Phénomène Netflix de 2025, KPop Demon Hunters n’est pas sorti au cinéma mais a tout de même propulsé sur le devant de la scène les Huntr/x, un groupe de K-pop qui mène une double vie de chasseuses de démons, et leurs rivaux les Saja Boys, un boys band démoniaque mené par le séduisant Jinu.
Au milieu de ce duel musical et surnaturel, deux personnages volent presque la vedette : Derpy, un tigre bleu au regard perpétuellement à côté de la plaque, et Suzy, une pie à six yeux. Compagnons de Jinu avant de basculer aussi du côté de l’héroïne Rumi, ils s’inspirent directement du jakhodo, l’association tigre-et-pie de l’art populaire coréen, où la pie est traditionnellement porteuse de bonnes nouvelles — un clin d’œil qui prend tout son sens quand le duo se met à faire passer des petits mots entre Rumi et Jinu.
LEGO ouvre sa toute nouvelle gamme KPop Demon Hunters avec ce set Derpy le tigre et Suzy la pie en VF, attendu le 1er août 2026 pour 69,99 €. Rien ne dit à ce stade s’il s’agira d’un one-shot ou si LEGO a d’autres projets dans les placards – tout dépendra probablement de la durée de l’effet de mode suscité par le film.
Expérience de construction
Le set se déballe en 7 sachets numérotés, accompagnés d’une notice de 152 pages et — excellente nouvelle d’entrée — d’aucun autocollant : tout passe par la tampographie, et il y en a une bonne trentaine de pièces. Le premier sachet pose la structure du corps autour de gros ball joints et de pièces en SNOT, habillée de courbes bleues et noires, avec deux pins Technic orientés vers le bas. Le deuxième vient y fixer les pattes arrière, ainsi que de petits sous-ensembles en SNOT autour du cou et dans le dos. Le troisième construit la queue à partir de nouveaux éléments courbes et installe les pattes avant sur des ball joints, terminées par des « mains » elles aussi articulées.

Les sachets 4 à 7 sont consacrés à la tête : une mâchoire inférieure fixe et de conception simple, puis une grosse structure supérieure creuse couverte de bandes bleues et noires et coiffée de petites oreilles, la face et les fameux yeux écarquillés de Derpy, des sous-ensembles en SNOT qui referment les côtés de la gueule et habillent les joues, et enfin la fermeture de l’arrière du crâne. La tête vient se fixer sur une turntable du corps. Le dernier sachet ajoute les accessoires : le pot de fleurs qu’il renverse à sa première apparition, et la langue pendante avec ses deux messages tampographiés au choix — « Hello Friend » et « Save the Date », ceux qu’il porte à Rumi et Jinu.
Une construction vraiment agréable et variée, qui m’aura pris environ 1h30 — soit, à peu de chose près, la durée du film.
Design
LEGO a fait le choix de la position assise. On y perd un peu en possibilités de pose — impossible de le faire se balader comme dans certaines scènes — mais on y gagne en propreté : moins de jonctions, donc moins de vides, et des raccords très peu visibles. Surtout, la posture retenue est exactement celle qu’il adopte la première fois qu’on le découvre à l’écran, en train de renverser maladroitement un pot de fleurs qu’il s’échinera à redresser sans y parvenir, jusqu’à ce que Rumi vienne l’aider : très bonne idée que d’avoir intégré cet accessoire au set.

La tête est peut-être légèrement surdimensionnée par rapport à la version du film, mais elle est si réussie qu’on le lui pardonne volontiers — elle donne une vraie présence au personnage, et dissimule à l’intérieur un compartiment bien pratique pour ranger les accessoires non utilisés selon le mode d’exposition choisi (gueule fermée, ou langue tirée avec l’un des deux mots doux). Les couleurs sont très jolies, avec une dominante dark azur rehaussée d’autres nuances de bleu et de quelques teintes vives pour les yeux, les oreilles et la langue. Tout est tampographié — fourrure, griffes, yeux de Derpy comme de Suzy, mots doux : la preuve que quand LEGO veut se passer de stickers, LEGO le peut. Quant à Suzy la pie, elle est minimaliste mais particulièrement réussie et reconnaissable avec son petit chapeau.

Jouabilité
On est clairement plus devant un modèle d’exposition que devant un jouet : on peut varier (un peu) la position des pattes, tourner la tête, et permuter la gueule fermée avec la langue tirée portant l’un des deux mots doux. C’est à peu près tout, et mieux vaut en être conscient au moment de l’achat — surtout si le set est destiné à un ou une jeune fan qui s’attendrait à un véritable compagnon de jeu. J’ai d’ailleurs fait le choix de ne pas noter cette section : le set ne me paraît tout simplement pas pensé pour cet usage.
Bonne affaire
À 69,99 € pour 825 pièces, le set affiche un ratio de 0,085 €/pièce. C’est correct pour une nouveauté sous licence – et à peu près le même ratio que pour les personnages brick built de la marque. Compte tenu de la qualité du rendu et du recours systématique à la tampographie, l’addition reste raisonnable pour un premier set de gamme sous licence.

Conclusion
Même s’il s’agit en pratique du coup d’envoi d’une nouvelle gamme, difficile de dire à ce stade si LEGO donnera une suite à ses adaptations du film : tout dépendra sans doute de la hype autour de la licence. En attendant, j’ai pris beaucoup de plaisir à la construction, et le résultat final est vraiment sympa — une déco originale qui trouvera aussi bien sa place dans un salon que dans une chambre d’enfant. Pour reprendre un vers de « Briller », la version française du tube Golden : « On est venues là pour briller » — et ce Derpy fait clairement honneur à la formule, posé sur une étagère.
Vous retrouverez toutes les photos de cet article, ainsi que quelques autres, à cette adresse.
Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce set. Vous le trouverez sur le Shop@Home, à cette adresse. Merci à LEGO pour la fourniture du set pour cette review.






















Mais pourquoi c’est toujours pour ce genre de sets que je n’affectionne pas du tout que Lego fait l’effort de tout tampographier… 😒
Tant mieux pour les fans du film 😏