Auparavant dans la gamme LEGO Creator Expert, et maintenant dans la nouvelle gamme LEGO 18+, LEGO nous propose régulièrement de jolis véhicules à une échelle permettant une reproduction (plus ou moins) fine des détails des différents modèles. La dernière en date, dont la sortie est prévue en avant-première VIP dès le 16 février prochain, n’est autre que la mythique Porsche 911. Et, chose inédite, LEGO nous propose ici de choisir entre 2 configurations : la version “Turbo”, son toit fixe et son énorme spoiler, ou la version Targa décapotable. Découvrons ensemble le set 10295 Porsche 911 !

Informations principales :

  • numéro de set : 10295
  • année de sortie : 2021
  • nombre de pièces : 1458
  • prix sur le [email protected] : 139,99 €
  • nombre d’étapes de construction : 305 pour le “tronc commun” + 61 pour la version Turbo / + 61 pour la version Targa (soit 406 étapes au total suivant le modèle choisi)
  • temps de construction : 4 heures
  • difficulté : difficile

Boîte et inventaire

La boîte adopte la livrée noire à laquelle nous sommes désormais habitués pour les sets de cette gamme LEGO 18+. Le format en lui-même de la boîte est assez “original” : elle est relativement allongée, plutôt petite mais assez épaisse. LEGO se serait-il décidé à réduire la taille de ses emballages ?

Sur la face avant, nous trouvons la Porsche 911 Turbo, aux côtés des logos Porsche et 911 – et LEGO évidemment. A l’arrière, LEGO nous présente la version décapotable 911 Targa, ainsi que 6 vignettes (3 par modèle) nous montrant quelques détails de chacune des voitures. Deux schémas nous précisent les dimensions des deux engins, identiques : 35cm de long, pour 10cm de haut. Et une petite mention nous indique qu’il est impossible de construire les deux voitures en même temps 😉

A l’intérieur, nous trouvons 11 sachets de pièces numérotés de 1 à 10 (seul le numéro 5 est “doublé”) et un douzième sachet non numéroté.

La notice d’instructions compte 268 pages et commence par quelques pages de présentation des deux modèles. On peut également lire quelques mots du designer Mike Psiaki. Les 305 premières étapes de construction sont communes aux deux modèles – on ne devra choisir qu’à ce moment-là la version que l’on souhaite assembler. Une page de présentation nous donne également quelques informations sur chacun des modèles.

L’inventaire n’est pas encore publié à l’heure où j’écris ces lignes, difficile donc de vous faire un inventaire complet des pièces spécifiques ou rares. Je reviendrai néanmoins sur certaines d’entre elles dans le chapitre suivant. Remarque importante au passage : pas l’ombre d’un autocollant dans cette boîte, toutes les pièces sont tampographiées. Et c’est déjà un très bon point !

Construction et design

Le “tronc commun”

La construction commence, comme toujours avec les véhicules de cette gamme, par la construction d’un châssis à base de pièces Technic assurant la rigidité de l’ensemble. On y ajoute le plancher et quelques dispositifs de fixation pour les équipements. Une rangée de slopes fixée sur des brackets constitue les bas de caisse. Remarquez d’ailleurs ici le nouveau bracket d’un seul tenon de large, pour deux de haut. On termine cette étape en rigidifiant la structure : on ajoute à nouveau quelques pièces Technic – et on remarquera ici également un nouvel élément (gris sur la photo) permettant de rendre solidaire la brique Technic du cadre situé à son extrémité.

L’étape suivante commence avec la construction d’un grand sous-ensemble qui va venir rallonger le châssis par l’arrière. Comme le reste du châssis, il est basé sur des éléments Technic. On construit alors les sièges arrières avec des slopes couleur dark orange (une nouvelle couleur pour cet élément) organisées en deux rangées, pour l’assise et le dossier. S’ensuit alors l’assemblage de deux sous-ensembles qui prennent place sur chacun des côtés de cette banquette arrière. L’angle est trouvé par une fixation sur un pin d’un côté, et un dôme sur la structure de l’autre. Remarquez également la manière de retourner la petite plate noire à l’extrémité – c’est vraiment bien conçu. Et là, on se dit que si le reste de la construction est de ce niveau, on ne va pas s’ennuyer !

