon test), le vaisseau amiral de Dark Vador revient dans une version XXL : 6 130 pièces, 136 cm de long, 749,99 €… et le titre de plus long set LEGO jamais produit, devant le Titanic. Un monstre qu’il faut autant savoir construire que savoir exposer – et c’est sans doute là que se joue l’essentiel de la question.
Expérience de construction
La boîte contient deux « sous-boîtes », qui elles-mêmes contiennent 54 sachets numérotés et 4 notices d’instructions, pour un peu plus de 12 heures de construction en ce qui me concerne. Je ne vais pas détailler ici le processus étape par étape, mais plutôt les grands principes qui régissent l’assemblage de ce vaisseau hors normes. Premier bon point à noter avant d’attaquer la suite : il n’y a pas d’autocollants dans cette boîte (heureusement !).
Je passe rapidement sur les premières étapes de construction, qui visent à assembler le Star Destroyer qui accompagne le monstre – les fans apprécieront ici le (vraiment) micro Faucon Millennium, puisqu’il se réduit à une tile ronde de 1 tenon. On construit également la petite passerelle qui sert de support d’exposition pour les minifigs, et la plaque de présentation.
On commence notre vaisseau par le cœur du modèle : une imposante structure Technic, construite directement sur le support noir qui fait office de présentoir. Ce dernier est donc totalement intégré au vaisseau et ne peut pas en être séparé sans tout démonter (pour ceux qui auraient l’idée d’accrocher ce gros vaisseau au plafond, il faudra faire preuve d’ingéniosité). Cette colonne vertébrale fait la part belle aux éléments Technic – environ 600 pins au total par exemple, soit environ 10 % de l’inventaire – et elle est complétée par des bras de renfort latéraux qui rigidifient l’ensemble sur toute la longueur. Le résultat est redoutablement efficace : une fois terminé, le vaisseau ne fléchit pas, ni au centre ni au niveau des moteurs.
La suite de la construction consiste à habiller ce squelette. D’un côté, la « ville » centrale et ses superstructures, assemblées par modules et truffées de techniques SNOT et de pièces montées à l’envers pour exposer les studs et les tubes dans un joyeux greebling. 60 tiles tampographiées viennent décorer la tranche. De l’autre, les grands panneaux de coque latéraux, montés en sous-ensembles puis fixés à la structure via une combinaison de clips, hinges et pins. C’est la phase la plus délicate de l’assemblage : il faut aligner plusieurs points de fixation simultanément sur des panneaux larges et lourds, et la patience est de mise. L’assemblage des 13 moteurs à l’arrière se fait au fur et à mesure de l’avancement – le dernier détail construit n’étant autre que la tour de commandement.
On construit tout directement sur la structure, et ça devient vite encombrant. Prévoyez un peu de place pour l’assemblage car vous devrez régulièrement tourner le vaisseau, et même le placer à l’envers pour fixer les panneaux de coque inférieurs.
Revers de la médaille, symétrie oblige : une bonne partie de la construction se fait en double, et la pose des panneaux de coque finit par devenir franchement répétitive. L’alternance entre modules de la ville centrale et panneaux latéraux limite heureusement la lassitude, et la satisfaction de voir la silhouette prendre forme compense largement. Mais on reste sur une expérience plus laborieuse que passionnante sur certaines séquences.
Les minifigs
C’est l’un des gros points forts de cette boîte : 7 minifigs, avec Dark Vador et, pour la première fois dans un même set, les six chasseurs de primes convoqués par le Seigneur Noir dans L’Empire contre-attaque – Boba Fett, Dengar, Bossk, IG-88, 4-LOM et Zuckuss. Le casting est cohérent, et il fera évidemment plaisir aux collectionneurs qui couraient jusqu’ici après ces personnages dans des sets épars.
La plupart des figurines ont droit à une mise à jour bienvenue. La vedette, c’est IG-88, qui bénéficie enfin d’une tête dédiée au lieu de l’assemblage de pièces qu’on connaissait jusqu’ici : le droïde assassin n’a jamais été aussi fidèle chez LEGO. Bossk profite de bras et de jambes en injection bicolore, Dengar retrouve un sac à dos repensé, et 4-LOM et Zuckuss gagnent en détails tampographiés. Boba Fett et Dark Vador sont plus classiques, mais irréprochables.
Ces minifigs prennent place sur une petite passerelle de commandement construite à l’échelle minifig, directement intégrée au présentoir. Une bonne idée pour leur donner un peu de contexte plutôt que de les aligner sur une simple plate. Seul regret : l’absence de l’amiral Piett (ou de l’amiral Ozzel). Mais pour le reste, difficile de faire mieux.
Pour ceux qui se poseraient la question, le vaisseau n’a aucun intérieur accessible : il est donc impossible d’y installer ladite passerelle.