Nous continuons avec la construction des passages de roues arrières. Là encore, la conception est très inventive et bien pensée. On construit alors le pare-chocs arrière – faisant lui aussi appel à de nombreuses techniques SNOT. La tile portant l’inscription “PORSCHE” est une pièce tampographiée – rappelons que ce set ne contient aucun sticker ! Les feux stops sont pour leur part tampographiés sur une tile transparente, les clignotants se prolongeant sur une slope orange – qui aurait peut-être mérité d’être translucide. Les ailes arrières sont surmontées de deux belles slopes blanches (encore de nouvelles pièces !).

Nous assemblons ensuite le moteur factice – le fameux flat six “boxer” de la machine. Petit détail rigolo, et invisible sur mes photos : le “coeur” de la voiture (le coeur du moteur) est constitué d’une brique 2×4 rouge, le “coeur” du système de construction LEGO. Nous ajoutons le frein à main sur un clip puis nous construisons les deux sièges avants, joliment travaillés avec ce mélange de dark orange et medium nougat.

L’étape suivante démarre par l’assemblage du système de direction. Il est assez classique dans sa conception : un engrenage permet la translation de deux biellettes, elles-mêmes reliées aux roues. La direction est renvoyée vers le volant avec un joint de cardan. S’ensuit (encore) un morceau de bravoure avec la construction du pare-chocs / bas de caisse avant. Remarquez ici les deux grandes slopes translucides pour les clignotants – qui semblent pour le coup un peu trop grands. La partie inférieure est assemblée à part, puis fixée à l’ensemble. Ensemble lui-même fixé avec des pins au reste de la voiture. On habille ensuite la partie supérieure. On termine avec quelques aménagements intérieurs : le levier de vitesses, et la console centrale.

Nous nous occupons ensuite des portières. Leur conception est assez simple avec, côté intérieur, la même garniture couleur medium nougat que les sièges. Côté extérieur, il s’agit pour l’essentiel d’une superposition de briques desquelles dépassent une poignée et un rétroviseur construit sur une brique courbe. L’arrondi de la carrosserie, sous les fenêtres, est reproduit par quelques slopes. Les portières sont fixées par deux charnières chacune à la caisse. On continue cette étape avec l’assemblage du pare-brise. Côté intérieur, on reproduit le tableau de bord dark orange et on ajoute quelques compteurs. Les montants sont recouverts de tiles blanches. Le pare-brise est fixé sur deux hinges qui permettent de trouver l’angle adéquat, tout en venant se clipser sur la structure. Ce pare-brise aurait peut-être mérité une pièce spéciale : il reste un peu “plat” – et les deux angles dépassent d’un tenon sur l’avant.

A ce stade, la voiture est encore un peu “nue” à l’avant et nous allons nous en occuper dans l’étape suivante. Les passages de roues et les bas de caisse attenants sont réalisés à grand renforts de techniques SNOT, avant d’arrondir l’ensemble avec la pose de quelques tiles. Les phares sont réalisés avec des dishs transparents – c’est relativement acceptable étant donné le modèle “vintage” reproduit. On construit ensuite les deux grandes ailes caractéristiques des Porsche, qui courent du pare-brise jusqu’aux phares. Puis nous nous occupons du capot, constitué de grandes slopes blanches et clipsé à la caisse de sorte qu’il est possible de l’ouvrir.

On en termine ici avec le “tronc commun” et la notice nous indique qu’il est le moment de choisir entre la 911 Turbo et la 911 Targa. Pour la première, on prendra les sachets portant les numéros 8 et 9, et pour la seconde les sachets 8 et 10. J’ai choisi de commencer par la première, la 911 Turbo.

La finition 911 Turbo

Et on commence la finition de la 911 Turbo avec… le turbo ! On ajoute quelques éléments et un long tuyau dans le coffre, reliant l’échappement au turbocompresseur. On s’occupe ensuite des deux custodes arrières. Remarquez ici que la dernière vitre est tampographiée avec une légère courbe. Nous ajoutons alors la structure qui permettra ensuite la fixation du toit, puis nous attaquons la lunette arrière. Sa conception est encore une fois imaginative – on vient ensuite masquer les fixations avec deux grandes slopes blanches.

Nous construisons alors l’autre élément caractéristique de la 911 Turbo “type 930” : son immense spoiler. Sur sa partie inférieure, le logo “Turbo” et la partie de coffre qui l’accompagne sont fixés sur des charnières à cliquets afin d’obtenir l’angle désiré. Encore une fois, c’est très bien fait. Le toit est assemblé d’un seul tenant, et fixé sur des clips côté pare-brise, et des briques SNOT sur la structure placée à l’arrière des sièges avant.

Nous assemblons ensuite le train arrière élargi, qui vient simplement se clipser sous la voiture. Puis nous habillons les bas de caisse et les passages de roues arrières. Ne reste qu’à ajouter les 4 roues et leurs superbes jantes (créées en noir pour l’occasion), les plaques d’immatriculation, et notre voiture est terminée.

La finition 911 Targa

Pour passer du 1er au second modèle, j’ai repris la notice en sens inverse pour démonter les parties propres à la 911 Turbo. La conversion est assez facile, puisque l’assemblage de la 911 Turbo se base essentiellement sur de grands sous-ensembles qu’il est facile de démonter.

Pour la 911 Targa, on commence par l’essieu arrière. Il est construit sur le même principe que précédemment, si ce n’est qu’il est deux tenons plus court. On habille ensuite l’extérieur des passages de roues arrières avec quelques tiles, et on complète les bas de caisse de ce côté. On complète alors le moteur côté coffre, le gros tuyau noir ayant disparu entretemps.

Nous assemblons ensuite la partie arrière de l’habitacle, qui donne toute son identité à la Targa. La lunette arrière est composée de 3 grandes brique transparentes, les deux côtés étant des demi-cylindres. Et c’est à mon goût le principal défaut de cette Targa : ces demi-cylindres dépassent dans l’habitacle, une fois l’arrière clipsé sur la structure.

Le coffre plat est fixé sur deux clips, on assemble ensuite le toit que l’on peut placer sous le capot en version décapotable, on qu’on peut clipser à la structure. Ce toit aurait mérité, selon moi, d’être très légèrement plus large. On termine notre Targa avec les 4 roues et des jantes métallisées, et l’unique plaque d’immatriculation à l’arrière. LEGO nous livre d’ailleurs une version alternative pour cette plaque. Rappelons que tout est tampographié !

Verdict

La première chose que je recherche dans ces sets de la gamme LEGO 18+ (autrefois Creator Expert), c’est une expérience de construction digne de ce nom. Et là, je n’ai franchement pas été déçu : c’est très intéressant et innovant et ce, du début à la fin. C’est extrêmement satisfaisant de voir les sous-ensembles s’assembler à la perfection, trouvant des angles plus improbables les uns que les autres ou utilisant des éléments de manière inédite. J’ai pris un énorme plaisir à construire ce modèle et rien que pour ça, merci à LEGO et à Mike Psiaki, le designer du set. Rappelons qu’il est également derrière des sets comme le 10248 Ferrari F40, 10265 Ford Mustang ou plus récemment 10274 Ghostbusters ECTO-1. Des sets tous plus réussis les uns que les autres !

Et le set qui nous intéresse aujourd’hui ne fait pas exception à la règle : c’est encore une franche réussite. Même si ce n’est pas parfait : on regrettera par exemple le pare-brise un peu plat (qui aurait certainement mérité une pièce spéciale), ou la lunette arrière imparfaite de la version Targa. Ou encore les écarts de teinte récurrents entre certaines pièces, heureusement assez peu visibles ici. Mais globalement, les proportions sont bonnes et on retrouve tout ce qui fait qu’une Porsche est une Porsche, ces machines étant identifiables au premier coup d’oeil.

Remarquez notamment le liseré noir sur les bas de caisse, les portières qui s’ajustent (presque) à la perfection, les optiques et leurs formes particulières, la forme des ailes… bref, il n’y a pas grand chose à redire.

Ce qui est très intéressant, vous l’aurez également noté, c’est que LEGO semble avoir écouté les fans : pas un seul autocollant dans ce set. Toutes les pièces sont tampographiées, qu’il s’agisse de la slope du capot avec le logo Porsche, des différentes plaques d’immatriculation, du tableau de bord ou encore des logos Targa et Turbo au niveau du coffre.