Design
Une fois terminé, le vaisseau mesure 136 cm de long pour 50 cm de large et 20 cm de haut, et pèse plus de 5 kg. La silhouette est superbe : le designer a profité de l’échelle pour retranscrire bien plus fidèlement que la version de 2011 les proportions et les angles de la « dague » vue à l’écran. Vu de trois-quarts, l’ensemble est impressionnant, et les 13 moteurs à l’arrière sont particulièrement réussis. Les panneaux latéraux, épurés, contrastent bien avec la densité du relief central, et les nombreuses pièces bleu transparent qui figurent les hublots apportent un peu de vie à l’ensemble.
C’est justement ce relief central qui me laisse un peu sur ma faim. Le greebling manque de variété et d’inventivité : on retrouve souvent les mêmes éléments, et un ensemble assez monochrome qui manque de contraste. Notez malgré tout les 60 tiles tampographiées qui habillent la tranche du vaisseau – c’est toujours bon à prendre. On remarque également quelques interstices entre la structure centrale et les panneaux de coque, et quelques pins Technic colorés visibles à travers les ouvertures. Rien de rédhibitoire, mais sur un set à ce prix, ces détails se remarquent.
Le présentoir, noir et minimaliste, surélève le vaisseau et lui assure sa rigidité. Le petit Star Destroyer est construit à la même échelle que son grand frère, pour se rendre compte de la taille du monstre. Clin d’œil sympathique : un minuscule Faucon Millenium, tampographié sur une tile ronde 1×1, accompagne l’ensemble.
Reste le vrai problème de ce set, et il n’est pas vraiment esthétique : où l’exposer ? 136 cm de long, c’est plus que la plupart des étagères et des meubles de salon, et la forme en lame, très longue et assez fine, rend le vaisseau moins impressionnant vu de face ou de profil que de trois-quarts (petite anecdote au passage : mon studio photo étant trop petit pour ce gros vaisseau, j’ai dû attendre une journée ensoleillée pour le photographier à l’extérieur !). Notez aussi que certains panneaux ont tendance à se désaligner facilement, et le dépoussiérage risque de tourner à l’aventure. C’est typiquement le genre de modèle qu’on installe une bonne fois pour toutes et qu’on ne déplace plus.
Bonne affaire
À 749,99 € pour 6 130 pièces, le set affiche un ratio de 0,122 €/pièce. C’est globalement dans la norme des grosses références Ultimate Collector Series sous licence Star Wars, dans le haut de la fourchette :
- LEGO Star Wars 75419 Death Star (mon test) : 9 023 pièces – 999,99 €, soit 0,111 €/pièce, avec 38 minifigs ;
- LEGO Star Wars 75192 Millennium Falcon : 7 541 pièces – 849,99 €, soit 0,113 €/pièce ;
- LEGO Star Wars 75367 Venator-Class Republic Attack Cruiser : 5 374 pièces – 649,99 €, soit 0,121 €/pièce, avec seulement 2 minifigs.
L’Executor se situe donc au niveau du Venator, son cousin le plus proche en termes de format, avec un casting de minifigs nettement plus fourni. Il est en revanche un peu moins généreux que l’Étoile de la Mort ou le Faucon Millenium. Pour la petite histoire, la version de 2011 était affichée à 399,99 € pour 3 152 pièces, soit 0,127 €/pièce : le prix a presque doublé, mais l’inventaire aussi.
Pour ce prix, LEGO ajoute le set LEGO Star Wars 40897 Darth Vader’s Lightsaber (mon test) pour tout achat du vaisseau entre le 1er et le 10 octobre 2026, dans la limite des stocks disponibles.
Le ratio est donc cohérent, mais on parle tout de même de 750 € pour un modèle sans intérieur ni fonction, qui demande en plus un espace d’exposition considérable. Les promotions sur ce type de boîte restent rares et tardives : si vous le voulez, autant en profiter pendant la période où LEGO vous offre un cadeau.
Conclusion
Cet Executor est un modèle spectaculaire, qui rend enfin justice aux proportions du vaisseau amiral de Dark Vador et repose sur une structure Technic irréprochable. Le casting complet des chasseurs de primes est un vrai plus pour les collectionneurs. On regrettera en revanche une construction répétitive par moments, un relief central qui manque de contraste et d’inventivité, et un format qui pose une vraie question d’exposition. À réserver aux fans de la trilogie originale et aux collectionneurs UCS qui ont déjà la place – et le budget – pour l’accueillir.
Vous retrouverez toutes les photos de cet article, ainsi que quelques autres, à cette adresse.
Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce set. Vous le trouverez sur le Shop@Home, à cette adresse. Merci à LEGO pour la fourniture du set pour cette review.






