Côté intérieur, il n’y a pas grand chose à redire. Les couleurs dark orange et medium nougat semblent tout à fait adaptées et on retrouve des détails très intéressants comme un tableau de bord et ses compteurs, un levier de vitesses et un frein à main. On notera également que les sièges avant sont rabattables pour permettre aux passagers de prendre place à l’arrière.

Au rang des autres fonctionnalités, on appréciera que le modèle intègre une direction fonctionnelle, ce qui semble maintenant devenir la norme dans cette gamme, et pour le mieux. Le coffre s’ouvre pour observer le moteur, et le capot également qui renferme le toit de la Targa dans sa version “décapotée”. Les portières s’ouvrent également mais on regrettera qu’elles ne disposent pas d’un mécanisme de blocage : elles s’ouvrent presque à 180° !

Si LEGO avait déjà eu l’occasion de nous proposer la 911 Turbo dans le set LEGO Speed Champions 75895 Porsche 911 Turbo 3.0 (et avant dans le set 75888), la version 911 Targa était jusqu’ici inédite. La possibilité de choisir entre les deux versions est d’ailleurs clairement un autre point fort de ce set – et les fans les plus absolus investiront très certainement dans deux boîtes. Notez que la conversion entre les deux modèles est assez facile et ne demande de démonter qu’une partie de la voiture. Il suffit pour cela de reprendre les instructions en sens inverse. J’ai choisi pour ma part de conserver la version Targa, ayant déjà d’autres Porsche non-décapotables dans ma collection.

Je terminerai comme d’habitude avec le volet “financier” et, à 139,99 € pour 1458 pièces, le prix paraît relativement raisonnable. D’autant qu’il faudra compter dans ce set de nombreux éléments intéressants. Hormis les nombreuses pièces tampographiées, on notera également de nouveaux moules intéressants comme des brackets des deux tenons de haut, pour un seul tenon de large ou les deux grandes slopes constituant la partie supérieure des ailes arrières.

Bref, tout ça pour dire que j’ai décidé d’attribuer à ce set le “label qualité” Brickonaute. Il s’agit d’une distinction très personnelle, pour des sets que j’ai particulièrement appréciés. Les places sont chères, ce n’est que le huitième set à y avoir droit ! Merci à LEGO de nous proposer ce genre de sets qui démontre brillamment le savoir-faire de la marque.

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé dans cet article de quoi vous faire une opinion sur ce modèle. Vous le trouverez sur le [email protected], à cette adresse. Sa sortie est prévue pour le 16 février en avant-première VIP, avec un joli cadeau réservé aux premiers acheteurs. N’hésitez pas à partager votre point de vue, en intervenant dans les commentaires un peu plus bas !

Merci à LEGO pour la fourniture du set pour cette review. La fourniture d’un set ne garantit en rien une review positive, et tout ce que vous avez pu lire dans cet article est l’expression de ma propre opinion.

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Le Tonyz

Comme j’adore les véhicules de cette gamme, je comptais l’acheter de base à sa sortie. Ta review me donne le grand plaisir de savoir que cette 911 est une réussite et un vrai plaisir au montage. Et que des pièces tampographiées, je n’y aurais pas cru !! Je m’amuserai à monter les deux versions, mais la Targa aura ma préférence.
Bref je serai sur le Shop pour sa sortie le 16 😁

Thomas Lego

Merci pour cette review😊 !
Ce véhicule est pas mal du tout ! Il est très intéressant que ce set propose deux modèles. Les modèles sont très détaillés et ce set va sans doute intéresser beaucoup de monde, et pas que des collectionneurs. Le fait que les pièces soient tampographiés est selon moi un très bon point.

Jean-Doux

Belle review pour un set que je vais acheter dès le 16 février !
Toujours un vrai plaisir de construction cette gamme. Elle rejoindra le bus, la Mustang et la Fiat 500…

Elvis

Ils sont gâtés, semble-t-il, les collectionneurs de cette gamme à la lecture de ta review ultra complète.
C’est bien les pièces tampographiés
Et c’est une bonne idée aussi de proposer deux modèles